masculins / OL 1 - Sedan 0

Rendez-vous au Stade de France !

Publié le 07 mai 2008 à 23:30 par SR

Ca y est, l’OL tient sa finale de Coupe de France. Malgré 2 grands rendez-vous en 72 heures – une place en finale de Coupe de France contre Sedan et le titre de champion en jeu contre Nancy samedi prochain - l’OL n’avait aucunement claqué la porte au doublé Championnat-Coupe.

L’occasion des Gones était belle pour retrouver le Stade de France qu’ils avaient quittés, navrés, la saison dernière, après une défaite contre Bordeaux. Fâché avec la Vieille Dame depuis bien trop longtemps, l’OL s’est donné les moyens, ce soir, au terme d’une rencontre difficile, de se réconcilier après 35 ans de disette. Le PSG avait déjà pris rancard, Gerland a élu un partenaire de choix ce soir, pour un rendez-vous capital le 24 mai prochain. Et au vu des images de communion entre les joueurs et leur public, les supporters Lyonnais ne poseront pas de lapin aux Gones dans un peu plus de deux semaines à Paris.

Dans cette Coupe qui tient à cœur au club olympien, le dénouement de la rencontre s’est bien fait attendre. La faute à une bonne organisation des Sangliers ardennais et aux approximations olympiennes. Et alors que les prolongations se faisaient sentir à plein nez, le maestro Lyonnais Juninho, entré en jeu en court de route, inscrivait l’unique but de la rencontre sur un coup de patte magique dont lui seul a le secret.

La première alerte, signée Jean Tibéri, était bien captée par Coupet (13’). Bodmer, de la tête, manquait le cadre (14’) ; L’enchaînement amorti-frappe de Kader Keita finissait dans les bras de Regnault (16’). Les frappes de Källström, Allart et Bodmer étaient anodines (18’ ; 26’ ; 29’).
Après une demi-heure d’échange et de jeu où les Sedanais pratiquaient un football égal avec les locaux, les Sangliers se mettaient à reculer. Quant aux Gones, ils ne trouvaient pas la faille malgré les occasions de buts, de plus en plus fréquentes. Patrick Regnault retardait l'échéance en repoussant à maintes reprises les offensives lyonnaises. Lorsque le dernier « Rouge et Vert » n’était pas dans le coup, c’est le dernier geste des Gones qui ne permettait pas aux locaux de prendre l’avantage : le coup franc de Fabio Grosso filait à quelques centimètres au dessus du cadre ; Kader Keita manquait son contrôle à l’entrée de la surface et Hatem Ben Arfa croisait trop sa frappe suite à une talonnade de Bodmer (37’).
Sedan avait laissé passer l’orage. A la conclusion d’une belle action collective, une tête décroisée d’Allart obligeait Coupet à s’étendre de tout son long pour s’emparer du cuir et ainsi, de permettre aux siens de rejoindre les vestiaires sans ennui. Le seul point noir de cette première période est le carton jaune récolté par Cris, qui l’empêchera d’assister à la finale contre le PSG après ceux récoltés contre Paris et Valenciennes.

Bodmer sonnait le retour des hostilités sur un service de Fabio Grosso. En ouvrant bien son pied et envoyant le cuir au ras du poteau adverse, la frappe maligne du milieu de terrain ne trompait pas l’expérience du portier « Rouge et Vert » (51’). Un corner de Kader Keita trouvait la tête de Jean-Alain Boumsong et se voyait repoussé tant bien que mal par la défense ardennaise (61’). Encore Keita, servi dans la surface par Hatem Ben Arfa propulsait le ballon entre les jambes de Regnault, mais ne gagnait qu’un coup de pied de coin. Dans la foulée, Fred était trop court pour le transformer en but (62’). Le danger se faisait de plus en plus présent dans la surface de Sartre et consort, mais aucun Olympien ne parvenait à faire la différence dans le rectangle de vérité. Les minutes défilaient et nous rappelaient que l’OL était voué à souffrir dans cette compétition… Croix de Savoie (1-0), Sochaux (2-1) et Metz (1-0) n’y sont pas allé de main morte pour tenter de barrer la route aux hommes d’Alain Perrin.
Le coach Lyonnais, par souci d’économies physiques avait laissé Juninho, Benzema et Govou sur la touche au coup d’envoi. L’heure des changements faisait alors apparaître les deux premiers sur la pelouse. Hatem Ben Arfa signait sa sortie d’un coup de canon repoussé par les poings du portier « Sanglier » (76’). Benzema s’y frottait également d’une frappe puissante du gauche, Kader, lui, manquait le cadre… Une frappe flottante de « Juni » s’en allait flirter avec la lucarne d’un Regnault battu. Son coup franc au delà des 35 mètres s’en allait quant à lui finir sa course dans les filets d’un Regnault abattu. Enfin !
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