masculins / OL - OGCN

René Marsiglia « On reste méfiant »

Publié le 19 mai 2012 à 09:01 par BV

Depuis le 15 novembre 2011, René Marsiglia est l’entraîneur du Gym. Dimanche, c’est avec l’espoir d’obtenir son maintien en Ligue 1 que le club niçois viendra à Gerland.

13e du classement, mais avec un seul point d’avance sur le premier relégable (Ajaccio), Nice est dans une position favorable. Pourtant, l’entraîneur azuréen demeure méfiant. « Il vaut mieux prévoir le pire et venir à Lyon en espérant y obtenir quelque chose afin de garder notre avenir entre nos mains », déclare-t-il.

Dans quel état d’esprit êtes-vous après le match nul face à Evian Thonon Gaillard le week-end dernier (1 – 1) ?
C’est un sentiment partagé : ce point nous donne un espoir mais nous contraint à compter sur les autres ainsi que sur le résultat que l’on va faire dimanche prochain à Lyon alors qu’une victoire aurait clos notre saison, nous aurait permis de vivre ce dernier match sans pression. On est donc déçus de ne pas l’avoir emporté mais on est tout de même satisfaits parce qu’au vu du match le partage des points est mérité. C’est une rencontre que l’on aurait même pu perdre tant Evian évolue complètement libéré depuis une dizaine de matches et a produit du jeu contre nous.

N’avez-vous pas le sentiment qu’il faudrait un étonnant concours de circonstances pour que vous vous retrouviez relégables dimanche vers 23h00 ?
Je suis d’accord mais j’y mets un bémol parce que l’on a connu cette saison des soirées où, alors que l’on venait d’obtenir un bon résultat, ceux de nos adversaires directs ne nous arrangeaient pas. Il vaut donc mieux prévoir le pire et venir à Lyon en espérant y obtenir quelque chose afin de garder notre avenir entre nos mains. En prenant un point à Lyon, on assurerait notre avenir en Ligue 1. On reste donc méfiant car il est possible que les 5 adversaires qui nous suivent l’emportent. C’est pourquoi on doit avoir l’état d’esprit d’une équipe qui ne compte que sur elle-même. On a prouvé à Toulouse (0 – 0) que l’on pouvait être costauds, que l’on pouvait rivaliser avec des équipes du haut du tableau. Concentrons-nous donc sur notre jeu. Durant le match contre Evian, on ne s’est pas tenus informés de l’évolution des autres matches, on ne le fera pas plus dimanche. On ne va pas calquer notre match là-dessus.

En prenant un point à Lyon, on assurerait notre avenir en Ligue 1. On reste donc méfiant car il est possible que les 5 adversaires qui nous suivent l’emportent. C’est pourquoi on doit avoir l’état d’esprit d’une équipe qui ne compte que sur elle-même.

Que devrez-vous montrer dimanche pour ramener quelque chose de Lyon ?
Aujourd’hui, on joue sans nos deux meilleurs attaquants, Mouloungui et Mounier. Guié Guié et Pentecôte sont également blessés. Mais notre force réside également dans l’état d’esprit affiché depuis trois matches. Le groupe était depuis longtemps conscient qu’il allait souffrir jusqu’au bout, ce sera le cas.

Quelle est votre philosophie de jeu ?
J’aime le jeu court, à une ou deux touches de balle. J’aime lorsque mon équipe remonte le ballon à base de petites touches avant d’accélérer le jeu. Mais on a eu pas mal de « pépins » cette année qui sont venus contrecarrer nos idées. Quand on n’a pas une liberté de points suffisante, il est difficile de mettre notre jeu en place ; quand on prend des risques dans le jeu, il faut parfois accepter d’encaisser des buts. Aujourd’hui, force est de constater que l’on ne peut pas toujours mettre en place ce que l’on a dans la tête, que quand on manque de points, on laisse la manière de côté pour privilégier le résultat.

Vous êtes l’entraîneur du Gym depuis 6 mois. Comment avez-vous vécu cette demi-saison sur le banc ?
Il est trop tôt pour dresser le bilan. On m’a donné pour challenge le maintien du club en Ligue 1, tant que celui-ci ne sera pas assuré, je ne pourrai pas dire que le bilan est bon. Mais, malgré tout ce que l’on peut penser, j’ai été heureux de cette expérience, j’ai pris beaucoup de plaisir. J’ai été aussi frustré parce que certains matches nous ont glissé entre les doigts, des matches que l’on ne méritait pas de perdre. Je suis donc un peu frustré parce que j’aurais aimé que cette équipe puisse montrer son vrai potentiel avec l’esprit libéré.



Que pensez-vous de l’OL ?
J’ai beaucoup de respect pour Rémi (Garde) et Bruno (Génésio). Ils ont mené leur saison de manière irréprochable. J’ai beaucoup aimé leur comportement, leur contrôle, leur maîtrise lors des moments très difficiles qu’ils ont traversés. J’imagine que la pression devait être immense en regard des objectifs fixés en début de saison. Je me rapproche vraiment des leurs idées. Je sens un groupe lyonnais complètement attaché à son staff, c’est un modèle pour moi. C’est un groupe que j’aime et malgré la pression, je n’ai jamais vu de débordement, je n’ai jamais senti ce groupe à la limite de l’explosion. J’ai un profond respect pour ce groupe-là, pour son effectif et son staff. Je connais bien Bruno parce que l’on a été joueur à la même époque, que l’on a partagé des choses sympathiques (ils ont évolué ensemble à Nice lors de la saison 1993 – 1994), parce que l’on a passé un an ensemble lors de notre formation au DEPF. Je pense que l’on est formés dans le même moule. J’ai joué contre Rémi (Garde). L’homme est stable, humble. C’est un personnage qui sait garder son calme, fait preuve de maturité sur le jeu et en dehors du domaine sportif. C’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup. 