masculins / Milan AC 3 - OL 1

Retour sur une élimination

Publié le 05 avril 2006 à 18:10 par R.B

L’OL n’a toujours pas remporté un match de quart de finale de Champions League (4 nuls et 2 défaites); l’OL n’a toujours pas atteint le dernier carré de cette superbe compétition...

L’OL a pour la première fois de son histoire en Champions League encaissé 3 buts à l’extérieur… l’OL a subi aussi sa première défaite loin de Gerland après 29 rencontres sans accroc… mais jamais… au grand jamais, les Lyonnais n’ont été aussi près de se qualifier pour ces satanés ½ finales continentales.

Les détails ont fait la différence lors de cette double confrontation face à l’AC Milan. Pénalisé par les suspensions de Juninho et de Tiago, Gérard Houllier n’a jamais pas pu aligner son triangle d’or au milieu de terrain. Malgré la valeur de ceux qui se sont exprimés sur la pelouse… et des choix de l’entraîneur français, il est indéniable que cela a constitué un handicap. Quand on se souvient de la façon dont ces suspensions se sont produites, il y a de quoi être désolés.

Il est aussi rageant de perdre tout le bénéfice des efforts consentis soit dans le temps additionnel… on pense à cette faute utile de Tiago à Gerland après une perte de balle… soit à 2 minutes de la fin du temps réglementaire en Italie… par un manque certainement d’attention. Cela entraîne un ballon perdu en route… un marquage à priori approximatif.

En additionnant les 190 minutes, on se rend compte que les détails ont fait la différence… et on s’en doutait. « Cheva » a par exemple trouvé un fantastique Coupet sur sa route lors de la première manche… Greg a tout autant été excellent, d’une façon générale à San Siro, et en particulier sur la frappe de l’Ukrainien. Mais sur cette frappe croisée du capitaine milanais, sa déviation de la main se termine sur son montant gauche… et ensuite la chance ne l’a pas accompagné. « Cheva » qui au passage a cadré 7 des 8 frappes qu’il aura tentées sur les 2 matchs !

[IMG40446#R]Pour en revenir à la chance, l’énervant Pippo Inzaghi a su la provoquer au moment opportun, comme le prédisait d’ailleurs Vikash Dhorasoo il y a quelques semaines. « Attention à lui… Le ballon lui revient quasiment toujours dessus lorsqu’il a touché précédemment un montant… » Un Inzaghi sacrement réaliste depuis son retour de blessure. Cet homme là est né buteur comme il le dit souvent.

En additionnant les 2 matchs, force est de reconnaître que le réalisme a été italien. Ce réalisme qui fuit d’ailleurs depuis 5 rencontres les Olympiens. Après Bastia… Toulouse… Milan AC à Gerland… Troyes… le scénario s’est reproduit dans la capitale lombarde… 104 tirs pour 4 buts seulement lors des 5 dernières sorties… 4 buts inscrits dont un seul par un attaquant (Carew), c’est incontestablement insuffisant. Et quand par malheur, malchance ou pour d’autres raisons, vous y ajoutez une petite erreur individuelle… cela finit par vous achever. Lors des 5 derniers matchs, et malgré le fait de très bien défendre collectivement, l’OL a en effet encaissé 4 buts ayant tous pour origine une mauvaise inspiration.

Mardi soir, l’OL ne méritait pas d’être éliminé. Une élimination en forme d’injustice… Une qualification italienne aux allures de miracle. Mais cela fait partie du foot. Combien de fois les Lyonnais ne sont–ils pas revenus au score ou ont-ils fait la différence alors que les carottes semblaient cuites ? Souvenons nous des matchs contre Olympiakos, Nantes, Ajaccio, Lens, Marseille, Nancy. 15 fois sur 47 l’OL a été mené au score cette saison. 3 fois, il a perdu… ses seuls 3 défaites de la saison.

[IMG40447#R] Il faudra s’en remettre très rapidement… même si ce mercredi cela semble encore trop difficile. Il y a le championnat à boucler rapidement par un cinquième titre rang. Quel record ! Il y a un doublé à signer ; le premier de l’histoire du club. Pour cela il faut remporter 3 rencontres. Nous avons de la peine, mal pour ce groupe qui a tant donné sur ces 2 confrontations. La détresse du fantastique Diarra nous a bouleversé, comme celle de Cris, Cacapa… Souhaitons désormais qu’il n’y ait pas de coup d’arrêt et d’envie, pour certains, d’aller voir ailleurs. On ne mesure pas toujours immédiatement les conséquences d’un tel résultat.

On souhaite aussi que les garçons malheureux… on pense en autre à Fred et Carew… apporte rapidement la preuve que le ballon tourne toujours très vite dans un autre sens.

Et puis quelle plus belle fin que de remercier les innombrables supporters qui avaient fait le déplacement à Milan. Ils ont eu ce comportement irréprochable qu’on leur connaît maintenant depuis plusieurs mois. Bravo à vous… Vous avez été très grands.
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