masculins / PSV 0 - OL 1

Retour sur une belle victoire européenne

Publié le 22 février 2006 à 16:00 par R.B

Pour aller loin en Champions League, il faut faire 0 erreur ; rester concentré pendant plus de 90 minutes ; bien défendre ; faire preuve de réalisme ; posséder des joueurs de talents et d’expérience ; un banc de qualité ; avoir ce soupçon de chance indispensable...

Tous ces constats, nous les entendons au fil des saisons et encore plus depuis l'arrivée de Gérard Houllier. Cela s’est vérifié mardi soir au Philips Stadion. Comme si le scénario était écrit à l’avance.

L’OL s’est donc imposé 1 à 0 au terme d’un âpre combat marqué par une cinquantaine de fautes sifflées par Monsieur Kyros Vassaras rehaussé de 5 cartons jaunes et d’une expulsion tous dans le camp du quadruple champion de France ; un combat au goût de sang et de contusions. Au final les Olympiens ont remporté la bataille des airs malgré l’incroyable Vennegoor. Ils ont surmonté la sortie de Cris à la mi-temps, les réaménagements en défense, l’expulsion de Govou… Ils ont eu ce brin de chance envoyant un missile d’Alex sur la transversale, une frappe de Koné, seul devant le but vide, sur un montant lyonnais et une tête décroisée de Vennegoor à quelques centimètres de la cage de Coupet. Sans un « Greg » exceptionnel d’entrée de match sur sa ligne pour sortir acrobatiquement la tête puissante à bout portant de VOH, ce match n’aurait pas été le même. Gomes, son homologue de cage, n’a pas eu cette inspiration, cette présence sur le coup franc de Juninho ! « Juni », une nouvelle fois précieux, en signant au passage son 60ème but olympien ; son 25ème coup franc, le 4ème en Champions League de l’exercice 2005-2006. Ces 2 hommes sont de véritables trésors pour un entraîneur. Ils lui apportent très régulièrement points et victoires.

[IMG40176#L] Sur la pelouse glissante de la magnifique enceinte néerlandaise, Clerc a confirmé son adaptation au haut niveau. Le Bressan enchaîne les performances de qualité dans son couloir droit aussi bien défensivement qu’offensivement. Wiltord a fait un bien fou au collectif français tellement il joue juste, tellement il sent le foot. Le Portugais Tiago a arpenté les 4 coins du terrain pour colmater, harceler, récupérer, relancer. Diarra fut un superbe guerrier. Abidal a une nouvelle fois changé de poste en cours de match avec bonheur. Quelle assurance et quel calme dans l’axe de la défense ! Malouda a reculé d’un cran, contraint et forcé, pour mieux sauter et s’imposer dans les duels… L’OL a incontestablement une superbe machine. Ses campagnes européennes précédentes lui apportent confiance, maturité, ambitions et génèrent chez ses adversaires respect et crainte. Le recrutement a apporté chaque fois un plus ; ses entraîneurs aussi. L’OL a remporté mardi soir ce type de rencontre qu’il n’aurait certainement pas gagné par le passé. Ce constat démontre les progrès considérables du club du président Jean-Michel Aulas.

[IMG40175#R] Maintenant, les partenaires de Govou ne sont pas encore en ¼ de finales. Ils n’ont fait que « copier » leurs 2 précédentes sorties en 1/8èmes : succès au match aller à la Real Sociedad (2004) et au Werder Brême (2005). A chaque fois sans prendre de but. Dans 2 semaines, le retour doit envoyer, on l’espère, ces Lyonnais en ¼. Et c’est là qu’une autre histoire reste à écrire.
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