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Rencontre avec Yoann Gourcuff

Publié le 24 novembre 2010 à 11:20 par R.B

Il fut question de lui… de l’équipe… du match à venir… de la Ligue des Champions en général… Une interview à retrouver ce mercredi soir dans OLSystem Europe…

L’OM  avait fini de jouer… Le Real était sur le point de s’imposer à l’Ajax Amsterdam… Les Lyonnais regagnaient leurs chambres après avoir diné en rentrant de Gelsenkirchen. Un hôtel à Düsseldorf. Une vingtaine de minutes avec Yoann Gourcuff qui avait accepté immédiatement de nous consacrer du temps lorsque nous lui avions fait la demande avant l’entrainement.

Le Breton était détendu et le reconnaissait. « Oui, c’est vrai à l’image du groupe. La victoire à Lens nous a fait du bien en terminant le match sur cette seconde période de qualité. Cela évite de gamberger… ». Gamberger ? Se mettre la pression? « J’ai tendance à le faire systématiquement avant les rencontres. Mais en ce moment,  en jouant tous les trois jours, je n’ai pas le temps… C’est mieux».

3 mois presque que Yoann est à l’OL. Alors ? « J’ai été remarquablement bien accueilli. Il a fallu s’adapter à l’équipe. Moi, j’ai besoin de l’équipe, du collectif pour m’exprimer, pour prendre du plaisir. Mon jeu s’en ressent forcément, d’autant que je ne suis pas arrivé à mon meilleur niveau de forme sans que ce soit une question de fatigue. J’ai l’habitude d’enchainer les rencontres depuis deux saisons. Mais je n’ai pas été d’accord avec les journalistes sur l’analyse de mes performances. Elles n’étaient pas soit bonnes, soit mauvaises comme ils pouvaient le dire, l’écrire… Il n’y a pas eu de hauts et de très bas… Une chose est sûre, on n’a pas encore vu le vrai Gourcuff. ».

Et sa position sur le terrain ? « Je peux jouer dans différentes organisations comme je le faisais déjà à Bordeaux avec notamment un milieu en losange. Après, c’est surtout du travail à l’entrainement pour avoir des repères avec ses partenaires… ». Une fois encore, Yoann dira qu’il n’attache pas spécialement d’importance à ses statistiques. «Cela peut pousser à être égoïste. Il n’y a pas que les buts et les passes. Il y a aussi une course pour déstabiliser l’adversaire… il y a les passes qui créent des décalages… Moi, je ne suis pas un joueur qui élimine un adversaire en un contre un… ». Et quand collectivement, cela ne va pas sur le terrain ? « Je ne vais pas dire, il faut faire comme ceci ou comme cela… même s’il y a des échanges entre nous. Ce n’est pas dans mon tempérament. Je suis quelqu’un de réservé. Je ne vais pas prendre la parole… »

Le Breton parle encore de besoin de maturité dans l’expression de l’équipe. «Il faut être capable de jouer 90 minutes au niveau de ce que l’on arrive à produire par instants… Nous n’avons pas de certitudes, même si les résultats en championnat sont désormais là… Quand nous y arriverons, nous pourrons dire que nous sommes en progrès».

Le championnat et la LDC. «On a la possibilité de se qualifier mercredi soir face à une équipe de Schalke 04 que je ne connais pas vraiment. Evidemment, elle peut s’appuyer sur Raul, Huntelaar ; elle a du engranger de la confiance ces dernières semaines après avoir fait de bonnes performances. Si nous en faisions une, cela nous servirait aussi pour aborder le match contre le PSG… ».

La plus belle des scènes européennes, il la connait désormais avec trois maillots différents.  Il disputera face à Schalke 04 son 30ème match de LDC  (6 buts)… son 36ème européen. L’Europe est-elle différente en fonction de ces maillots ? «Au Milan AC, on sent qu’il y a une obligation d’aller le plus loin possible. C’est dans la culture du club… A Bordeaux, on a été bien content de faire certains résultats comme de battre le Bayern… A l’OL, on se situe au milieu. Il y a une exigence de résultats plus forte qu’aux Girondins et moins forte qu’au Milan AC… ».

La soirée dans sa chambre, Yoann la passera avec un bon bouquin sans aucun rapport avec le foot..

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