masculins / AS Rome 0 - OL 0

Reste à gagner

Publié le 21 février 2007 à 22:45 par BV

L’OL est donc toujours invaincu en huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Si d’aucuns promettaient aux Rhodaniens un piège au Stadio Olympico, les quintuples champions de France sont parvenus à s'en sortir indemnes, et même rassurés.

Ils ramènent de Rome un match nul et vierge qui leur autorise tous les espoirs avant le match retour à Gerland. En coupe d’Europe, 68% des équipes se sont qualifiées après avoir obtenu un match nul 0 à 0 à l’extérieur : la statistique incite à l’optimiste dans les rangs rhodaniens. La maîtrise affichée par Tiago et les siens corrobore ce prometteur chiffre. Après deux victoires de rang en championnat, les Lyonnais ont souvent controlé les Romains, ne leur concédant que de maigres espaces, principalement sur coups de pied arrêtés.

Il fut un temps, pas si éloigné, où le deuxième du Calcio n’aurait fait qu’une bouchée du leader de la Ligue 1. L’écart entre les deux championnats s’est probablement estompé depuis quelques années. L’Olympique Lyonnais s’est également rapproché des toutes meilleures formations continentales, jusqu’à ramener logiquement un match nul de la pelouse du second du championnat italien. Il fut un temps où ce résultat aurait amplement satisfait le camp lyonnais. Pourtant, au terme des quatre-vingt-dix premières minutes de ce huitième de finale, l’impression qu’il y avait peut-être quelque chose de mieux à glaner subsiste. Qu’importe, les Lyonnais devront faire la différence à Gerland le 6 mars, une performance largement à leur portée en regard de leur assurance affichée et du faible nombre d’occasions concédées. Les Romains n’ont en effet pas montré grand-chose, en tout cas pas suffisamment pour mette en difficulté des Olympiens sereins.

Au terme d’une première mi-temps à leur avantage, les hommes de Gérard Houllier ont probablement plus reconnu la pale formation qui s’est inclinée le week-end dernier sur la pelouse d’Empoli que l’équipe joueuse et redoutable que d’aucuns leur avaient promise. Les Gones entamèrent en effet idéalement la rencontre, se procurant les meilleures occasions de la première période. Pas vernis les Gones : le coup franc de Juninho dévié de la tête par Taddeï vint s’écraser sur le poteau gauche de Doni (7e). Françaois Clerc et Sidney Govou n’attrapèrent pas le cadre (16e et 18e). Le portier brésilien s’interposa dans les pieds de Florent Malouda (21e) puis capta la frappe du Guyanais (42e).
C’était beaucoup en comparaison des trop rares spasmes offensifs des Romains. Totti largement au dessus (11e), Taddeï et Mancini à côté (24e et 40e) privèrent, statistiquement, les hommes de Luciano Spalletti d’un zéro pointé. Dans le jeu, c'était une autre afffaire.
Durant une rencontre souvent rendue injouable et hachée par les très nombreux coups de sifflet, le plus actif protagoniste de la rencontre fut sans aucun conteste Monsieur Riley. Pour des interventions dangereuses ou des simulations éhontées, huit Romains pâtirent de l’importante propension de l’arbitre anglais à « dégainer », les Lyonnais prenant part à la moisson dans une moindre moindre mesure…suffisament cependant pour subir le plus critique avatar.
Dès le retour des vestiaires, Jérémy Toulalan reçut son troisième avertissement de la compétition, synonyme de suspension pour le match retour, pour un (léger) contact avec un Francesco Totti, souvent plus prompt à « plonger » pour obtenir des coups francs qu’à s’employer à bien réguler le jeu romain. Peu en vue sur action construite, le capitaine romain n’en demeura pas moins dangereux sur coups de pied arrêtés. Ses coups francs puissants forcèrent Grégory Coupet à s’employer, boxant puis captant le cuir (62e et 72e).

Les Lyonnais reculaient mais demeuraient dangereux grâce à leur capacité à créer le danger sur coups de pied arrêtés. Doni relâcha le lointain coup franc de Juninho sur Fred avant de s’interposer devant l’attaquant auriverde (65e). Sur corner, la reprise acrobatique de Sidney Govou n’inquiéta pas le portier brésilien (66e). L’ultime coup franc de Juni trouva les gants de Doni (90e).

L’OL est à la mi-temps d’un quatrième quart de finale consécutif en Ligue des Champions mais le plus dur reste à faire. Sans Jérémy Toulalan mais avec un groupe qui monte en puissance et semble retrouver sa forme automnale, les Olympiens devront l’emporter. Ils joueront leur qualification sur un match. C’est simple mais également si loin…
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