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« Retrouver un peu de calme »

Publié le 15 septembre 2013 à 08:19 par R.B

En signant au Stade Rennais, le joueur de 33 ans a décidé de se lancer dans ce qui pourrait être son dernier défi de footballeur. Sylvain Armand a accepté de s’expliquer sur ce choix et de revenir sur les faits marquants de sa riche carrière.

Quelles sont les ambitions du Stade Rennais cette saison ?
Je pense qu’il faut faire beaucoup mieux que la saison passée. Il faut jouer la bonne première partie de tableau. On a un effectif bien remanié, avec un nouveau staff technique. Il y a eu le recrutement de bons joueurs. Donc, il est normal d’avoir l’ambition de jouer la bonne première partie de tableau.

Vous avez signé un contrat de 2 ans, pourquoi avoir choisi Rennes pour peut-être finir votre carrière ?
C’était tout d’abord pour revenir dans une région que je connais bien et où j’ai de nombreux amis. Je ne pouvais pas espérer mieux à Paris, surtout depuis l’arrivée des investisseurs étrangers et de nombreux joueurs. La Bretagne est une région que j’apprécie, qui va me permettre de retrouver un peu de calme, contrairement au PSG où il y a toujours une forte pression. En plus, j’avais tout gagné avec le PSG, j’avais fait le tour même si ça n’a pas été facile de quitter le club.

Quel regard portez-vous sur l’équipe lyonnaise ?
Un bon regard, même si elle connait une période délicate, mais ça arrive à toutes les équipes ces passages difficiles. Ça joue bien, c’est une bonne équipe avec beaucoup de jeunes intéressants. Leur début de saison m’a plu, même si ils restent sur des défaites. Il faudra faire attention à Lyon.

L’OL va avoir à cœur de retrouver la victoire, surtout devant son public. L’OL reste une équipe au-dessus, qui a tout gagné avec notamment 7 titres de champion.

L’OL est dans une spirale négative, est-ce le meilleur moment pour les jouer ?
Il n’y a pas de meilleur moment pour ce genre de match. Ils vont avoir à cœur de retrouver la victoire, surtout devant leur public. L’OL reste une équipe au-dessus, qui a tout gagné avec notamment 7 titres de champion. Elle reste une équipe difficile à jouer, et il faudra que l’on fasse un gros match pour espérer faire un résultat.

Né à Saint-Etienne, formé à l’ASSE, qu’est-ce que représente pour vous cette ville et ce club ?
Tout simplement, c’est le club qui m’a permis de réaliser ce que je voulais faire et qui m’a permis d’arriver là où j’en suis. C’est un club où j’ai fait tout mon parcours en jeune et où j’ai fait de belles rencontres. Il y a encore ma famille dans cette ville que j’apprécie beaucoup, tout comme le club.

Vous n’avez jamais joué sous les couleurs vertes au plus haut niveau, est-ce un regret ?
Non, ce n’est pas un regret. A l’époque, ça s’est mal goupillé avec les dirigeants. J’aurais peut-être pu percer dans ce club…Mais, je ne regrette pas, cela m’a permis d’aller voir ailleurs. Ça m’a fait du bien, ça m’a peut-être arrangé et j’ai pu faire la carrière que j’ai faite.

Vous êtes notamment passé par la Division Honneur, est-ce que vous avez douté à ce moment de votre parcours ?
Non, pas du tout. Mon insouciance ne me permettait pas de savoir si j’allais finir footballeur professionnel. C’était avant tout le plaisir de jouer. Bien sûr que je rêvais de le devenir, mais je ne m’étais jamais dit que j’allais faire cela. Mon passage en DH et en National m’ont permis de prendre beaucoup de plaisir sur un terrain et de franchir les étapes.

Avec 380 matchs joués avec le PSG (le deuxième meilleur total), avez-vous l’impression d’être entré dans l’histoire du club ?
Oui…on me l’a beaucoup rabâché au PSG. Arriver à rester aussi longtemps dans un club difficile comme Paris…je suis fier de tous ces moments passés, qu’ils soient délicats ou extraordinaires. Paris restera toujours en moi. J’y ai fait de superbes rencontres. C’est difficile de résister mentalement à ce genre de club et j’y suis parvenu donc j’en suis fier.


Vous avez été champion de France avec Nantes, puis avec Paris, quel titre compte le plus pour vous ? Ont-ils une saveur particulière ?
Les deux sont différents. Le premier avec Nantes, c’était ma première saison en Pro donc c’est extraordinaire, vous arrivez et vous êtes champion tout de suite. Le second avec Paris, je l’attendais depuis très longtemps, puisque j’avais signé au PSG pour gagner ce titre. Dans les deux villes, dans la rue, l’engouement a été extraordinaire, c’est quelque chose d’émouvant.

Vous n’avez jamais joué à l’étranger, est-ce que cela est un regret ? Pourquoi ne l’avoir jamais fait ?
Non. J’aurais pu partir. Mais, j’ai préféré privilégier le fait de gagner un titre avec le PSG. Ça a été aussi un choix familial, j’ai des enfants et je ne voulais pas les bouleverser. Le projet parisien me convenait parfaitement et je m’y sentais bien, donc non pas de regret.

Vous avez été appelé trois fois en Equipe de France sans jamais connaître une sélection, pensez-vous que vous n’avez pas eu votre chance ou, au contraire, que vous n’êtes pas parvenu à vous imposer ?
Je pense que je suis arrivé à un moment où il y avait une forte concurrence à mon poste de latéral gauche, des joueurs qui étaient au-dessus tout simplement et qui étaient au top de leur forme. C’était difficile de passer devant Abidal et Evra, qui jouaient dans des grands clubs. Ils étaient au-dessus. C’est vrai, on veut toujours plus, mais j’ai eu l’occasion d’y aller et c’est exceptionnel à vivre.

Vous êtes parrain de Rêves, est-ce important pour vous d’être impliqué dans la vie associative ?
Oui beaucoup. J’ai des enfants donc ça me touche particulièrement de voir ces enfants malades qui ne peuvent pas réaliser leurs rêves. J’ai pu leur faire découvrir le Parc des Princes et les coulisses du club. C’était un de leurs rêves pour certains. C’est toujours touchant. C’est une chose très importante dans ma vie.

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