masculins / OL 1 - Metz 0

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Publié le 15 avril 2008 à 23:52 par BV avec OLTV Le Bus

Réactions après la rencontre entre l'OL et Metz en coupe de France.

Jean-Michel Aulas : On va jouer une demi-finale, il faut retenir ce moment merveilleux. On a vu une excellente équipe de Metz et une équipe de Lyon qui a bafouillé son football, qui doutait, dans la spirale de ce qui s’est passé samedi face à Rennes avec ce but dans les arrêts de jeu. Il faut retenir la qualification. Cette équipe de Metz est redoutable à l’extérieur en ce moment, n’avait plus rien à perdre et nous a posé des problèmes. On va rêver et cela compense la douleur du match car on a souffert. Les joueurs ont tout donné. Tout le monde avait peur d’un but dans les dernières minutes. Depuis le début de cette coupe de France, on passe par le petit trou de la serrure. On dit parfois que lorsque l’on souffre beaucoup lors des premiers tours, c’est bon pour la suite ; on va donc croiser les doigts, passer par Lourdes, par Fourvière. L’avenir appartient aux joueurs, c’est formidable.

Christophe Galtier : La première période a été très bonne, très intéressante avec du rythme, de l’envie d’aller vers l’avant. Concernant la seconde période, on se pose des questions. Est-ce la psychose du match de samedi contre Rennes ? En tout cas, on a eu une entame de seconde période très mauvaise durant laquelle on a défendu en reculant, on a donné des opportunités à l’adversaire de se procurer des occasions. Ce soir, il y a donc la satisfaction d’être qualifiés mais également de l’inquiétude pour l’avenir. On doit avoir une réflexion globale sur notre façon de gérer le résultat. On a du mal à gérer un score. On perd trop vite le ballon. On évolue avec des attaques rapides qui entraînent une prise de risques et ne permettent pas au bloc d’avancer et de se situer plus haut. On perd ensuite le ballon trop rapidement en situation offensive et des écarts se forment entre les lignes, qui permettent à l’adversaire de s’y engouffrer. Quand on attaque, il faut, à un certain moment, savoir mettre le pied sur le ballon, comme l’a fait assez souvent Juni (Juninho), afin de faire travailler l’équipe adverse. Mais la solution ne vient jamais de derrière, en acceptant de recevoir des ballons « dans la boite ». Je crois aussi que, parfois, on essaie de marquer de trop beaux buts. Il faut aussi frapper de loin pour se mettre à l’abri.

Grégory Coupet : Le chemin est encore long. Ce soir, on a mis les ingrédients pour l’emporter et Marichez a fait un match énorme. On a beaucoup tenté mais on a aussi beaucoup subi en seconde période : je suis inquiet. La gestion des temps forts et des temps faibles n’est pas effective. Pour un prétendant au titre de champion de France et à la finale de la Coupe de France, il va falloir resserrer les boulons et faire beaucoup de vidéo pour analyser tout ce qui ne va pas. Le bloc équipe doit être beaucoup plus performant.

Marc Crosas : Je pense avoir fait un bon match même si, physiquement, ce fut un peu difficile. Je suis bien à l’OL. Ma décision est de rester ici, on va en discuter avec Barcelone et l’OL afin de prendre une décision tous ensemble.

Yvon Pouliquen : ce soir, il y a de la frustration car on a eu des opportunités de s’imposer - ce qui n’aurait pas été un mince exploit - mais on a manqué d’efficacité. C’est ce qui a fait la différence. Collectivement, on sait que l’on peut mettre à mal le talent de l’OL, mais, parfois le talent fait la différence. Ce soir, j’ai quand même eu la satisfaction de voir mon équipe jouer au football.

Anthony Réveillère : On ne s’attendait pas à un match facile mais on ne pensait pas que cela allait être aussi difficile. En première période, on fait le plus dur en marquant, en se créant bon nombre d’occasions. On a eu une deuxième période très difficile. On a mis Metz en confiance. De notre coté, nous le monde était un peu perdu, en retard dans les interventions. C’est bizarre parce que cela ne nous ressemble pas. On n’a pas été bons ce soir mais on est passés. On n’y pensera plus si on va au bout.

Juninho : Metz n’avait rien à perdre et s’est créé 3 ou 4 occasions nettes en début de seconde période. Ce n’est pas tout à fait normal pour une équipe qui joue le titre comme la nôtre. Mais il y a également eu de bonnes choses de notre coté. Je suis très content : c’est la première fois que je vais disputer une demi-finale de coupe de France. Je n’ai même jamais gagné la moindre coupe nationale.
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