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« Se faire moins peur que la saison passée »

Publié le 24 août 2013 à 08:00 par SC

Anthony Weber, le défenseur central de 26 ans, entame sa quatrième saison au Stade de Reims…Avant la rencontre face à Lyon, le natif de Strasbourg, a accepté de revenir sur ce match, son club et son parcours…

Vous avez terminé à la 14ème place, quel bilan faîtes-vous de la saison passée sur le plan collectif ?
On a réussi ce que l’on voulait faire, c’est-à-dire se maintenir. On a été satisfait du classement, de cette 14ème place. On aurait pu espérer mieux si on n’avait pas eu ce trou d’une quinzaine de matchs sans aucune victoire et avec beaucoup de défaites. Mais c’était la première saison en Ligue 1 pour les trois quarts du groupe, donc on est assez satisfait de nos résultats.

On va essayer de faire déjouer cette équipe, qui joue très bien au ballon. Mais, ce ne sera pas chose aisée. Nous allons nous déplacer à Lyon sans aucune pression, sans avoir rien à perdre

 

Quelles sont les ambitions du club pour cette nouvelle saison ?
Les objectifs sont toujours les mêmes, on va essayer de se maintenir. Mais, les ambitions peuvent évoluer selon la date où on assurera notre maintien. Nous avons un bel effectif qui vit très bien ensemble. On voudra surtout se faire moins peur que la saison passée en obtenant le maintien le plus tôt possible.

Sur le plan personnel, de National à la Ligue 2, où vous avez été dans l’équipe-type il y a deux ans, puis titulaire indiscutable en Ligue 1, vous franchissez les paliers à grande vitesse…Quelles sont vos ambitions maintenant ?
Mon objectif de cette saison, c’est d’enchaîner une nouvelle fois les matchs avec le statut de titulaire et de confirmer la saison que j’ai faite l’année dernière, ma première en Ligue 1.

Vous êtes le second capitaine, est-ce que vous avez un rôle particulier dans l’équipe ?
Non, je n’ai pas de rôle au-dessus des autres, pas de rôle particulier. Chacun a son mot à dire dans l’équipe, que ce soit sur le terrain ou dans les vestiaires. J’ai peut-être un peu plus crédibilité par rapport à certains joueurs, aux plus jeunes notamment, mais le fait d’être vice-capitaine ne me donne pas de rôle particulier.

Vous aviez gagné contre l’OL la saison passée, vous sentez-vous capable de réitérer l’exploit ?
Oui, mais on avait remporté le match retour sur notre terrain et c’est différent. On avait pris une leçon à Gerland. En plus, l’OL est en pleine bourre cette saison, ils gagnent leurs matchs par plusieurs buts d’écart. On va essayer de faire déjouer cette équipe, qui joue très bien au ballon. Mais, ce ne sera pas chose aisée. Cela va être très compliqué. Mais, nous allons nous déplacer à Lyon sans aucune pression, sans avoir rien à perdre. En plus, on a pris trois précieux points le week-end dernier qui font du bien.

En tant que défenseur, quel joueur offensif lyonnais redoutez-vous le plus ?

J’aurai dit Gomis, même si en ce moment il ne joue pas avec l’équipe Pro. Offensivement, je pense aussi à Grenier même si c’est un milieu de terrain. Mais, par sa vision de jeu et ses passes, il peut déstabiliser une défense. Il y a aussi Lacazette qui marque beaucoup en ce début de saison, Benzia qui a marqué son premier but en Ligue 1 le week-end dernier. Grenier reste le joueur à surveiller, il peut faire très mal. Offensivement, l’OL est en ce moment en pleine forme.

 L’OL doit vous rappeler des souvenirs…un bon d’abord avec la victoire avec Strasbourg en Coupe Gambardella (en 2006, 3 à 1 contre Lyon). Qu’est-ce que la cela représente pour un jeune joueur de gagner un titre comme celui-ci ?
Oui, ça a été un grand moment de gagner son premier titre à 18 ans, et surtout contre l’OL alors que Strasbourg n’était pas favori. L’OL avait beaucoup de bons joueurs…Karim Benzema, Loïc Rémy, Rémy Riou, Julien Faussurier…C’était vraiment une grosse équipe et nous n’étions pas donné gagnant. En plus, c’était au Stade de France. Cela reste un des plus beaux moments de ma carrière de footballeur, avec aussi la montée de Reims en Ligue 1.

Un mauvais souvenir, avec un but contre votre camp la saison passée à Gerland (défaite 3 à 0). Quel sentiment domine après avoir marqué contre son camp ? De l’abattement ou l’envie de se racheter…
Oui, c’est surtout une envie de se racheter mais c’était tellement mal embarqué  à Gerland…C’était très compliqué dans ce match, nous avons été dépassés par l’adversaire. J’étais un peu abattu d’avoir marqué ce but contre mon camp mais ce sont des choses qui arrivent. C’est un mauvais épisode et je suis passé à autre chose.

Vous avez prolongé jusqu’en 2017, souhaitez-vous vous inscrire dans la durée avec Reims ?
Le Stade de Reims est un club que j’apprécie beaucoup, avec des dirigeants qui sont à 100% derrière les joueurs et où j’ai envie de progresser. C’est comme une grande famille. Et, je veux perpétuer cette idée que j’avais en tête au moment où j’ai signé à Reims.

Est-ce que vous pensez que le Stade de Reims, notamment par rapport à son passé, soit un club à part en France ?
Reims fait partie des clubs mythiques comme d’autres d’ailleurs. Mais, nous sommes un club en reconstruction, qui sera peut-être dans quelques années, je dis bien peut-être, de nouveau européen et que peut-être nous retrouverons les belles années du Stade de Reims. Mais, l’objectif est d’essayer de faire avancer le club progressivement, étape par étape, à l’image de Saint-Etienne, qui s’est stabilisé dans l’élite et qui va de nouveau jouer la Coupe d’Europe. L’idée, c’est de les copier un peu.

Le RC Strasbourg, votre club formateur, a été promu en National, est-ce que vous continuez à suivre l’actualité de votre ancien club ?
Oui, je suis Strasbourg de très près, notamment sur internet pour connaître leur actualité. C’est le club de mes débuts, c’est le club mon cœur quoiqu’il arrive. J’ai toujours des connaissances là-bas. J’espère pour le RC Strasbourg qu’ils retourneront dans l’élite. Mais, effectivement, je suis de très près le club.

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