feminines / Analyse

Retour sur la finale : Les Lyonnaises avec talent et caractère

Publié le 16 mai 2016 à 15:24 par OT

Retour sur la finale de la Coupe de France féminine remportée par l’OL féminin face à Montpellier (2-1).

MENTAL DE HAUT NIVEAU
Tout avait pourtant si mal commencé. À peine deux minutes de jeu que Montpellier avait déjà ouvert le score. Suite à un duel perdu au milieu de terrain, Jakobsson partait dans le dos de Bremer, côté gauche, et centrait pour Andressa Alves qui faisait trembler les filets après que le ballon soit passé entre les jambes de Wendie Renard (0-1, 2’). Une entame cauchemardesque qui aurait pu plomber le moral des Lyonnaises, menées au score pour la première fois de la saison. Mais seulement deux minutes plus tard, Griedge Mbock parvenait à égaliser en s’arrachant dans la surface de réparation (1-1, 4’).

JOUEUSES DE TALENT
Entrée en jeu à 10 minutes de la fin du match, Louisa Necib a délivré son équipe en envoyant une somptueuse reprise de demi-volée sous la barre de Solène Durand (2-1, 85'). Un geste de grande classe à un moment crucial du match. Sans cela, l’OL aurait dû vivre une aléatoire séance de tirs au but, car il n’y a pas de prolongation en Coupe de France féminine. À noter aussi le gros travail défensif de Pauline Bremer à droite, le match encore parfait de Griedge Mbock en défense centrale, l’apport offensif de Wendie Renard en seconde période, ou encore la belle activité d’Eugénie Le Sommer et Elodie Thomis dans les couloirs offensifs.

VARIÉTÉ TACTIQUE
Cette saison, l’OL féminin a passé un cap dans sa capacité à s’adapter à l’adversaire sans dénaturer son jeu. Face à Montpellier, les joueuses de Gérard Prêcheur ont su répondre présent dans les duels et varier les attaques. Les couloirs ont été souvent utilisés pour tenter d’écarter le bloc compact montpelliérain. Beaucoup de centres mais aussi quelques tentatives lointaines. Un jeu parfois plus direct que la saison dernière, qui permet d'apporter de la variété et de surprendre l’adversaire. En seconde période, les Lyonnaises ont eu la maîtrise totale du jeu, s’appuyant d’avantage sur la possession, et Montpellier a fini par payer ses efforts défensifs.

Sur le même thème