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« Que mon équipe soit elle-même »

Publié le 31 mars 2013 à 08:00 par BV

Avant le déplacement à Gerland, Eric Hély, entraîneur du FC Sochaux revient sur son année passée à la tête du club doubien. Il évoque également la récupération de balle, secteur-clé à ses yeux du niveau de performance de son équipe et ne cache pas son admiration pour Lisandro.

Vous êtes à la tête de l’équipe professionnelle du FC Sochaux depuis le 6 mars 2012, soit depuis un peu plus d’un an. Quel aspect du métier d’entraîneur vous a le plus marqué?
Ce qui m’a le plus marqué, c’est que la roue ne s’arrête jamais de tourner, il n’y a jamais de répit. Le match est à peine terminé qu’il faut se pencher sur le suivant, une saison est juste finie qu’il faut penser à celle d’après. Je me suis adapté, c’est intéressant comme métier. Mon idée directrice, c’est : comment exploiter au maximum notre potentiel ? Je suis contraint de tenir compte de la formation des joueurs, qui sont, chez nous, formés sur la base d’un jeu vers l’avant. On ne peut pas occulter ce que l’on apprend aux jeunes pendant des années et des années au centre de formation. Comme la plupart des gens formés au club, j’aime le jeu collectif, offensif. Quel que soit l’objectif, tu ne peux pas aller contre la culture de ton club. Je pense enfin que l’on a plus de chances de gagner quand on joue bien, je ne suis pas persuadé que l’on ait beaucoup de chances de gagner lorsque l’on ne joue pas bien.

Comme la plupart des gens formés au club, j’aime le jeu collectif, offensif. Quel que soit l’objectif, tu ne peux pas aller contre la culture de ton club.

Ce match opposera deux entraîneurs formés dans le club qu’ils entrainent, deux entraîneurs qui ont œuvré au centre de formation avant d’entraîner l’équipe fanion. Trouvez-vous qu’il y ait des similitudes dans votre approche du métier ?
Je ne connais pas Rémi Garde mais, de ce que j’observe, j’aime bien le style de l’entraîneur, j’aime son humilité, la sagesse qu’il dégage. Après, j’ai conscience que le niveau d’exigence des deux clubs n’est pas le même. A l’OL, en raison du passé récent et des ambitions du club, terminer dans les trois premières places, le niveau demandé aux joueurs qui intègrent le groupe est plus élevé que chez nous. Je pense qu’il est plus dur de se faire une place à l’OL qu’à Sochaux.

La saison dernière, votre équipe a pris 21 points lors des 12 dernières journées. La croyez-vous en mesure de reproduire la même performance cette saison ?
Je l’espère. En tout cas, j’observe que l’on est plus performant lors de cette phase retour que lors de la phase aller. L’équipe est dans une dynamique positive, il faut qu’on la conserve. Le maintien passera par notre vigueur au moment de récupérer le ballon. Pour être performants et gagner des matches, il faudra que l’on soit bon à la récupération, c’est la clé de notre maintien, c’est ce que l’on doit améliorer en priorité.

Sochaux est 18e de la Ligue 1 en ayant battu Saint-Etienne (0 – 1), l’OM (3 – 1), Montpellier (2 – 3) et le PSG (3 – 2). Comment l’expliquez-vous ?
Contre ces équipes-là, mon équipe n’a pas de crainte. Contre les équipes du haut du tableau, on est capables d’être nous-mêmes, on est concentrés à 100%.

Qui connaissez-vous à l’Olympique Lyonnais ?
Celui que je connais le mieux, c’est Gilles Rousset avec qui j’ai remporté la Coupe Gambardella en 1983 avec Sochaux, avec qui j’ai joué en CFA.  On a fait toute notre formation ensemble. Cela crée des affinités. C’est quelqu’un de chaleureux, sans histoire, que j’apprécie.

Il y a des choses que l’on peut anticiper mais on ne va pas tout bouleverser parce que l’on va à Lyon.

Que pensez-vous de l’OL ?
L’Olympique Lyonnais développe un beau jeu vers l’avant. Le contexte fait que le club met en avant ses jeunes, des jeunes dont je connaissais la valeur pour les avoir croisés lorsque j’étais au centre de formation de Sochaux (Sochaux a notamment perdu une finale de championnat de France des réserves professionnelles contre l’OL en 2009). Le réservoir lyonnais est presque inépuisable en raison du contexte régional, les habitants de la région sont attachés à l’Olympique Lyonnais, celle-ci recèle un important potentiel de joueurs de qualité.

Que joueur de l’Olympique Lyonnais craignez-vous tout particulièrement ?
Il y en a plusieurs. On sait que l’OL possède beaucoup de joueurs capables de faire la différence. Comme entraîneur, j’ai affronté deux fois l’OL (2 – 1 à Gerland la saison dernière, 1 – 1 à Sochaux cette saison), le joueur qui m’a le plus impressionné, dans ses déplacements, son intelligence de jeu, c’est Lisandro. Lisandro, c’est le football. C’est exactement le style de joueur que j’aime. Mais on ne met pas en place d’autre plan pour contrer Lisandro que le collectif. Aujourd’hui, ma préoccupation, c’est que mon équipe soit elle-même. Je me préoccupe de l’équipe adverse, mais je ne suis pas obnubilée par celle-ci. Il y a des choses que l’on peut anticiper mais on ne va pas tout bouleverser parce que l’on va à Lyon.

Qu’est-ce qu’il vous faudra faire pour ramener quelque chose de Gerland ?
Bien défendre. (rires)


Source : La Tribune OL spéciale "OL - FCSM"

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