masculins / Manchester 2 - OL 1

Quels constats tirer d'Old Trafford?

Publié le 24 novembre 2004 à 10:54 par R.B

[IMG3930L]La nuit est passée ; le réveil n'a pas été douloureux en raison de la première défaite en Champions League de la saison des Lyonnais. Malgré son évidente progression sur la scène européenne, l'OL avait rendez-vous mardi soir avec un monument du football dans un stade mythique et il n'était pas favori. Un OL <b>diminué</b>, qu'on le veuille ou non, par l'absence de ses blessés... Quels constats tirer de cette défaite?

La nuit est passée ; le réveil n'a pas été douloureux en raison de la première défaite en Champions League de la saison des Lyonnais. Malgré son évidente progression sur la scène européenne, l'OL avait rendez-vous mardi soir avec un monument du football dans un stade mythique et il n'était pas favori. Un OL diminué, qu'on le veuille ou non, par l'absence de ses blessés. Sir Alex Ferguson avait en plus choisi de mettre 4 véritables attaquants d'entrée de jeu. Et quels attaquants ! Sans parler de l'apport offensif des latéraux Gary Neville et Wesley Brown sur le côté droit. Sans parler de cette capacité à occuper toute la largeur du terrain…MU avait un visage tourné vers l'offensive et le réalisme. 19 tirs, 3 cadrés dont 2 buts, sans oublier les 2 poteaux. 19 tirs dont 11 pour ces attaquants. Van Nistelrooy marquant sur sa seule tentative !

Côté olympien on a beaucoup plus vu Cris, 41 ballons joués (1 sauvetage, 6 pertes de ballons, 1 faute) et les 3 joueurs du milieu de terrain qui au-delà de leur boulot de fort des halles et de création ont été les principaux artificiers de leur formation : 7 tirs non cadrés pour Essien, 3 tirs dont un but pour Diarra et 2 frappes à côté pour Juninho. Soit 12 tentatives sur les 19 recensées. 2 frappes cadrées pour un but ; 12 en dehors de la surface de réparation contre 8 aux Mancuniens. Frau a eu une véritable occasion de but en première mi-temps.

Si la qualité des centres anglais a posé de sérieux problèmes aux Gones, les 2 buts venant notamment de là, celle des partenaires de Govou n'a jamais mis en danger ou presque l'approximatif Carroll. Et pourtant, il y eut 2 ou 3 décalages sur les côtés qui auraient mérité une meilleure finition.



Un autre constat ? Les 3 buts de la soirée sont tous relatifs à des erreurs. Certes le jeu demande faute, mais comment pardonner la faute de main du gardien des Red Devils ! Quant aux 2 réalisations de MU, elles semblent vraiment évitables à chaud… et à froid. Il y a incontestablement de la panique, un manque de lucidité, une absence de communication et pour finir « 2 offrandes » à un adversaire que l'on sentait capable de marquer sans de tels cadeaux. L'OL a encaissé 8 buts en 5 rencontres : 3 de la tête après des centres ; 1 du pied après un centre ; 1 après corner. Sur ces 8 buts, il y a eu 3 mauvaises relances… 4 absences de concentration. En Champions League, les Gones n'ont pas la même solidité défensive qu'en championnat et paradoxalement, ils sont beaucoup plus réalistes avec 11 buts en 5 rencontres. 6 inscrits par soit un défenseur (Cris 2), soit par le milieu (Juninho 1, Essien 2, Diarra 1).



Nous l'avons dit l'OL n'a pas à rougir de cette défaite. La cadence des matches est infernale ; les 2 « mammouths » du milieu ne peuvent souffler tant la force de l'ensemble repose en grande partie sur eux. Au point de craindre un jour une éventuelle baisse de régime du duo africain! A Manchester, le coach lyonnais avait un seul véritable choix possible à faire. Cela concernait le côté offensif de son groupe avec 6 éléments pour 3 places. Et en décidant de laisser sur le banc au départ Malouda et Wiltord, on n'est pas loin de penser que Paul Le Guen avait déjà une partie de son esprit à la réception d'Auxerre.

Ches les Anglais, Giggs et Saha blessés, cela n'a pas empêché Ferguson de présenter un ensemble de même valeur ; l'absence du gaucher Giggs ayant modifié cependant l'équilibre du jeu mancunien. Quand vous possédez des « killers » comme Van Nistelrooy, Rooney, capables sur un seul geste de faire la différence ; quand vous disposez d'un Christiano Ronaldo, complètement imprévisible pour ses adversaires ; sans parler de Smith… vous vous dites que tout est déjà plus facile. Le seul point noir des Red est dans les mains de ses gardiens aussi mauvais l'un que l'autre ; Howard à l'aller et Carroll au retour.



Enfin, un mot sur un joueur lyonnais qui a montré du culot lors de ces deux dernières apparitions en cours de match. En 15 minutes contre le PSG et en 18 minutes à OLd Trafford, Bryan Bergougnoux n'a pas hésité à prendre des risques. Avec sa technique et sa facilité dans le petit périmètre, l'international espoir français a été capable de créer un véritable danger sur des enchaînements-frappes. Une reprise sompteuse à Paris ; un dribble extra dans la surface mancunienne suivie d'un tir contrée ; une passe magique à Réveillère… ce « gamin » a l'art de toujours faire quelque chose, même en peu de temps. On lui souhaite d'inscrire enfin son premier but sous le maillot des professionnels olympiens ; il le mérite amplement.



R.B

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