masculins / DÉPART RÉMI GARDE

Trois saisons sur le banc…

Publié le 13 mai 2014 à 10:41 par R.B

Rémi Garde ne sera plus sur le banc lyonnais la saison prochaine… Il aura dirigé 168 matches dont un dernier capital face à l’OGCN ce samedi… Retour sur ses trois saisons…

La vie est souvent un raccourci ! Rémi Garde avait en effet débuté sa carrière d’entraineur le 6 août 2011 à Nice. Le stade azuréen n’est plus le même. L’équipe azuréenne à bien changé. L’entraineur est désormais Claude Puel. Quant au onze de départ lyonnais, il n’a qu’une très, très lointaine ressemblance avec celui qui sera aligné lors de cette 38ème journée. Ce onze de départ résume à la perfection l’évolution de l’OL : Lloris – Réveillère, Cris (cap), Lovren, Cissokho – Gonalons, Källström – Briand, Bastos – Gomis, Lisandro. Succès 3 à 1 et autre constat, Rémi avait concocté sa première feuille de match en 4-4-2 !

Entre ce premier rendez-vous azuréen et celui décisif de samedi, cela fera au final 168 matches : 114 de L1 (54v, 27n et 32d), 1 Trophée des Champions, 9 de coupe de la Ligue, 10 de coupe de France, 20 Europa League, 14 LDC. 50% de succès, 23% de nuls, 27% de défaites ; 1,63 but marqué par match  et 1,16 encaissé.

  Autres chiffres ? 2 trophées avec la coupe de France en 2012 et le Trophée des Champions en 2012 ; 2 finales de coupe de la Ligue ; un ¼ de finale de Ligue Europa ; un 1/16ème de finale de Ligue Europa ; un 1/8ème de finale de LDC. Une 4ème place en championnat en 2011-2012, une 3ème place en 2012-2013. Reste à déterminer la place cette saison entre la 5ème et 6ème avec les conséquences que l’on connait.

On l’a vu, pour des raisons déjà évoquées,  l’effectif a considérablement évolué tout au long de ses trois saisons. Il a été notamment rajeuni. Rémi a fait appel à de nombreux jeunes du Centre de Formation à qui il a donné leur première chance : Ferri, A. Lopes, Tolisso, Zeffane, Sarr, N’Jie, Umtiti, Gorgelin, Fékir, Bahlouli, Benzia, S. Koné, Pléa, Ghezzal… Ces garçons ont grandi comme les Gonalons, Lacazette, Grenier devenus internationaux ou Fofana.

Au-delà des chiffres, il y eut des choix de jeu comme celui cette saison d’organiser son équipe en 4-4-2 avec un milieu en losange. Un choix qui a servi l’expression collective, la qualité du jeu…  Choix aussi de récompenser, de sanctionner individuellement. Choix de faire avec… dans l’intérêt du club. Choix partie intégrante du métier.

Il y eut des matches aboutis… exceptionnels… manqués dans lesquels Rémi sait avoir sa part. Il l’a dit. Il y eut de beaux sourires, des explosions de joie, des visages fermés, des colères, des regrets. Il y eut des incertitudes, des convictions, des remises en question, des décisions, la recherche du beau jeu…  Il y eut un diplôme obtenu. Il y eut au fil du temps de la fatigue légitime, un déséquilibre personnel. Il y eut encore des attitudes, des comportements, dus au contexte général du métier, dans lesquels il ne se reconnaissait pas forcément et qui devaient, on l’imagine, l’insupporter en se revoyant à tête reposée.

  Ses trois saisons s’achèvent dimanche à Nice pour le match certainement le plus important de sa jeune carrière d’entraîneur. Rémi a parlé d’échec si par « malheur » l’OL ne se qualifiait pas pour la Ligue Europa. C’est aussi l’occasion pour cet « enfant du club » de partir de chez lui par la grande porte en laissant, pour la 18ème saison de rang, le club sur la scène européenne. 90 minutes et des arrêts de jeu… un dernier sprint… au terme  d’une saison marathon avant on l’espère d’apprécier, de souffler. Avant de respirer un autre air pour mieux repartir.

Rémi joueur déjà parti de "chez lui" en 1993 pour faire son métier à Strasbourg, puis Arsenal. Rémi de retour comme cadre technique en 2003. Un départ pour revenir peut-être un jour... Rémi très attaché à sa famille, il l'a exprimé de nouveau ce mardi, mais aussi à son club.