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Retour sur le match des filles...

Publié le 30 octobre 2005 à 19:43 par AT/PC

TOULOUSE – OL 0-0

Un assourdissement silence offensif



Le compteur reste désespérément bloqué à neuf réalisations en 7 journées contre 29 à Juvisy leader et 19 à Montpellier qui compte 3 matches de retard. Aucun but contre Soyaux à domicile, pas davantage à Toulouse dimanche. Même si ce résultat nul ramené de la ville rose n'est pas mauvais, l'OL fait du surplace.

Malgré un départ très matinal en monospace et les 5 h 30 de route, les filles de Farid Benstiti semblaient remises de leur absence bruyante remarquée face à Soyaux une semaine plus tôt. L'énergie et l'envie retrouvées, les Lyonnaises ont livré un match solide se créant même de nombreuses occasions très nettes, se heurtant certes à la gardienne mais hélas surtout à un manque de confiance et une maladresse chroniques. Le tout balayé par une spirale de pensées négatives dont il deviendra de plus en plus délicat de s'extraire.

« C'est rageant ! soupirait l'entraîneur Farid Benstiti. On ne parvient pas à concrétiser. Il semble qu'il manque quelque chose dans la volonté collective de mettre les ballons au fond. On peut encore avoir des regrets. Sandrine Brétigny a connu trois face à face avec la gardienne, Sarah Chorfa un avec une défenseur. Mais non. On manque d'emprise collective dans l'entrejeu. La jeunesse des filles leur donne trop de fougue peu compatible avec la réflexion et une certaine lucidité. Nous n'avons plus La joueuse pour calmer les ardeurs, gérer les contres, les temps de jeu. La saison dernière Ali Wagner jouait parfaitement ce rôle. Bien sûr, cela s'apprend. La formation fait son œuvre, mais il faut du temps. En attendant, on reste sur notre faim.» Et comme si cette charnière qui grince ne suffisait pas aux soucis des olympiennes, il a aussi fallu faire face à une réorganisation en début de match, pour cause de blessure.



Une charnière qui grince



En effet, si le retour de sélection de Lorrie Fair, la petite Américaine au four et au moulin a fait du bien dans la récupération, l'absence définitive de sa compatriote Daniel Slaton repartie au pays a pesé dans une défense inexpérimentée. Et cela d'autant plus que l'internationale Sandrine Dussang, remise de problèmes rénaux l'ayant empêchée de s'entraîner toute la semaine, s'est donnée une sévère entorse à la cheville après un quart d'heure de jeu.

«Elle avait réalisé une superbe entame de match, explique le coach. J'ai dû faire redescendre Simone du milieu droit à la place de latérale puis décaler Delphine Blanc dans l'axe au poste de Sandrine. Elle a d'ailleurs réalisé une très bonne performance. J'ai cependant ressenti beaucoup d'appréhension, une évidente peur de mal faire chez les plus jeunes comme Laura Gandonou, Aurélie Naud, Coralie Ducher, Sarah Chorfa, dont le potentiel vaut largement mieux que ce qu'elles ont montré malgré leur évidente bonne volonté. La plupart des ballons dangereux qu'auraient pu exploiter Toulouse ont été donné par nos jeunes arrières. Nous sommes très largement perfectibles. »

Il n'en reste pas moins que s'appuyer uniquement sur la jeunesse formée au club ne suffit pas à rivaliser avec les très gros clubs et que le recrutement n'a pas pris la tournure qu'il aurait pu.

« On travaille sur le sujet mais il est bien tard, regrette Benstiti. Toutes les joueuses que nous convoitons sont en poste, engagées en coupe d'Europe et dans leur championnat ».

Pour l'heure donc, les Olympiennes ne peuvent compter que sur leur potentiel, et il existe. Les joueuses doivent, non seulement en prendre conscience mais aussi se persuader que seuls le travail, la persévérance et le sérieux leur amèneront davantage de constance contribuant par la même à installer une plus grande confiance. Le déblocage psychologique ira de paire avec une révision à la hausse de leurs propres ambitions.

Et il en faudra dans deux semaines pour se rendre chez les européennes de Montpellier, championnes de France en titre et en pleine possession de leurs moyens.





AT avec PC
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