masculins / OL 2 - PSG 1

Renversant !

Publié le 25 octobre 2006 à 23:48 par BV

La magie de la coupe n’a pas opéré… mais il s’en est fallu de peu. L'OL a éliminé le PSG de la coupe de la Ligue et gagné le droit de recevoir Nancy. Grâce à un doublé tardif de Wiltord les hommes de Gérard Houllier ont remporté leur 12e victoire d’affilée toutes compétitions confondues.

L’Olympique Lyonnais a une nouvelle fois confirmé son impressionnant refus de la défaite. « J’ai un groupe de compétiteurs » répète à l’envi Gérard Houllier. Le dénouement de la rencontre a mis de l’eau au moulin de l’entraîneur olympien et fait vibrer un Gerland électrisé par un scénario à couper le souffle.
Après un Trophée des Champions durant lequel ils avaient étonnement chahuté les champions de France, les Parisiens ont bien failli remettre ça mais la soif de victoire et la désormais coutumière négation de la défaite des Lyonnais ont inversé de renversante façon le cours d’une rencontre qui semblait promise aux visiteurs de Gerland.

Régulièrement loué pour sa profondeur, la qualité du banc rhodanien était, au coup d’envoi, quelque peu éclipsée par la composition de son homologue parisien. Landreau, Traoré, Rozehnal, Rothen, Kalou et Pauleta sur la touche. Autant de traditionnels titulaires, l’espace d’un soir remplaçants, laissant place sous les feux de Gerland aux jeunes Mulumbu, Chantôme, Rodriguez associés à Paulo César et Pancrate. Pour cette entrée dans la compétition, Juninho était suspendu, Abidal, Toulalan ou encore Malouda étaient laissés au repos, suppléés, excusez du peu, par Clerc, Diarra et Wiltord. Entre titulaires et remplaçants, la saison avançant, la frontière semble bien floue, amincissant un peu plus, si besoin en était, les chances parisiennes.

Grand artisan d’une entame de rencontre nettement à l'avantage des Lyonnais, Sylvain Wiltord multiplia les tentatives sans parvenir à tromper la vigilance d’Alonzo, frappant à côté (4e), au dessus (13e et 45e) puis sur les deux poings du portier francilien (19e). Probablement grisé par ses deux réalisations face à Kiev et Marseille, Kim Källström contribuait grandement à le faire briller. Le gardien du PSG s’interposa à trois reprises sur les frappes du Suédois (7e, 27e et 32e) avant de voir son coup franc s'échapper à droite de son poteau. Après une perte de balle du jeune Mulumbu à l’entrée de la surface, Tiago s’essaya sans réussite à l’exercice des frappes de loin (12e).
Guère plus de résultat pour Alou Diarra dont la tête s’envola dans le ciel de Gerland (17e) et pour Sidney Govou qui vit sa tentative contrée par Edouard Cissé (41e).

Côté parisien, Christian Rodriguez se distingua par ses interventions (plus que) musclées sur Réveillère (15e) et Cris (29e). Paolo Cesar occupa seul le registre offensif des joueurs de la capitale. Après une première frappe contrée (11e), il mit Rémy Vercoutre à contribution sur coup franc (15e et 24e), le forçant à dégager du point son centre tendu (29e) puis lança Diané dans la profondeur, obligeant le suppléant de Grégory Coupet à une sortie pleine d’à propos (43e). C’était bien peu, et à la fois satisfaisant, pour des Parisiens heureux de regagner les vestiaires sur un score de parité au terme d’une première période durant laquelle ils avaient eu le mérite de plier sans jamais rompre sous le feu nourri des Lyonnais.

Motivés par la perspective de faire tomber les ogres rhodaniens dans leur antre, ils entamèrent idéalement la seconde période. Diané prit Cris de vitesse mais Vercoutre s’interposa d’une ferme manchette (50e). Pancrate puis Rozehnenal l’imitèrent, trouvant tour à tour un excellent Rémy Vercoutre (52e et 55e). Au plus fort de la pression parisienne, Rodriguez s’en alla seul dans le dos de la défense avant d’être stoppé irrégulièrement par le dernier rempart lyonnais à l’entrée de la surface. Paolo Cesar transforma le penalty au ras du sol (57e), récoltant les fruits des 10 minutes de pression parissienne.
Choqués et peu habitués à pareil traitement, les Lyonnais mirent 10 minutes à réagir. Les frappes lointaines de Kim Källström n’attrapèrent pas le cadre (67e et 84e). Le coup franc de Karim Benzema, entré à la 60e minute de jeu en lieu et place de John Carew, trouva le mur parisien (75e). D’une superbe parade, Jérôme Alonzo claqua un nouvel essai de l'international espoir (85e). Sur le corner, Toto Squillaci ne parvint pas à cadrer sa tête à bout portant (86e).
Les Parisiens croyaient bien tenir leur exploit et devenir la première équipe à faire tomber les irrésistibles Lyonnais cette saison mais une lumineuse passe en profondeur de Tiago mit sur orbite Sylvain Wiltord qui piqua son ballon pour égaliser (87e). Les hommes de Guy Lacombe n'avaient pas encore balayé la déception de cette égalisation dans les derniers instants qu’ils virent leurs espoirs de qualification s’envoler définitivement après la seconde réalisation, en deux minutes de « Nino ». Profitant d’une déviation de la tête de Loïc Rémy, le capitaine d’un soir de l’OL offrit aux siens, au bout du temps réglementaire, une victoire encore inespérée quelques instants plus tôt (89e).
L’Olympique Lyonnais s’est imposé dans la douleur mais il a probablement gagné face au PSG bien plus qu’une qualification pour les quarts de finale de la Coupe de la Ligue. Il a fait fructifier sa formidable culture de la gagne et renforcé un peu plus l’impressionnante confiance qui permet de continuellement renverser des montagnes, inverser les situations les plus malaisées pour offrir à ses supporters les scénarios les plus improbables.

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