masculins / Olympiakos 1 - OL 4

Retour sur les vainqueurs d'Olympiakos

Publié le 02 novembre 2005 à 16:13 par R.B

[IMG7055L]Un lendemain de victoire en Champions League à l'extérieur et sur un score de 4 à 1 gomme la fatigue, irradie les visages. En arrivant à l'aéroport d'Athènes, des supporters du <b>Panathinaikos</b> attendent leur vol pour Barcelone où leurs joueurs préférés vont affronter dans la soirée les coéquipiers de <b>Ronaldinho</b>. Pas de doute entre les 2 clubs de la capitale grecque, c'est la guerre au point que les bonhommes verts n'hésitent pas à venir nous féliciter pour le succès de la veille. Dans l'avion, les <b>Lyonnais</b> recevront une véritable ovation pour leur performance...

Un lendemain de victoire en Champions League à l'extérieur et sur un score de 4 à 1 gomme la fatigue, irradie les visages. En arrivant à l'aéroport d'Athènes, des supporters du Panathinaikos attendent leur vol pour Barcelone où leurs joueurs préférés vont affronter dans la soirée les coéquipiers de Ronaldinho. Pas de doute entre les 2 clubs de la capitale grecque, c'est la guerre au point que les bonhommes verts n'hésitent pas à venir nous féliciter pour le succès de la veille. Dans l'avion, les Lyonnais recevront, un à un, une véritable ovation pour leur performance. Coupet étant le premier… Gérard Houllier fermant la marche. Un vol sans histoire de 2h 35 avant de retrouver la Capitale des Gaules. Pour l'entraînement, il faudra attendre jeudi après-midi (15h 30) ; un repos bien mérité.



Le match de la veille est bien évidemment encore présent dans toutes les têtes. Les Olympiens ont marqué une nouvelle fois les esprits. « On s'est fait plaisir. Désormais, on est tranquille. Nous irons à Madrid pour faire quelque chose de grand. En discutant avec Yaya Touré, il nous a avoué qu'il avait été impressionné par l'OL d'un point de vue collectif et individuel… ». Grégory Coupet n'en finit pas répondre aux questions des médias en attendant ses bagages à l'aéroport Saint-Exupéry. Mardi soir, le quadruple champion de France a en effet donné la leçon selon un scénario bien connu : je débute mal ; je reviens dans le match et je fais la différence avec le réalisme idoine.



Parmi les 14 lyonnais alignés par Gérard Houllier comment ne pas mettre en exergue Juninho. Ce gars là il pourrait s'appeler l'homme providentiel… l'homme qui tombe à pic… le sauveur… le magicien… le Monsieur Plus… Zorro… Une nouvelle fois, il a remis sur les rails ses partenaires par un énième coup franc. Et ce, à un moment important de la partie. Une nouvelle fois, il a adressé une passe décisive. Dans 6 des 15 rencontres auxquelles il a participé cette saison, il a été directement décisif en tant que buteur ; en tant que passeur : 2 fois contre Rennes, 1 fois contre Ajaccio ; 2 fois contre Auxerre ; 2 fois contre Olympiakos à l'aller ; 2 fois, au retour ; 2 fois contre le Real Madrid. A chaque fois, il l'a fait pour l'ouverture au score ou encore pour revenir au tableau d'affichage. L'OL sans « Juni » ne serait pas l'OL ; et ce la ne date pas de cette saison. En Champions League, il a inscrit à l'Olympiakos son troisième but sur coup franc de l'édition 2005-2006, après celui contre le Real et celui face à l'Olympiakos au match aller. Juninho est un monstre par ses chiffres, mais aussi dans le jeu par sa capacité à garder le ballon, à faire avancer le groupe. Il est un monstre de gentillesse et de disponibilité.



A ses côtés, Mahamadou Diarra a tout simplement été phénoménal. Le Malien a retrouvé son niveau d'excellence. Souvent dans la zone d'action de Yaya Touré, il a fini par museler l'Ivoirien tout en étant aux quatre coins du terrain ; à la récupération, à l'organisation, à la finition. Lorsque cela n'allait pas trop bien en première période, il a donné de la voix et du geste. On revoit par exemple les images de ce conciliabule avec Cacapa, Juninho, Tiago pour recadrer certainement les approximations constatées. « Djila » est lui aussi un monstre. Dans cette catégorie, on ne peut oublier le magnifique Cris. Quasi impassable au sol et dans les airs, Le Brésilien a dressé une fois de plus un mûr infranchissable. Vous ajoutez le réalisme de Carew, l'activité de Govou, la sûreté de Coupet, l'envie, le mental de tous les autres et on oublie encore un certain nombre de qualités ; vous secouez le tout et cela donne un OL qui fait de plus en plus peur sur la scène européenne. Il reste juste à éradiquer ce passage à vide en début de rencontre. Pour la cinquième fois de la saison, les Olympiens ont en effet un but entre la 3ème minute de jeu et la 11ème. Ce constat a peut-être le don d'inquiéter les supporters. Il n'a pas l'air de perturber outre mesure Gérard Houllier… et finalement, ces buts rapides déclenchent à l'évidence le signal du réveil, voire de la révolte.



R.B