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Robert Nouzaret : "La Coupe de France me marquera toujours"

Publié le 04 janvier 2017 à 17:00 par YM

Ancien joueur puis entraîneur de l'OL et de Montpellier, Robert Nouzaret, vainqueur de la Coupe de France avec les Gones en 1967, s'est confié à OLWEB à quelques jours du match entre les deux équipes (dimanche, 21h00, au Parc OL).

" La Coupe de France fête ses 100 ans cette année. Il y a 50 ans, vous remportiez la "Vieille Dame" avec l'OL. Quels souvenirs vous restent-ils de ce jour si particulier ?

C’est le genre de chose qu’on ne vit qu'une seule fois. Cette finale contre Sochaux avait un goût particulier puisque c’était le cinquantenaire de la Coupe de France. On a bien vécu cette finale contre Sochaux et on a mérité de la remporter sur le terrain (3-1). On avait le match bien en mains. Le fait de la jouer et de la gagner, c'est exceptionnel. J’étais très enthousiaste car ce n’était pas évident d’être dans l’équipe type. Et puis le soir, j’avais vu la première page d’un journal et en photo de couverture il y avait le Général De Gaulle qui me serrait la main. C’était incroyable. J’ai demandé à un ami de me donner un DVD de ce match car ce n’est pas tous les jours que l’on vit cela.

 

Vous étiez l’entraîneur de Montpellier en 1978-79, année de la seule confrontation entre l'OL et le MHSC en Coupe de France. Vous souvenez-vous de cette rencontre ?

Bien sûr que je me souviens de ce match. Surtout de l’échauffement (rires). On était dans la philosophie de la Paillade. L’ambiance était chaude et l’atmosphère tendue. On demandait à nos supporters d’avoir un accueil spécial pour l’équipe adverse. Ça a toujours été dans la façon de faire du club. Ce jour-là, contre l’OL, on n’était pas favori. Il fallait "en avoir de grosses" comme on dit. On avait de bons joueurs, un bel état d’esprit mais on était moins fort. Il fallait se montrer car on ne voulait pas se laisser marcher dessus. Donc avant la rencontre, on avait envoyé des gars avec des bâtons pour impressionner les Lyonnais lors de l’échauffement. À l’époque, les équipes ne s’entraînaient pas sur la pelouse mais sur les terrains aux abords des stades. Le contexte était pas mal (rires).

Joueur puis entraîneur. Vous avez joué la Coupe de France avec deux casquettes différentes. Est-ce une compétition spéciale pour vous ?

Je l’ai gagnée une fois en tant que joueur et j’ai fait une finale en tant qu’entraîneur. J'ai été un joueur modeste et chaque matin je remerciais le petit Jésus parce que j'avais la chance de faire du football mon métier. Alors jouer la Coupe de France et la remporter ... Ce fut quelque chose de fabuleux pour moi. La Coupe de France me marquera toujours. C’est une compétition incroyable, la seule qui permet de faire s’affronter les clubs professionnels et amateurs. Elle ne pourra jamais être remplacée.

 

Assisterez-vous à la rencontre de dimanche au Parc OL ? La deuxième seulement entre Lyonnais et Montpelliérains en Coupe de France.

Non, malheureusement je ne pourrai pas être au Parc OL. Je ne savais pas que c’était seulement la deuxième fois que les deux équipes s’affrontaient et je n'ai pas pu m'organiser pour y assister. Je regarderai le match à la TV. Mais ne comptez pas sur moi pour vous livrer un pronostic à propos du match de dimanche, je préfère utiliser mon Joker (rires). "

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