masculins / Infos Club

Réponse de Jean-Michel Aulas à Lyon Mag

Publié le 11 mars 2005 à 17:58 par AT

LYON MAG

Monsieur Philippe BRUNET LECOMTE

2 bis rue de la Fraternelle

69009 LYON



Lyon, le 10 mars 2005









Monsieur,





Sans étonnement excessif pour le harcèlement dont vous êtes coutumier, je prends connaissance de votre courrier recommandé (!) du 8 mars



Les informations que vous délivrez dans ce courrier sont de la même nature que celles affichées dans vos articles du n° 145 de mars 2005 de Lyon Mag avec le titre en forme de "retape" : "La justice va-t-elle faire tomber Aulas ?".



Ce tissu de contrevérités et de mensonges repose-t-il sur une inconscience totale de vos journalistes, sur une ligne éditoriale délibérée ou sur une mauvaise foi généralisée ou plus probablement les trois à la fois ? Vous choisirez donc vous-même.



Vos articles dudit numéro de Lyon Mag comportent les mensonges suivants :



1. A aucun moment, les enquêteurs sont repartis de l'Olympique Lyonnais avec plusieurs kilos de documents. Une photocopie de quelques documents a été effectuée en exécution de l'ordonnance de visite et saisie, ce qui représente une vingtaine de feuillets.



2. Vous avez, tant dans la présentation de votre pseudo enquête qui fait référence à "des dessous de tables, des comptes dans des paradis fiscaux, des transferts suspects, des accords secrets …" suggéré que l'Olympique Lyonnais était concerné, ce qui est, bien entendu, un intolérable amalgame qui n'a pour objectif que d'utiliser mes photos et des titres aguicheurs pour essayer de me salir et de vendre votre magazine dont tout le monde sait à Lyon que le niveau de diffusion ne progresse plus …



3. Vous prétendez "qu'une menace judiciaire pèse sur Aulas". Comment affirmer une telle chose, alors qu'à aucun moment, vous n'avez cité des faits précis de l'enquête qui ferait directement référence à ma personne ?



4. "Des comptes off shore, des dessous de tables, des arrangements inavouables … un système précisément ripoux au nom du professionnalisme, de la modernité et de l'Europe". Qu'est-ce qui vous pousse à persister dans cet amalgame de phrases volontairement blessantes, et complètement déphasées par rapport à la situation de l'Olympique Lyonnais, sinon une volonté malsaine de diffamer pour le plaisir, ou un intérêt purement mercantile ?



5. Comment pouvez-vous écrire dans vos articles, sans vérification ni fondement que les trois inspecteurs de la répression des fraudes auraient débarqué dans le hall d'entrée de l'Olympique Lyonnais accompagnés de plusieurs policiers de la brigade financière, alors que ce n'est que pure invention ?



6. "Vrai-faux étonnement" Comment pouvez-vous affirmer encore que "l'alerte est aussitôt donnée. Avocats, conseils juridiques, experts comptables …" et qu'il y a "de la stupeur dans les couloirs" alors que personne n'a été mis au courant, que les salariés – y compris Bernard Lacombe – n'ont été informés que le soir de cette visite et qu'il n'y a eu aucun contact avec les avocats, les conseils juridiques, ou les Experts Comptables sur ce sujet ?



7. Comment osez-vous écrire "Marino Faccioli, le directeur administratif du club depuis 1979 sur lequel repose tout le système Aulas" ? Vous suggérez là aussi qu'il était volontairement en vacances. La désinformation est ici au paroxysme. Marino Faccioli était bien en congés. Il avait simplement interrompu ceux-ci pour participer à une réunion de la Ligue de Football Professionnel à Paris, laquelle a fait l'objet d'une visite en même temps.



8. Comment pouvez-vous prétendre "qu'un magistrat lyonnais au terme de cette perquisition a ironisé sur le vrai-faux étonnement d'Aulas", alors que ceci relève de votre imagination ?



9. Comment aussi affirmer que le personnel du club était affolé, ce qui est totalement faux ?



10. Comment affirmer que l'Olympique Lyonnais a gardé le silence, alors que par l'intermédiaire de la Ligue de Football Professionnel et de son Président, un communiqué a été adressé à l'ensemble de la presse le jour même ?



11. "Réunion de crise". Là aussi mensonge délibéré et total. Vous prétendez que"fou furieux", j'aurais réuni mon staff et qu'il y aurait eu débat avec les cadres. Il n'y a eu aucune réunion de ce type. C'est donc une nouvelle fois invention de votre part et pure désinformation.



12. Comment pouvez-vous écrire "La guerre est déclarée, car certains ont décidé d'avoir ma peau" ? Phrase que j'aurais soi-disant prononcée: calomnie à nouveau.



