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Rémi Garde : « Une bonne préparation »

Publié le 08 août 2012 à 21:08 par BV

Rémi Garde était ce soir l'invité d'OL SYSTEM. L'entraîneur lyonnais a notamment évoqué la préparation d'avant-saison, le mercato, ainsi que le capitanat.

La préparation d'avant-saison...
On a vécu une bonne préparation, pas axée de la même manière que la saison dernière puisque nousn’avions pas la pression du tour préliminaire de la Champions League, mais avec la pression du Trophée des Champions. C’était notre premier objectif, un objectif important, sympa également. On a bien passé ce premier obstacle. (…) Lors de notre seconde période face à Montpellier, on a été très intéressants dans l’animation. J’ai également beaucoup aimé l’application défensive que le collectif a mise en place face à Porto. On a des faiblesses à ce niveau-là, qu’on a payées assez cher la saison dernière. Or, pour bien attaquer, il faut d’abord bien défendre. Au cours d’un match, avec la qualité des attaquants qui composent notre effectif, je sais que l’on aura toujours une ou deux occasions de but. Si l'on ne prend pas de but, on aura l’opportunité de gagner. Bien défendre, c’est un état d’esprit, des principes de jeu.

Jérémy Pied (en conférence de presse quelques heures plus tôt)
C’est un Gone dans le cœur, de façon incroyable. Avec lui, les discussions sont franches et claires. Je lui ai dit qu’il avait toute ma confiance, il sait sur quel plan il doit progresser pour être plus performant : il doit se libérer, se lâcher. Il sait que l’on compte sur lui pour faire une bonne saison.

Réveillère au PSG, Bisevac à l’OL ?
Le club travaille effectivement dans ce sens-là, mais il n’y a rien de plus pour l’instant. Recruter un défenseur central est un objectif important du mercato dans la mesure de nos moyens, des possibilités. Bisevac pourrait effectivement entrer dans ce cadre-là.

Un milieu défensif supplémentaire ?
Pour le moment, il n’y a pas de piste concrète ou chaude à ce niveau-là, mais il est certain que l’on est obligés d’anticiper un certain nombre de situations. Le club travaille. Florian Maurice (responsable de la cellule de recrutement) est actif, il a un gros réseau, il faut un super boulot. On est obligés de ne pas être pris de court s’il se passe quoi que ce soit. Mais depuis le début, les choses sont claires : il doit y avoir des départs pour qu’il y ait des arrivées. Il n’y aura pas forcément autant d’arrivées que de départs, s’il doit y avoir des départs, parce que les jeunes poussent, ont bien travaillé et peuvent aussi à un moment donné avoir leur chance. Tout ça s’insère dans une politique économique et financière dans laquelle le club est entré. Je m’adapte et le club s’adapte à un certain nombre de données qui sont essentiellement économiques. Mais c’est pareil pour tous les clubs.

Le 4 – 2 – 3 – 1, système de jeu préférentiel ?
C’est le système que l’on a utilisé lors des matches de préparation, parce que je pense que c’est dans ce système-là que je peux utiliser au mieux les joueurs cadres, les plus expérimentés de l’effectif. On a travaillé dans ce système-là, mais cela peut évoluer en cours de rencontre ou en fonction des matches, des joueurs qui pourraient se révéler.

Je ne donne pas le brassard au hasard. L’objectif, c’est d’essayer de trouver celui qui va le plus fédérer, qui représente quelque chose auprès des autres.

Le soutien des supporters lyonnais…
C’est bien de donner la parole aux supporters, il est important que ces derniers aient leur propre opinion, en fonction de ce qu’ils ont vu, de ce qu’ils ressentent. Ils savent qu’ici à l’OL, la situation évolue. Je les entends avoir beaucoup de croyance dans la jeunesse, dans le projet du club, c’est important car le groupe se nourrit de ça, de cette confiance mutuelle. On joue pour les spectateurs, pour toute une ville, il est important que les émotions, que les informations circulent entre les deux.

Le PSG, favori pour le titre de champion de France?
Le PSG a, sur le papier, une très belle équipe. Ils ont dépensé énormément d’argent. Mais le foot est aussi une histoire d’hommes, une aventure humaine, un vestiaire, c’est la façon dont les joueurs vivent ensemble, avec le staff. Ça, c’est le travail de tous les jours. Le PSG va disposer d’un très gros effectif, il va falloir que les joueurs vivent ensemble, et notamment ceux qui jouent un peu moins, qui représentent aussi l’histoire du club. Manchester City ou Chelsea ont mis quelques années avant de gagner des titres. Ce sera peut-être différent pour le PSG, on va en tout cas essayer de contrecarrer ça.

Le brassard de capitaine…
Je ne donne pas le brassard au hasard. Ce n’est pas une récompense individuelle, on est dans un sport collectif. L’objectif, c’est d’essayer de trouver celui qui va le plus fédérer, qui représente quelque chose auprès des autres. Je ne donne pas un bon point. Le capitanat, ce sont des responsabilités, des missions. Je fais partie des entraîneurs qui pensent que donner le brassard à un gardien, ce n’est pas forcément la meilleure chose. Je préfère avoir un joueur de champ comme capitaine.

Sa première saison à la tête de l'OL...
J’avais auparavant du mal à imaginer comment cela serait. J’ai été adjoint, j’ai vu le métier de près. Mais tant que tu ne l’as pas vécu, tu ne sais pas ce que c’est. J’aime bien que les gens autour de moi, mon staff, me disent ce qu’ils pensent. C’est moi qui prends la décision, mais j’aime bien avoir le retour des gens en qui j’ai confiance, et pas uniquement des retours positifs. J’aime avoir tous les éléments, pour ne rien oublier, pour avoir un maximum d’informations.