masculins / OL - Bordeaux J-1

Se comporter en grand champion

Publié le 14 mai 2005 à 14:29 par R.B

[IMG4251L]<b>Bordeaux</b> est menacé... l'<b>OL</b> est déjà sacré. Ces 9O minutes auront donc une connotation différente selon que vous soyez <b>Girondins</b> ou <b>Lyonnais</b>. La crainte d'un côté... le plaisir à prendre et à partager de l'autre. 30 points séparent les 2 formations avant les 3 coups de Monsieur <b>Garibian</b>. Il y en avait 12 à la fin de la phase aller! Peu importe la situation de leur adversaire, les Olympiens ont "l'obligation présidentielle" de prendre 3 points de plus...

En clôturant la 36ème journée du championnat, les Bordelais en sauront un peu plus sur ce qu'ils ont à faire au stade de Gerland pour quitter les abords de la zone rouge dans lesquels ils se sont mis depuis un peu plus de 4 mois en prenant 15 points lors des 16 dernières rencontres ! Rois du nul, 18 en 35 matchs, ils ont plongé inexorablement après un bon parcours aller, où ils pointaient à 12 longueurs du futur champion de France! Certes, il faudrait un concours de circonstances dramatiques pour qu'ils pointent la saison prochaine en L2… mais certains clubs sont sur une dynamique tellement plus positive que celle des hommes de Michel Pavon… une dynamique pouvant aider aux miracles. Ces Marines cultivent d'autres paradoxes ; ils ont le seul joueur de champ de l'hexagone, Rio Mavuba, à avoir disputer en intégralité les 3 150 minutes proposées aux 20 formations ; ils sont les seuls à présenter un goal average de 0 : 32 buts dans un sens… 32 buts dans l'autre. Pour le reste, leur défense a craqué en même temps que leur attaque flanchait. Les raisons d'une telle gabegie ? Aux dires de Lilian Laslandes, le mal se situerait au niveau d'un mental « sans relief »…



Les Lyonnais n'ont plus d'autres soucis que de terminer la saison avec panache. Sacrés pour la quatrième fois consécutives, ils veulent se faire plaisir… faire plaisir à leur président, qui souhaite ardemment prendre les 9 points en jeu… faire plaisir à leurs supporters de plus en plus derrière eux. Dépasser aussi leur nombre de points de l'exercice précédent (79) ; finir une fois encore avec la meilleure attaque et la meilleure défense ; permettre à Juninho de franchir sa barre record de 13 buts ; ne plus prendre de buts pour rester sur la même ligne, la première, que le Marseille d'Olmeta en 91-92 (21 buts encaissés en 38 rencontres) ou à défaut partager celle du PSG de Paul Le Guen en 93-94 (22 buts encaissés) ; en marquer 3 de plus pour laisser le Monaco de Claude Puel (87-88) avec le titre d'équipe championne de France depuis la guerre ayant inscrit le moins de but, 53, dans un championnat à 20 clubs… Certes, il y a eu l'annonce du départ de Paul Le Guen. Cela influera-t-il sur ces 3 derniers matchs ? A priori non. Ce qui risque en revanche de se produire, c'est une forme de décompression après l'atteinte de l'objectif principal de la saison. 50 matchs au compteur cela peut user le mental des plus robustes devant se coltiner, qui plus est d'ici le 28 mai, 2 équipes menacées de relégation (Bordeaux et Nice) et une (OM) qui veut sauver sa saison en prenant absolument un ticket européen. Sans parler du prestige de « se taper » ces Gones cannibales !



Avant dernier match de la saison au stade de Gerland ; un match que l'on souhaite complètement différent de celui de la phase aller en Gironde, le 11 décembre. 4 tirs olympiens, dont un poteau (Essien) et un face à face incroyablement manqué (Frau) ; 10 frappes bordelaises… soit 14 tentatives… le plus petit total de la saison pour les Gones et pour une rencontre où ils ont été acteurs ! Ce soir là, les 2 formations avaient mis les barbelés sur la pelouse du stade Chaban-Delmas. Le leitmotiv étant avant tout de ne pas prendre de but et de jouer la gagne sur un contre. 0 à 0 au final, un score que l'enceinte lyonnaise n'a connu que deux fois dans ces confrontations : en 64-65 et en 89-90. Les coéquipiers de Ramé devraient se présenter au complet sans prendre de risques inconsidérés avec Darcheville et Laslandes sur le banc. On ne voit pas pourquoi, au départ, les partenaires de Cacapa auraient un visage différent de celui affiché contre Auxerre et Ajaccio. On attend donc des locaux pleins d'allant pour leur première représentation de champions officiels 2004-2005. C'est en quelque sorte le début d'une mini représentation d'adieu, même si comme le souhaite le président Jean-Michel Aulas le terme d'au revoir, pour la majorité, voire l'intégralité, de ce groupe, serait mieux adapté. Le futur… on l'imagine déjà excitant... Reste donc maintenant à réussir cette sortie par la grande porte.



R.B

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