masculins / OL 0 - Milan AC 0

Rendez-vous à San Siro...

Publié le 29 mars 2006 à 23:04 par SR

Nous y voilà ! Le rendez-vous historique qui déclenche l’hystérie. <br> Une ville s’arrête… Un pays parle… Tous les yeux sont rivés sur Gerland, qui emprunte le temps d’une soirée le surnom d’Old Trafford « Le théâtre des rêves ».

Un quart de finale alléchant entre deux équipes séduisantes.
L’Ogre Italien. Le Milan AC, la Dream Team italienne… L’armada offensive meilleure attaque de Série A avec 70 buts inscrits brille également en Champions League avec 17 réalisations en 8 matchs. Le club Lombard tourne en plein régime en cette fin de saison. Dans l’ombre de la Juve au classement du Calcio, tombeur du Bayern Munich au tour précédent de Champions League, les ambitions du coach sont Européennes.

Seul Juninho fait défaut dans l’effectif de Gérard Houllier. Il faudra faire avec…et sans oublier la menace de suspension qui pèse, pour le match retour, sur les épaules de Diarra et de Tiago.
Le 5ème titre presque acquis, L’OL rime avec Champions League ces dernières années et veut franchir un cap face à l’un des plus prestigieux club européen. Et ce ne sont pas les arguments qui manquent du côté de Lyon. 90 minutes pour le démontrer ; 90 minutes pendant lesquelles on oubli les palmarès, même si Lyon accueille un monument du football mondial.

Dans un stade haut en couleur, les blancs du soir donnaient le coup d’envoi sous le sifflet de l’Autrichien Konrad Plautz et se logeait illico dans le camp Olympien.
Alliant technique, sérénité et exploit individuel, les Rossoneri se procurait les premières occasions mais trouvaient à chaque reprise un Coupet en état de grâce. Shevchenko était le premier à faire parler la poudre en prenant toute la défense lyonnaise de vitesse, Coupet brillait une première fois en repoussant le cuir des pieds (8’). Une seconde fois quand il s’interposait devant Sheva qui revenait à la charge d’une frappe puissante au poing de penalty (13’).
Les décrochements de Sheva étaient un véritable poison pour la défense locale puisqu’ils permettaient à Kakà de démontrer ses qualités de fin technicien. Heureusement pour les Gones, le Brésilien ne cadrait pas sa première frappe (13’) ; Dévissait totalement son centre sur sa deuxième incursion dans la surface après avoir éliminé Clerc et Cris côté gauche (20’) ; Trouvait plus rusé que lui lorsqu’il tentait le grand pont sur Abidal (36’).

Après 20 minutes de jeu, les Gones prenaient le jeu à leurs comptes et obligeait les Milanais à reculer. Les coups de pied arrêté étaient l’arme de riposte lyonnaise et Pedretti se chargeait alors d’alimenter les noirs en ballon dangereux.
Le premier coup franc était repoussé par les poings de Dida. Carew réalisait un enchaînement pour frapper pied gauche… sans réussite. « Ben » en déposait un autre sur la tête de son attaquant qui déviait subtilement dans le but mais Dida veillait au grain (26’)… ou était bien placé (45’) Le jeu s’équilibrait, Caçapa était opérationnel sur Sheva puisqu’il lui coupait la chic à chaque reprise… et quand le Ballon d'Or "France Football" 2004 prenait le dessus, Coupet intervenait. Il sauvait son équipe en repoussant des poings une première frappe de l’attaquant (43’) et en sortant le second au prix d’une belle horizontale (44’)

L’homme en noir mettait Tiago en conditionnel sur un avertissement verbal et à chaque coup de sifflet qui résonne, on surveillait l’arbitre voire s’il mettait la main à la poche.

A la reprise, Malouda faisait des misères à Costacurta. Le Guyanais s’échappait en raid solitaire devant trois défenseurs avant de frapper hors cadre (47’). Son pressing sur les défenseurs payait, il offrait un ballon à Carew dans la surface, le Norvégien était contré par Nesta, Tiago par Kaladze (55’). Epuisé, Costacurta prenait du jaune pour avoir retenu Malouda, rapide comme l’éclair (57’). Ancelotti opérait alors à son premier changement en faisant entrer Maldini. A l’heure de jeu, Fred remplaçait Carew.
Les Lyonnais prenait le dessus. Djila envoyait une patate en demi volée à côté du cadre, Tiago éliminait Maldini et Nesta mais n’appuyait pas assez pour inquiéter Dida. La frappe de Fred qui suivait ne l’inquiétait pas plus (70’).
Le jeu des lyonnais brillait, Ancelotti en était agaçé sur la touche. Tiago rééditait avec puissance à deux reprises, sans réussite devant Dida et son mètre 95 (82’)

En toute fin de rencontre, sur un dernier contre mené par Kakà, le Portugais commettait l’irréparable en retenant le Brésilien. Mr Plautz sortait sa biscotte jaune, synonyme de suspension pour le match retour.

Bien regroupé sur ses bases arrière, les Milanais préservaient leur cage inviolée. L’OL a également sauvegardé l'essentiel en n'encaissant pas de but. Au terme d'une seconde période parfaitement maîtrisée, les Olympiens conservent intactes leurs chances de qualification pour les demi-finales.

C’est vrai, cela s'est joué « sur un ou 2 coups de génie » dixit Houllier. Un génie nommé Coupet. Pourquoi pas « Juni » au match retour, car l’on sait que l’OL aime voyager... et cela n’est peut-être que le début de l'histoire.
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