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Rémi Garde : "Un goût d'inachevé"

Publié le 08 mars 2012 à 21:25 par YR

Rémi Garde était l’invité ce jeudi soir d’OLSystem et il est bien évidemment revenu sur l’élimination de l’OL en Ligue des Champions sur le terrain de l’Apoël Nicosie.

Rémi, avez-vous digéré cette élimination ?

Le sommeil a été difficile à trouver. La déception est immense et les regrets sont grands. Maintenant, j’espère que le collectif apprendra de cette défaite. Je suis remonté… Je vis les choses passionnément et cette défaite me laisse un goût amer.

On a entendu des discours parfois violents envers l’équipe, qu’en pensez-vous ?

C’est la réalité. Je ne sais pas si cela fait avancer, néanmoins je l’espère. Personnellement, je me remets en cause tous les matins car il vaut mieux anticiper la critique, qui est aujourd’hui légitime. On est allés à Chypre plein d’espoir mais je n’ai pas l’impression que l’on ait joué un 8ème de finale de Ligue des Champions. J’ai un véritable goût d’inachevé.

Etes-vous déçus par certains joueurs ?

Il y a des déceptions individuelles sur certains matches. Le problème est surtout que les satisfactions ne se retrouvent jamais en même temps. L’équipe est très irrégulière, elle manque de cohésion. Il est vrai qu’hier, je ne m’attendais pas à cela. Maintenant, quand on joue avec le feu on se brûle. Nous sommes tous responsables et moi le premier.

De quoi avez-vous parlé avec votre staff hier après la rencontre ?

On s’est demandés pourquoi cette irrégularité ? Comment rebondir ? La vie d’un entraineur c’est de se poser les bonnes questions. La clé c’est véritablement les joueurs qui l'ont… Je suis trop impliqué pour débrancher car j’ai envie de revivre des victoires. J’ai également envie de trouver les solutions.

Vous n’avez pas peur que l’équipe soit un peu entamée physiquement ?

Il y a beaucoup de choses qui se passent dans l’état d’esprit. Si les joueurs ont de l’orgueil, le problème physique passera au second plan. On ne peut pas se cacher derrière cet aspect là.

A travers les entrainements notamment, on ressent une bonne ambiance dans le groupe. Est-ce différent lors des matches ?

C’est dans la difficulté que l’on voit s’il y a une réelle cohésion. Savoir se dépasser, c’est cela le haut niveau. Malgré tout, je pense que l’on aurait dû passer hier car nous étions meilleur techniquement. On est trop irrégulier dans la cohésion et les projets individuels peuvent devenir parfois plus importants que le collectif. Mais c’est bien l’objectif collectif qui doit être le plus fort.

On dit souvent que vous êtes un entraineur gentil. Cela vous agace-t-il ?

Je n’ai pas d’énergie à perdre pour savoir si je suis un entraineur gentil ou pas. Le bilan sera fait en fin de saison et je prendrai alors mes responsabilités.

Que pensez-vous du futur stade des Lumières ?

Avoir de grands stades est une étape indispensable pour que notre championnat devienne plus intéressant et plus fort économiquement. En ce qui concerne le stade des Lumières, nous nous sommes déjà réunis avec le staff pour échanger et donner des avis sur certains détails.

Que pensez-vous de la situation d’Arsenal aujourd’hui  et de sa politique de recruter des jeunes joueurs?

Je n’ai pas récemment échangé avec Arsène (Wenger) mais je sais que la période est difficile. Les critiques fusent. C’est vrai qu’ils ont beaucoup axé sur le recrutement des jeunes, un peu trop peut-être. Pour l’OL c’est différent car nous avons en France une culture qui vise à faire jouer des joueurs locaux. Ceci n’existe pas en Angleterre.

Comment allez-vous aborder le prochain match de championnat ?

La rencontre face à Lille est importante. Il nous reste désormais 12 finales à jouer en championnat. Contre Lille, ce sera un peu particulier car l’équipe est 3ème. C’est donc une possibilité pour nous de rebondir d’un point de vue psychologique et comptable.

Avez-vous un message à faire passer aux supporters de l’OL ?

J’ai une grande pensée pour eux. Je sais qu’ils vivent une période difficile et qu’ils ne s’attendaient pas à cela. Maintenant, c’est à nous de nous retrousser les manches. On leur doit une revanche !

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