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Rémy Vercoutre : "On était dans le vrai"

Publié le 24 octobre 2007 à 19:33 par BV

Rémy Vercoutre revient sur le succès des Lyonnais à Stuttgart. "Cette victoire nous permet de pouvoir espérer" affirme-t-il. Il évoque également le délicat déplacement de l'OL au Parc des Princes, dimanche : "Ca va être un match compliqué".

Quel sentiment vous habite au lendemain de la défaite à Stuttgart ?
On est tous très contents. On était attendus par pas mal de monde. C’était un match à double tranchant. Sans un résultat positif, il nous aurait été difficile de continuer dans la compétition. Cette victoire, au bout d’un bon match, nous permet de pouvoir espérer.

Avez-vous poussé un « ouf » de soulagement au terme de ce succès ?
Non. On poussera un ouf de soulagement si on se qualifie. Pour l’instant, on a trois points. Il en reste 9 à distribuer. On sait ce qui nous reste à faire : en prendre un maximum et espérer que les Rangers connaitront un faux pas. On n’a plus le choix. De plus, au niveau du goal-average, on n’est pas dans une position favorable. Il nous faut maintenant faire des exploits.

Avez-vous douté à un moment de la rencontre, notamment lorsque Govou et Benzema ont manqué leur face à face ?
Non. On aurait effectivement douté si on ne s’était pas procuré ces occasions. On s’attendait à une entame de match compliquée durant laquelle ils ont essayé de développer du jeu afin de nous mettre hors de position. Sonny Anderson était parti les voir à Hambourg. Il nous avait raconté qu’ils réalisaient souvent de gros débuts de matchs. Après avoir réussi à laisser passer l’orage, on a réalisé que l’on allait avoir quelques opportunités. Ces deux occasions nous ont réconfortés, et prouvé que l’on était dans le vrai.

Finalement, votre plus grosse frayeur est peut-être votre sortie dans les pieds de Gomez dans les dernières minutes. Que s’est-il passé ?
Ca va vite. Je n’ai pas vraiment eu le temps de « calculer » quoi que ce soit ; le ballon était assez haut ; je me suis jeté pour le contrer ; malheureusement, j’ai été obligé d’aller au contact de Gomez. L’arbitre a estimé que j’avais joué le ballon et pas le joueur. Ce que je regrette surtout c’est mon carton jaune qui est un peu bête. Je n’avais vraiment pas vu le ballon qui avait été lancé sur la pelouse. J’ai récupéré l’autre ballon que je voulais donner au ramasseur de balle mais il a heurté le panneau publicitaire qui l’a renvoyé ...

Alain Perrin a aligné la même équipe pour la troisième fois consécutive. Un « onze type » semble se dégager. Est-ce votre avis ?
Non, pas forcément. En ce moment, cela ne marche pas trop mal mais il faut rappeler que Jérémy Toulalan est blessé. Durant une période trois semaines, l’équipe va disputer 7 matchs et donc être amenée à tourner. Chacun a envie de prouver qu’il a sa place. Il n’y a pas que onze joueurs sur le terrain, c’est un groupe. Preuve en est : les trois remplaçants qui sont entrés sur le terrain à Stuttgart ont réalisé une très belle entrée. Kader a ainsi fait une belle passe sur le second but.

Dimanche, vous allez affronter Paris. Cette rencontre demeure-t-elle une affiche malgré le mauvais classement du PSG ?
Oui. Ca va être un match compliqué. Ils sont dans une position délicate et seront donc attendus par leur public. A nous de continuer sur notre lancée. Avec des jeunes, ils ont réalisé une très bonne performance Valenciennes. C’est à méditer et surtout à étudier, car on ne connait pas très bien tous ces jeunes joueurs. Il va falloir regarder ça de plus près.

Le PSG éprouve actuellement des difficultés au Parc. Est-ce un élément sur lequel vous compter ?
Non pas du tout. Je ne nous vois pas jouer là-dessus. Paris va en tirer une force. Gagner contre nous pourrait constituer un déclic. On est prévenus. L’an dernier, on avait égalisé sur la fin. La saison dernière, même si on y avait malheureusement perdu Fred, on avait égalisé dans les ultimes instants. À nos yeux, ce fut comme une victoire dont on garde de bons souvenirs.

Sur un plan personnel, on a l’impression que cela se passe de mieux en mieux, que vous commencez à prendre vos marques. Est-ce également votre avis ?
J’essaie juste de faire ce que je peux, quand je le peux, parce que, parfois, je n’ai pas l’occasion de faire grand-chose. Hier soir, j’ai pu faire quelques petits « trucs ». Tant mieux pour l’équipe ! Ce que je retiens surtout, c’est « zéro but encaissé » car cela ne nous était pas arrivé depuis quelques matchs.

Cette solidité défensive constitue-t-elle la principale différence entre l’OL d’il y a deux mois et celui d’aujourd’hui ?
C’est un équilibre à trouver. Défensivement, on est beaucoup plus stables, plus sereins derrière. L’apport de Cleber (Anderson) est indéniable. C’est un spécialiste du poste et on le ressent. Comme Toto (Squillaci), c’est un joueur qui aime les duels et qui les gagne souvent. Certains l’avaient présenté comme le pendant de Cris. Il s’en rapproche assez.