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Rémy Vercoutre : "Il faut que l'on soit insouciants"

Publié le 14 décembre 2009 à 21:43 par BV

C’est « en tant que représentant du vestiaire » que Rémy Vercoutre s’est présenté cet après-midi devant la presse pour évoquer « la période noire » que travers l’OL et expliquer qu’ « il n’y a pas de fissure dans le groupe. Que chacun est conscient que l’on doit rester groupés et ne pas se désolidariser. » 

Après leur défaite à domicile contre Bordeaux, les Lyonnais sont à 8 points des Girondins. « C’est une situation que j’ai déjà vécue, c’est ce qui me rassure car on était parvenus à renverser la situation », a rappelé le gardien lyonnais, tout en reconnaissant que voir l’OL 9e de la Ligue 1 après 16 journées, « ça fait un peu bizarre ». « On est tous très déçus, a-t-il confié, mais on est loin d’être abattus car, à l’image de ce que l’on a fait hier, en termes d’engagement, de courage et d’envie, il y a du mieux, on est sur une pente ascendante. (…) On ne peut pas remettre en cause l’envie du groupe. Contre Bordeaux, si cela s’était terminé sur un score de 0 – 0, c’eût été logique. On peut se reprocher d’avoir cherché  la victoire, alors qu’avec notre potentiel de confiance actuel, on aurait dû se contenter du match nul. » Et de solutionner : « on va courber l’échine et faire en sorte que cette période difficile soit la plus courte possible. Il faut que l’on soit insouciants, que l’on oublie ce qu’il y a autour. Il faut que l’on garde la positive- attitude »

Des confidences du traditionnel suppléant de Hugo Lloris qui succédaient au message adressé par Jean-Michel Aulas à ses troupes : « son discours a été très positif, il nous a mis face à nos responsabilités et nous a rappelé qu’il avait confiance en nous, en le staff. Il nous a dit de ne pas baisser les bras. On espère que son discours va solidariser un peu plus le groupe. » Rémy Vercoutre a-t-il senti le vestiaire sur le point d’abdiquer ? « Je n’en ai pas l’impression, dit-il. On croit en nous. On n’est pas à deux journées de la fin, il nous reste trois journées avant la trêve, on sait ce qu’il nous reste à faire. On va prendre les matches un par un pour limiter la casse jusqu’à celle-ci. D’ici là, quelques blessés rentreront. On veut croire que cela repartira après. »

A quoi attribue-t-il les mauvais résultats qu’enchaine l’OL depuis sa victoire dans le derby ? « Au manque de confiance. Il faut enchainer quelques succès qui vont faire que tu réussis ta passe au lieu de la rater. » Il réfute également l’idée que le groupe manquerait de leaders de terrain. « C’est un peu offensant pour ceux qui jouent, souligne-t-il. Il faudra aller me chercher des mecs qui sont plus leaders de terrain que Cris. Lloris ou Lisandro, ce sont également des leaders de terrain. »

Concernant la réunion qui s’est tenue mercredi entre le staff et les joueurs, il raconte : « le coach a parlé durant une heure et quart, Cris a pris la parole 17 secondes et demie mais n’a absolument pas parlé de ça » (selon Ali Cissokho, le groupe aurait demandé à davantage s’entraîner avec le ballon). Il est ensuite revenu de lui-même sur « le sujet Cissokho » pour expliquer qu’ « il n’y a pas d’embrouille » : « Cisso’ est quelqu’un que l’on adore dans le groupe. Avant Lille, je l’ai repris de volée pendant un entraînement pour qu'il se bouge sans savoir qu’il avait mal aux adducteurs. Il n’y a pas eu de clash ni de bagarre. On l’a soigné à Lille. Et personne ne l’a repris le lendemain après ses propos en conférence de presse. » Et d’ajouter « qu’il n’y a pas de mauvaise ambiance dans le groupe. Tout le monde faire preuve de professionnalisme et de bon sens ».

Il a également reconnu que les critiques à l’encontre de Claude Puel ont touché les joueurs : « Quand on touche le coach, qui est notre guide, le mec que l’on doit suivre, c’est toujours embêtant. On n’est pas dans un climat très serein pour préparer les matches et l’on sent bien, lorsque l’on entre sur le terrain, qu’il y a une attente énorme autour du coach et des joueurs, que la moindre fébrilité fait que tout le monde se pose des questions. Moi, je prends tout ça comme une bonne expérience. »  

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