masculins / Communiqué du club

Réponse à BUT.

Publié le 08 novembre 2006 à 18:25

En réponse à l’article publié dans But en date d’hier interprétant les propos de Jean-Michel Aulas, la direction de la communication de l’Olympique Lyonnais a transmis au rédacteur en chef le courrier suivant..

Cher François-Xavier,

Je m’adresse à vous à la lecture de l’article publié en page 5 de votre édition de ce mardi 7 Novembre sous le titre « AULAS, Ô DESESPOIR » qui m’interpelle par le ton et les inexactitudes qu’il contient.

En préambule, l’intervention de Jean-Michel AULAS n’était pas liée à la défaite à Rennes, mais à un contexte général qu’il a voulu évoquer.
Si votre journaliste n’a pu « se priver » du plaisir de répondre point par point « aux griefs d’AULAS », je me contenterai de répondre point par point à ses propres commentaires, mais sans ce plaisir qu’il évoque et que j’ai du mal à comprendre.

1/ Vous dites « jamais un club aussi dominateur n’avait à ce point été soutenu par la presse… », ce qui n’engage que vous. Je ne savais pas qu’il appartenait à la presse de soutenir ou non des clubs.
Votre journal poursuit « alors même que des conflits réguliers menacent sa stabilité… ». Je ne sais pas ce que vous appelez des conflits réguliers mais sûrement pas ceux, faux, que vous citez en exemple : « l’épisode CAREW/HOULLIER » n’était que le fruit d’une curieuse interprétation d’un seul journaliste, votre correspondant à Lyon ; quant aux « discordes entre le Président et l’entraîneur », je ne vois pas à quoi vous pouvez faire allusion.
Pour conclure sur ce point, ce ne sont pas ces pseudos conflits qui pourraient menacer la stabilité à laquelle le club attache une attention particulière, tant par sa gestion économique, financière, sportive qu’humaine.

2/ Vous mélangez à plaisir des retransmissions TV qui peuvent compliquer la gestion sportive d’un calendrier et les retombées financières qui en découlent, alors que le sujet évoqué par Jean-Michel AULAS était strictement un problème de calendrier, et ce n’est pas parce que le LOSC a joué plus de matchs que l’Olympique Lyonnais que notre calendrier n’est pas surchargé, a fortiori avec la présence de 16 internationaux également engagés, comme vous le précisez, avec leurs sélections nationales.
Puisque vous évoquez le LOSC, vous devriez vous rappeler que parmi les problèmes évoqués, il y a la programmation du match de championnat entre l’Olympique Lyonnais et le LOSC, que les deux clubs voulaient avancer au vendredi 22 septembre pour mieux préparer leurs matches de Champions League, et qu’ils ont du se résoudre à jouer le samedi après-midi.

3/ Quand Jean-Michel AULAS dit « qu’il y a une succession d’anomalies flagrantes qui sont faites pour freiner l’Olympique lyonnais dans son élan », vous expliquez que le club « grâce au soutien de la LFP, obtient chaque année des modifications législatives… » mais vous prenez, là aussi, soin de mélanger les torchons et les serviettes. Ne considérez-vous pas, à seul titre d’exemple, comme une anomalie qu’un championnat professionnel commence en se privant délibérément de joueurs laissés réglementairement en vacances pour avoir participé à la Coupe du Monde ?
Dans le cas particulier de l’Olympique Lyonnais, cela revenait à disputer le Trophée des Champions et à entamer la saison privé de sept joueurs !
Quant aux modifications législatives, elles ne bénéficient pas au seul Olympique Lyonnais comme vous le laissez entendre, mais à l’ensemble du sport français et non pas même seulement au football.

4/ Je vous trouve bien désobligeant pour Sylvain MARVEAUX lorsque vous vous étonnez « de voir le président d’un grand club s’abaisser à répondre aux propos d’un jeune joueur… ».
Quant à votre jugement « l’arbitrage a été plus que cl©ment pour l’OL… », comment pouvez-vous être aussi péremptoire en ayant une vision aussi orientée ?
Vous vous trompez en disant que le but de Sylvain WILTORD à Bordeaux était hors-jeu alors que tous les arbitres ont dit qu’il ne l’était pas.
Concernant le match du PSG, le but égalisateur de l’Olympique Lyonnais était hors-jeu, mais pourquoi n’évoquez-vous pas la situation de Christian RODRIGUEZ qui aurait dû être expulsé, ou le geste de Sylvain ARMAND sur Karim BENZEMA en fin de match qui aurait du être sanctionné par un pénalty et une expulsion ?
Enfin, pour revenir au match de Bordeaux, pourquoi ne parlez-vous pas, là non plus, des agressions de Franck .JURIETTI et David DJEMALI également sanctionnables d’expulsion ?
Restant à votre disposition pour évoquer ce sujet et pour donner d’une façon générale toutes précisions à vos journalistes avant publication de leurs articles.


Je vous prie d’agréer, Cher François-Xavier, l’expression de mes salutations distinguées.