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Retour gagnant au Philips Stadion ?

Publié le 20 février 2006 à 18:00 par R.B

10 mois après une élimination en 1/4 de finales aux tirs au but, l'OL retrouve le PSV Eindhoven en Champions League; cette fois ci en 1/8èmes de finale. De drôles de retrouvailles que les Lyonnais ne veulent pas manquer... pour continuer leur route.

« La revanche est un sentiment de cour d’école ». Même si Gérard Houllier en arrivant l’été dernier à Lyon avait bien compris que l’élimination en ¼ de finale de la précédente édition de la Champions League n’avait pas été évacuée par le club olympien « le deuil n’a pas été fait », pas question pour autant d’en faire son cheval de bataille pour préparer les retrouvailles avec ces Bataves. Il sait aussi que les acteurs présents les 5 et 13 avril 2005 auront une motivation un peu particulière.

Depuis cette double confrontation, le PSV et l’OL se sont retrouvés en juillet en Corée lors de la Peace Cup pour un 3ème nul de rang ; un nul qui avantagera cette fois les Olympiens. Depuis cette confrontation, les effectifs ont bien changé. Au PSV, les incroyables coréens Lee et Park sont partis monnayés leur talent en Angleterre ; Vogel, en Italie, Van Bommel à Barcelone. Avec Bouma, autre départ, ils étaient tous titulaires. Place à de nouveaux visages comme celui de l’Ivoirien Koné, du Belge Simons ou encore du Batave Reiziger. Place au gamin Affelay… pour le reste Cocu est toujours là pour donner le tempo ; le Péruvien Farfan pour marquer des buts ; Gomes pour préserver sa cage ; Vennegoor mesure toujours 191cm ; Ooijer, Lucius et Alex, surnommé le Tank, n’ont pas changé leur façon athlétique de défendre. Et Guus Hiidink dirige toujours la manœuvre.

« Attention au jeu long de Cocu qui cherche souvent Vennegoor ; ce dernier travaillant beaucoup en déviations pour Farfan. Ces Hollandais sont dangereux sur coups de pied arrêtés ; ils n’aiment pas prendre le jeu à leur compte ; ils aiment bien mener au score. Ils ont des individualités de qualité à l’image d’Alex, de Cocu et de ce diable de Farfan, rapide, puissant, intelligent et r�aliste… ». Bruno Génésio connaît par cœur cette équipe pour l'avoir supervisée plusieurs fois. « C’est du costaud… ».

[IMG40154#R]Gérard Houllier connaît aussi les forces… et les faiblesses des Rouge et Blanc. Son credo : « en Champions League, la moindre erreur est interdite ; elle se transforme toujours par un but… elle exige plus d’attention, de concentration, de dépassement de soi…». Quand on se souvient des 2 buts encaissés la saison dernière par les Lyonnais (faute d’inattention), on se doute qu’il saura faire passer son message. Si la maison Philips a changé de visages au point de ne plus avoir un seul « Van quelque chose dans ses rangs » comme à l’époque où cette équipe avait remporté la Coupe des Coupe en 78 (face à Bastia) et la Coupe d’Europe des Champions (contre Benfica) en 88, le groupe olympien présentera lui aussi un profil modifié avec la présence de Carew, Tiago, Fred, Müller… le départ d’Essien... et les blessures de Cacapa et Réveillére. Sans parler du changement d’entraîneur. Guus Hiddink trouvera sur la banc d’en face Gérard Houllier, recruté, en autre, par le président Jean-Michel Aulas pour son expérience européenne. L’ancien coach de Liverpool connaît parfaitement la musique continentale. Il se sait attendu au tournant.

Le succès en championnat face à Nantes a « remis » le groupe de Juninho dans les bons rails ; « Juni » en profitant pour retrouver le chemin des filets et, ce, sur coup franc. Si les coups de pied arrêtés du PSV seront à surveiller avec attention, ceux du maestro brésilien ne sont jamais une sinécure pour ses adversaires d’un jour : 3 buts déjà cette saison (Real et Olympiakos x 2) sans parler des 2 passes décisives, toujours sur coups francs, pour Carew (Real et Olympiakos). Un Juninho toujours très inspiré par ces rendez-vous européens. Tiens Carew, il pourrait aussi se montrer à son avantage ; n’a-t-il pas inscrit 4 buts et délivré une passe décisive en phase de poule. « Les grands joueurs sont toujours importants dans ce genre de rencontre ». Gérard Houllier se plait à le répéter.

[IMG40155#L]Il est à prévoir qu’il y aura un soupçon de fraîcheur au coup d’envoi par rapport au groupe qui a débuté face aux Canaris. Cela devrait faire le bonheur de Tiago, Govou, Carew. Avec certainement un retour au 4-3-3. Il sera toujours temps de s’adapter en fonction des débats. Car comme le dit Grégory Coupet : « pas question de se pénaliser dans ce match aller ». Cela veut-il dire que les Lyonnais seront plus attentistes qu’à l’ordinaire, eux qui aiment prendre le jeu à leur compte en allant de l’avant ? «L’équipe qui remporte ce genre de match, voire même la compétition, est celle qui défend le mieux. Regardez Porto, Liverpool. La possession de balle n’est pas synonyme non plus de qualification. L’élimination de Barcelone la saison dernière contre Chelsea en est l’exemple frappant ». Gérard Houllier enfonce le clou. Pour aller loin, jusqu’au Stade de France, les prises de risques devront être calculées. Cela commence mardi soir dans l’enceinte du Philips Stadion où Monsieur Kyros Vassaras aura un rôle important à jouer. Il faut le souhaiter... son sifflet ne peut être que meilleur que ceux de Luigi Collina et de Kim Milton Nielsen !
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