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Sidney Govou : « Bien finir samedi »

Publié le 13 mai 2010 à 14:55 par DC

L’ailier droit lyonnais a pris part à son dernier point presse à Tola Vologe. Il est revenu longuement sur sa saison et sa carrière à Lyon. Extraits…

Sidney, c’est un point presse un peu spécial, un peu de nostalgie ?
Forcément, c’est le dernier. Pour l’instant je ne réalise pas trop, je n’y ai pas trop réfléchi.

Tu t’attends à quoi samedi ?
Moi j’ai envie de jouer, de bien finir, mais je ne sais pas comment ca va se passer. J’espère juste que les gens vont vivre ça avec moi. C’est vrai que j’ai connu pas mal de départs, aujourd’hui c’est moi. Tous les anciens partiront un jour.

Y aura-t-il de l’émotion ?
Bien sûr, j’ai passé une décennie à Lyon, j’ai connu beaucoup de gens donc voilà ce sera forcément spécial. Après je suis sûr que c’est le moment de finir, et je suis heureux. Honnêtement je ne sais pas où je serai l’an prochain, c’est vrai que j’ai une préférence pour l’Angleterre. Après, l’idéal serait de le savoir avant éventuellement de partir à la Coupe du Monde.


"Pour l'instant, je ne réalise pas trop"

Penses-tu que Claude Puel va prendre en compte le contexte pour te faire jouer ?
Honnêtement, maintenant je ne m’attends plus à rien (rires). On verra, il y a moi mais il y a aussi l’équipe, donc pour notre objectif, il faudra que le coach aligne la meilleure équipe possible. J’ai bon espoir d’y être.

Comment résumer ta saison ?
J’ai eu des bons comme des mauvais moments. La victoire à Liverpool, la qualification contre le Real. Après, c’est surtout sur l’extra-sportif que j’ai connu de mauvaises choses. C’est la vie, il faut l’accepter.

Un moment à retenir dans ces longues années à Lyon ?
Je ne peux pas sortir un évènement en particulier, c’est impossible et ça me paraît réducteur par rapport à tout ce que j’ai vécu ici. La Ligue des Champions, le premier titre, le doublé, c’est difficile c’est plus des bouts de moments assemblés. Après l’équipe avec laquelle je me suis senti le mieux, que ce soit dans ou en dehors du foot, car c’est important, c’est sûrement la dernière ou les deux dernières années de Paul Le Guen ici.

Une personne à qui tu diras au revoir en particulier…
Pas une seule, mais bon il y a le plus haut placé, le président. Après c’est vrai que ça sent vraiment le départ, mon vestiaire est vidé, tout est prévu je suis très organisé (sourire).

Quel regard tu portes sur ta sélection ?
On n’a aucunes certitudes dans la vie, je ne suis pas vraiment surpris parce que j’ai fait parti de la campagne de qualification. Donc d’un côté c’est logique, mais je suis très heureux, maintenant on verra pour les 23.


"Ce sera différent de

dire au revoir à Antho,
Cris ou Rémy..
."

Comment tu vas faire tes adieux ?
Je ne suis pas un grand démonstratif, et je n’ai rien préparé donc ça se fera normalement. Après dans le foot ça va et ça vient. Ce sera de toute façon différent de dire au revoir à Antho (Réveillère) Cris ou Rémy (Vercoutre), et à Ederson ou Michel (Bastos).

Ton coup de gueule à Madrid ?
Je n’ai aucun regret, on m’a dit que j’aurai pu le faire en fin de saison, pour que ça ne perturbe personne. Mais moi je suis comme ça, j’avais besoin de parler donc je l’ai fait. Je ne suis peut-être pas comme tous les autres joueurs mais je suis moi, et c’est le plus important.

Ca te fera bizarre l’an prochain de voir un joueur de l’OL avec le numéro 14 ?
(Sourire) Non, de toute façon il y en aura un. 

Est-ce que les incidents extra-foot ont influé sur ta saison ?
Ce serait mentir que de dire non. Oui, à un moment cela a pu influer sur mes performances. Je pense que le tournant de ma saison a été le retrait du brassard. Après cela a été une lutte perpétuelle avec moi pour me redonner envie de jouer.

Tu en veux à Claude Puel aujourd’hui ?
Ca a été dur.

Tu sais qu’à l’étranger la presse sera aussi difficile avec toi ?
Oui je suis un grand garçon, j’ai 30 ans je sais ce qui m’attend. Maintenant, quand vous restez 10 ans quelque part, forcément vous êtes plus exposés que celui qui vient d’arriver.

Tu as eu déjà des propositions ?
Oui, elles sont à l’étude, je réfléchis. Mais forcément je suis quelqu’un d’ambitieux, donc un club ambitieux s’il se présente m’ira.

La Coupe d’Europe ?
Ce serait super de la jouer, mais ce n’est pas éliminatoire.

EDF

Donc tu n’élimines pas Paris ?
Si je vous dis oui, on va écrire que veux y aller. Mais non c’est vrai que Paris joue la Coupe d’Europe, cela peut-être intéressant. Mais ma priorité des priorités reste l’étranger.

Tu as envie qu’on garde quel souvenir de toi ?
D’une personne vraie, parce que je le suis.

Est-ce que c’est envisageable de te voir jouer un rôle à Lyon après ta carrière ?
Je ne sais pas, honnêtement, je ne sais pas.

Comment tu vois Lyon après toi ?
Ne plus gagner (rires). Non, je laisse tellement de choses, de gens ici. Ce qui me plairait, ce serait de revenir avec un autre club. Après ma carrière continue, je ne regarde pas trop pour l’instant ce que je laisse derrière moi, on verra à la fin de ma carrière.

Avec Claude Puel, ça n’a jamais marché ?
J’ai conscience de ne pas être facile à gérer. Maintenant on n’est pas obligé de se faire la bise tous les matins pour faire du bon boulot ensemble. Et puis on a peut-être une façon différente de voir les choses.


"Je n'ai pas de
grands regrets"

Tu as des regrets sur ta carrière à Lyon ?
Non je réfléchis mais je n’ai pas de grands regrets. Même pas de ne pas avoir gagné de Coupe d’Europe. Si on avait eu les moyens, on l’aurait gagné.

Un mot sur le stage à Tignes ?
Ce n’est pas un très bon souvenir Tignes, le tour du lac, ce n’est pas trop mon truc (sourire). Plus sérieusement, c’est plus le fait de faire un stage et de resserrer les liens qui importe. Et puis Robert (Duverne) y a ses habitudes. Ce sera de toute façon le début de la Coupe du Monde.

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