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Rencontre avec Eric Deflandre

Publié le 25 août 2009 à 12:49 par R.B/D.D

L’ancien lyonnais joue toujours. Il a signé cette saison au K Lierse SK. A 36 ans, motivation et passion intactes, il n’a pas l’intention de s’arrêter… Rencontre dans son nouveau club… Une rencontre à suivre aussi ce soir dans les Coulisses de l’Europe avec Barth…

Une entrée sans barrière, des portes ouvertes, des mains qui se tendent, des sourires, des plaisanteries, un chien en liberté, 4 terrains en herbe de très bonne qualité. Bienvenue au centre d’entrainement du K Lierse SK à la veille du derby contre Anvers. « Tu veux filmer le petit déjeuner et la séance d’entrainement? Pas de problème. » Eric Deflandre vient d’arriver. « Je vais déjeuner avec le groupe. Chaque matin d’entrainement débute de cette façon. On arrive 1 heure avant ». 36 ans pour l’ancien international belge. La silhouette allégée de quelques kilos, Eric respire le bonheur et a envie de le faire partager. 4 saisons à l’OL, puis le Standard Liège de 2004 à 2007 avant le FCM Brussels, Dender puis ce club de Lierse, un club où est passé Tony Vairelles; Tony était tombé en pleien crise. « On joue en D2, mais c’est un club ambitieux avec des moyens financiers. Ce club a déjà évolué en D1; Eric Gerets l'a entrainé. Le stade est sympa. Il y a environ 9 000 spectateurs en moyenne. On vise la montée. Les Présidents sont égyptiens. Il y a dans le groupe des garçons connus comme Carvens (ex OM), Radzinski, un canadien passé par l’Angleterre. Il y a plusieurs nationalités ». Un gardien serbe par exemple qui avait fait un essai à Rennes.

Les joueurs attendent le début de l’entrainement. Partie de cartes sur toile cirée, jeux vidéo, lecture… Le café chauffe. « Tu veux une tasse ? ». En quelques minutes, on sent la simplicité, l’esprit de famille, la convivialité. Tout est ouvert. Des vestiaires au bureau des entraineurs qui viennent vous saluer, vous parlent spontanément en prédisant la qualification lyonnaise. Un joueur français, formé à Nancy avec qui il est monté en L1, se lève. Julien Tournut surnommé le taureau, un défenseur central qui aime le combat nous raconte sa période nancéenne. Un des présidents se balade dans les couloirs en bermuda et discute tranquillement avec les uns et les autres.

Eric parle de sa vie, de sa passion pour le ballon rond. « Même si j’ai commencé à passer mes diplômes d’entraineur, je n’ai pas envie d’arrêter. J’ai eu la chance de ne pas avoir connu de gros pépins physiques. Je n’ai pas hésité à signer dans ce club. Si on monte, je peux rejouer en D1. Le football belge ? Il a des difficultés pour exister au niveau européen à l’image d’Anderlecht. J’ai été surpris par le résultat du match aller contre l’OL. Je ne pensais pas qu’il y aurait une telle différence. L’OL va se qualifier tranquillement, même si Anderlecht cherchera une victoire de prestige ce mardi ».

[IMG50140#L] 57 sélections avec les Diables Rouges dont il fut capitaine ; 2 Coupes du Monde, 1 Euro. 3 titres de champion de France, 1 Coupe de la Ligue (il n’a pas joué la finale), Eric apprécie son parcours. « Je ne pensais pas avoir une telle carrière. Je n’étais pas spécialement doué. Mais avec le travail, l’envie, tu progresses ». Il suit toujours le parcours du club olympien, même s’il le groupe a presque entièrement changé à l’exception de Govou, Réveillère, Clerc ; sans oublier Jöel Bats, Patrick Perret, Abdel Redissi, Guy Genet. « 7 titres de champion, c’est énorme. Alors terminer 3ème, ce n’est pas grave. Je suis persuadé que cela va repartir… ».

10h, les joueurs sortent pour l’entrainement. La pluie tombe sans faire semblant. Il va falloir se mouiller pour tourner quelques images. Si par hasard, un parapluie tombait du ciel. Il suffit de demander, un membre du club aux couleurs jaunes et noires se trempe et vous l’apporte ! La séance peut commencer dans ce cadre campagnard tout autant que douillet, situé à une cinquantaine de kilomètres de Bruxelles. « Moi j’habite à 90 minutes de là… L’année dernièe je faisais plus de 2 heures de route». Eric prépare son match avec ses nouveaux coéquipiers. Mercredi, il aura rendez-vous à 16h au Centre d’entrainement avant de filer au stade. « Ici, il n’y a pas de mises au vert… ». Un dernier regard, un au revoir et un bonjour pour les supporters lyonnais et les personnes qu’il a connues au club. Au fait, Eric, elle marche toujours ta feinte spéciale ? « Oui, elle marche toujours. Les joueurs se font prendre régulièrement… ». Eric n’a pas changé. Si… il a rajeuni. Et nous aussi l’espace de cet instant passé en sa compagnie.
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