masculins / OL 2 - PSG 1

Rémy l'infranchissable

Publié le 25 octobre 2006 à 23:59 par SR

Rémy Vercoutre savait depuis un bon moment qu’il risquait de débuter cette rencontre. L’entrée en lice de l’Olympique Lyonnais en Coupe de la Ligue au stade des huitièmes de finale était en effet sa seule assurance de jeu en début de saison mais le sort en avait décidé autrement.

Grégory Coupet quittant précipitamment l’équipe de France avant de déclarer une nouvelle fois forfait suite à un accident ménager, Rémy Vercoutre remplaçant de luxe suppléait une nouvelle fois le gardien international dans les cages lyonnaises. Dans le jeu de chaises musicales tant pratiqué par le coach, Rémy avait entamé son intérim lors du bouillonnant derby, sa place laissée libre sur le banc de touche étant dorénavant occupée par Joan Hartock. « Chacun fait le maximum lorsque l’on fait appel à lui » insistait Gérard Houllier en conférence d’avant match. C’est le cas pour les joueurs de champ, mais aussi pour les gardiens de but. Cette citation ne tardait pas à être appliquée une nouvelle fois sur la pelouse. Dans un match où les remplaçants ont activement participé à la victoire (Benzema et Loïc Rémy), le second gardien lyonnais fut aussi l’un des hommes forts d’une victoire renversante !
Une sortie devant Pancrate et deux interventions dans les airs pour soulager son équipe, le portier lyonnais démarrait la rencontre tambours battant à l’instar des belles copies rendues contre l’ASSE, le Dynamo Kiev où encore l’OM.

Au quart d’heure de jeu, Paulo César entreprenait un match dans le match et devenait aux yeux de Rémy l’ennemi le plus inquiétant. Une succession de coups francs de la part du Brésilien venait alerter le natif de Grande-Synthe : une frappe vicieuse devant la cage (15’); une partition en 2 temps (23’) et un centre tendu repoussé in-extremis par le Gone permettaient aux Olympiens de conserver leur but vierge à la pause.

A la reprise, le défi que représente aujourd’hui l’invincibilité de l’équipe Rhodanienne de Gérard Houllier donnait des ailes aux joueurs de la capitale qui revenaient sur la pelouse avec beaucoup d’audace. Diané était le premier à faire parler la poudre et voyait ses intentions fermement repoussées aux 5 mètres 50 par un Rémy Vercoutre toujours aussi décisif. Dans son élan, il écartait d’un arrêt réflexe le tir puissant de Pancrate (53’), envoyait dans les tribunes la frappe de Chantôme en demi-volée (55’) avant que Rodriguez ne vienne buter sur son bras (58’). Mr Bré sifflait et montrait du doigt le rond blanc situé à 11 mètres. Un penalty généreux transformé par Paulo César, son meilleur ennemi, qui prenait le dessus pour la première, et unique, fois de la partie.
L’entrée du poison Pauleta montrait toute la détermination de l’entraîneur adverse. En fin de rencontre, Rémy empêchait l’attaquant de donner un avantage plus confortable à son équipe. Un arrêt décisif… très décisif puisque de l’autre côté du terrain, Sylvain Wiltord donnait la qualification aux Gones. Vercoutre clôturait la rencontre en empêchant l’égalisation parisienne dans les arrêts de jeu avant de plonger dans les bras de Joël Bats.

Si Nino Wiltord fera logiquement les Unes de journaux, la superbe performance de Rémy Vercoutre aura constitué à n’en pas douter l’indispensable, l’irremplaçable préambule aux deux dernières minutes de folie Olympienne. Une nouvelle performance de tout premier ordre pour celui qui affirmait au matin de la blessure de Grégory Coupet : « On va enfin savoir si on a du banc au poste de gardien. »
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