13. "Réunion de crise". Comment affirmer, ce qui est absolument faux, "qu'une réunion de crise s'est déroulée dimanche matin chez Jean-Paul Simoëns" ? Il n'y a eu aucune réunion chez Jean-Paul Simoëns, ni ailleurs, sur ce sujet.



14. "La grande inquiétude d'Aulas, c'est de savoir quels documents ont été saisis". Encore une fois, les quelques documents saisis ont été photocopiés par la DGCCRF et les originaux remis à Thierry Sauvage avant le départ des fonctionnaires.



15. Vous affirmez par ailleurs que "Jean-Michel Aulas aurait envoyé une lettre à tous les administrateurs pour leur imposer une règle stricte du silence". Mensonge toujours. Il n'y a jamais eu ni lettre aux administrateurs, ni contact, et pour demander quel silence sur quel type de sujet ? L'Olympique Lyonnais est un club sain qui n'a jamais rien eu à se reprocher. L'amalgame insupportable que vous avez fait entre trois informations judiciaires – qui n'ont jamais entraîné la moindre mise en cause de l'Olympique Lyonnais ou de moi-même – confirme, s'il était besoin, votre mauvaise foi et votre volonté avérée de nuire à l'Olympique Lyonnais et à son Président.



Ces quelques rappels vous expliquent et vous confirment la raison pour laquelle, quand votre journaliste – Monsieur Nardone – m'a demandé une interview, je l'ai acceptée en toute sérénité, ce qui rend comique votre affirmation selon laquelle " le Président de l'Olympique Lyonnais fera preuve d'un calme étonnant, lui qui généralement est assez agressif avec Lyon Mag".



Sans doute adorez-vous être diffamé et conserver alors une attitude inaltérablement zen. Encore que vos discours violents, agressifs et récurrents sur la Justice témoignent du contraire.



Concernant les dossiers Essien et Marlet que vous présentez, bien entendu, comme des affaires judiciaires concernant l'Olympique Lyonnais, elles ont toutes les deux abouti à ce qui vous a toujours été dit, c'est-à-dire à la non implication de l'Olympique Lyonnais et dans le second cas à la condamnation de notre contradicteur.



Concernant maintenant votre courrier truffé d'autant de contrevérités que vos articles, comment prétendre que nous aurions tenté de savoir quelle serait la réaction de Lyon Mag pour entrer dans son capital ? Est-ce là aussi de la mythomanie ou une volonté, comme dans vos articles, d'écrire une histoire romancée destinée à vous préconstituer on ne sait quelle preuve ?



Non seulement vous cherchez à tromper votre rédaction et vos collaborateurs, mais vous vous égarez vous-même.



Pourquoi évoquer un contact avec un élu lyonnais en vue d'une association au magazine Lyon Foot ? Vos inventions n'ont visiblement aucune limite.



Concernant enfin le boycott publicitaire que j'aurais ordonné, vous confirmez là encore votre mauvaise foi.



Lorsque le site du club écrit "L'Olympique Lyonnais et Jean-Michel Aulas ont refusé d'acheter systématiquement des espaces publicitaires dans Lyon Mag" cela signifie qu'ils en ont acheté et qu'ils en achèteront peut-être encore, mas pas de façon systématique. Vous êtes ainsi au choix un ingrat ou un manipulateur.



Pour parler de boycott, il aurait fallu que le site écrive "… ont refusé systématiquement d'acheter des espaces…".



Je ne peux pas imaginer qu'un journaliste comme vous qui se voudrait épris de la qualité de la langue française n'ait pas fait la différence.



Enfin, concernant votre procès perdu en appel qui a été exécuté selon la loi, vous avez effectivement argué, pour tenter de vous soustraire à l'exécution, de la mauvaise santé économique et financière de votre groupe, allant jusqu'à faire craindre le dépôt de bilan de votre entreprise. Vous n'avez pas été suivi par les Juges, ce qui ne vous empêche pas de continuer à fanfaronner.



Je ne sais pas quel est votre objectif en m'adressant personnellement ce singulier courrier, mais j'espère, sans y croire vraiment, que le mien sera publié en réponse à votre tissu de contrevérités, pour que vos lecteurs soient édifiés sur l'attitude de persistante nuisance de votre publication à l'égard de l'Olympique Lyonnais et de ceux qui le dirigent.



Cela dit, dans notre belle ville romaine de Lyon, puis-je vous renvoyer à l'adage latin : « errare humanum est, perseverare diabolicum est »



La présente vous est adressée par pli recommandé avec accusé de réception en exécution du droit de réponse prévu par l'article 13 de la loi du 29 Juillet 1881.







Jean-Michel AULAS

Président