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Sidney Govou : "Besoin des trois points"

Publié le 24 janvier 2007 à 10:00 par BV

Grand artisan de la qualification lyonnaise contre Laon, samedi en 16èmes de finale de la Coupe de France, Sidney Govou évoque l'OM, prochain adversaire en Coupe de France, et les Girondins de Bordeaux que les Lyonnais accueilleront ce soir pour le compte de la 21e journée de Ligue 1.

L’Olympique Lyonnais vient de recruter Milan Baros. L’avez-vous rencontré ?
Oui, le coach nous l’a présenté lundi. Je le connaissais déjà car j’avais joué deux fois contre lui lorsque j’étais en espoirs. C’est un mauvais souvenir car nous avions perdu contre la République Tchèque en finale de l’Euro Espoirs. C’est un joueur généreux qui fait beaucoup d’efforts, qui bouge bien pour l’équipe. Il devrait donc s’insérer sans souci dans le collectif.

L’OL avait-il vraiment besoin de prendre un élément supplémentaire ?
Il y a pas mal de blessés en ce moment. On est encore dans 4 compétitions. Il y aura beaucoup de matchs. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Compter un renfort de plus n’est jamais négligeable.

John Carew fait le chemin inverse…
C’était quelqu’un avec lequel on s’entendait bien. Ces derniers temps, c’était beaucoup plus compliqué pour lui. Il a moins joué lors de sa seconde saison. C’est peut-être préférable pour lui qu’il parte. Depuis quelques temps, on sentait qu’il n’avait plus la motivation.

Vous allez maintenant retrouver le championnat pour deux matchs délicats…
Jouer deux fois à domicile n’est jamais évident. On va bien se reconcentrer. En championnat on reste sur un match nul à la maison et une défaite à Toulouse pour un bilan d’un point sur six. Pour garder notre avance en championnat et atteindre nos objectifs le plus rapidement possible, il faut absolument gagner à la maison.

Les deux fois ?
Oui les deux fois. On joue chaque match pour le gagner même si l’emporter à domicile n’est jamais évident. On n’a plus trop le choix maintenant. On reste sur une mauvaise impression à Toulouse. On doit donc faire un gros match et gagner. On a vraiment besoin des 3 points pour lancer notre seconde partie de championnat.

Vous évoquiez la nécessité d’accroitre votre avance en championnat. Vous ne semblez pas tranquille malgré vos 14 points d’avance.
On n’est jamais tranquille. A l’OL, on a pu souvent combler des retards importants sur des équipes que l’on voyait championnes au mois de janvier. Je suis bien placé pour savoir que l’avance que l’on a aujourd’hui ne veut rien dire. En quelques mois, cela peut aller très vite. On a une bonne avance mais il faut la conserver.

Quelle équipe vous a fait la plus forte impression depuis le début de saison ?
J’ai trouvé Paris très bon. Même si les Parisiens sont loin au classement, ils se sont à chaque fois montrés très bons contre nous. Je suis content pour Paul Le Guen après son expérience délicate à Glasgow. J’espère pour lui qu’il va parvenir à sortir le PSG de cette situation.

Comment expliquez-vous vos difficultés à domicile ?
A domicile, les équipes viennent pour défendre et jouent en contre. De notre côté, on essaie de jouer au ballon calmement sans trop se précipiter mais on ne se crée pas tout le temps beaucoup d’occasions. On est parfois inquiétés sur contre lorsque l’on relâche la pression.

La finale de la Coupe de la Ligue contre Bordeaux change-t-elle l’approche de la rencontre de championnat de mercredi ?
Non pas du tout. Une finale c’est un autre match, un autre contexte. On verra à ce moment là. D’ici là il peut se passer beaucoup de choses.

Comment jugez-vous cette équipe de Bordeaux ?
J’ai vu leur avant dernier match. Je les ai trouvés bien offensivement, costauds défensivement. C’est vrai qu’en championnat ils avaient bien débuté avant d’avoir un peu plus de mal. La Ligue des Champions use beaucoup d’énergie. J’ai l’impression qu’ils sont bien repartis. Ils ont certes encaissé 3 buts contre Niort mais les matchs de Coupe de France ne veulent pas forcément dire grand-chose.

[IMG41691#R]Quelles sont vos priorités cette saison ?
En premier, le championnat, puis la Ligue des Champions puis les Coupes. Le plus important demeure le championnat car il faut terminer dans les trois premiers pour pouvoir disputer la Ligue des Champions chaque année. Concernant les Coupes, si on peut, on ne va pas se priver.

Que pensez-vous du tirage au sort qui vous a attribué Marseille pour adversaire en huitièmes de finale de la Coupe de France ?
On peut s’attendre à un accueil assez chaud. On ne va pas jouer le match avant de l’avoir disputé sur le terrain. On sait que cela va être difficile mais pas impossible.

Y-a-t-il une revanche à prendre ? (Lors de la saison 2005-2006, l’OM était venu battre l’OL en quart de finale de la Coupe de France à Gerland)
Non. L’année dernière, c’était un autre contexte. Cette année, on a vraiment envie d’aller au bout. S’il faut passer Marseille, on ira gagner là-bas. Je n’aime pas trop parler de revanche. Pour rentrer dans un match au Vélodrome contre Marseille, on n’a pas besoin de beaucoup de motivation. On ne néglige pas les petites équipes mais contre elles, dans la tête, on n’est pas vraiment à 100%. On a parfois des petits moments d’absence qui nous compliquent le match.

Vous avez marqué samedi contre Laon…
Cela fait toujours plaisir de marquer. Surtout après une première partie de saison durant laquelle je n’ai marqué qu’un seul but. Mais je le dis souvent : même si je ne marque pas, je ne suis pas inquiet. Lorsque je rentre sur le terrain, je ne me focalise pas sur le fait qu’il faut que je marque. J’ai avant tout envie de faire un bon match.