masculins / OL - Valenciennes : 2 - 0

Sérieux !

Publié le 03 novembre 2007 à 22:11 par BV

Les Lyonnais ont toujours 4 points d’avance sur Nancy en tête de la Ligue 1. En fin d’après-midi, les Lorrains se sont imposés à domicile 1 but à 0 face à Bordeaux, les Lyonnais ont fait mieux, l’emportant avec un écart de deux buts face à Valenciennes.

Du coup, les deux équipes creusent un peu plus l’écart sur les poursuivants : Rennes troisième est désormais relégué à 7 points des Olympiens, Bordeaux quatrième pointe à 9 longueurs.

C’est là le principal enseignement d’une soirée que les Lyonnais auront mis du temps à faire leur. Les joueurs d’Alain Perrin ont dû en effet patienter près d’une mi-temps avant de prendre la mesure d’une formation de Valenciennes qui, bien qu’initialement disposée avec une défense à cinq éléments, se montra plus entreprenante que son hôte jusqu’à l’ouverture du score de Juninho.

Virevoltant sur son coté droit, Mater enquiquina régulièrement l’arrière garde olympienne mais n’attrapa pas le cadre (11e) puis écrasa trop sa tentative (25e). Profitant d’une glissade de Kim Källström, Sebo inquiéta à son tour Rémy Vercoutre (13e). Ce dernier a grandement contribué au succès des siens, en réalisant un sans faute, mettant encore Sabo en échec (37e et 43e). Certains gardiens font "gagner des matchs". Ce soir, Rémy Vercoutre était de ceux-là.

Après le succès en huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue à Caen, Alain Perrin avait diagnostiqué que Fred avait besoin de temps de jeu. Plus présent dans les duels, plus inspiré dans ses passes, toujours aussi généreux dans l’effort, le Brésilien a semblé plus à l’aise qu’en Normandie, même s'il ne s'est pas procuré d'occasions de but
La blessure d’Hatem Ben Arfa conjuguée à la nécessité de faire souffler Sidney Govou avait incité Perrin à le titulariser aux côtés de Benzema. L’association ne fut pas le rouage essentiel de la machine lyonnaise mais elle confirma en tout cas que ces deux-là peuvent bien évoluer ensemble. Ce n’est pas là le moindre des enseignements ! Leur une-deux permit même à Kim Källström de s’en aller défier le portier de VA mais il ne cadra pas sa balle piquée (23e). Dans une position qu’il affectionne, légèrement excentré dans l’axe droit de la surface, Karim Benzema n’ajusta guère sa tentative lointaine (30e).

Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, Kader Keita a fait montre de son net regain de compétitivité. De toute évidence, le but inscrit à Caen lui a fait du bien. Ce soir, l’Ivoirien a été dans beaucoup de bons coups. Il a simplifié son jeu, se contentant souvent d’un seul crochet avant de lancer ses partenaires mais ni Clerc, dont le centre trop long ne trouva personne (34e), ni Juni, dont le contrôle-tir fut claqué par Penneteau (38e), ne purent profiter de ses ouvertures. En revanche, en fin de première période, sa passe transversale fut parfaitement bonifiée par Karim Benzema. Le centre du gauche de l’international français atterrit le crâne de « Juni » seul au second poteau, pour le troisième but de sa carrière de la tête (40e). En seconde période, Keita aurait même pu inscrire son second but de la semaine si Penneteau ne s’était pas superbement détendu pour claquer sa frappe qui prenait le chemin de la lucarne (77e).

Le break aurait pourtant grandement soulagé les Rhodaniens. En effet, après une entame de rencontre audacieuse, les Valenciennois ne parvinrent plus à inquiéter Rémy Vercoutre mais demeurèrent longtemps menaçants. La faute à des Lyonnais maladroits dans le dernier geste. Toto Squillaci (45e), Juninho (47e), Benzema (65e), ou François Clerc (76e) ne cadrèrent pas leurs tentatives.

S’ils tardèrent à se mettre à l'abri, les champions de France eurent en tout cas le mérite de concéder un minimum d’opportunités aux joueurs d’Antoine Kombouaré. Et lorsque la pression se fit plus intense, Mathieu Bodmer, repositionné en défense centrale après la sortie de Squillaci, s'employa à écarter méthodiquement de la tête les centres dangereux (79e, 80e et 82e) avant que Sidney Govou ne libère les siens. Une nouvelle fois, la délivrance vint du pied droit de Juninho qui lança le numéro 14 olympien en profondeur. D’un crochet, ce dernier élimina Sommeil et Traoré puis loba somptueusement Penneteau (85e).

Les Lyonnais ont parfaitement entamé une semaine marquée par trois rencontres consécutives à domicile, face à Valenciennes, Stuttgart et Marseille. La première étape franchie sans encombre, c’est libérés et animés du sentiment du travail bien fait qu’ils vont pouvoir se tourner vers l’Europe, et la réception du VfB mercredi.
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