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Sidney Govou : "ça va passer"

Publié le 01 février 2007 à 19:00 par BV

Sidney Govou revient sur la défaite des Lyonnais à Marseille et évoque le déplacement à Troyes. S'il ne nie pas la mauvaise période que traverse l'OL, l'attaquant rhodanien se montre confiant : "A un moment ou à un autre, ça va passer".

Êtes-vous vexés après cette défaite ?
Non, on n’est pas vexés mais c’est dur. Depuis que je suis ici, je n’ai jamais vécu ça. On n’est pas vexés mais c’est vrai que cela commence à peser un petit peu. On n’a pris que 2 points en un mois. Ce n’est vraiment pas bon. On doit rectifier tout ça et prendre les 3 points à Troyes.

Lorsque l’on perd de la sorte. Est-ce que l’on se dit que l’on est maudit ?
Maudit ou pas, si on n’a pas gagné à Marseille, c’est que l’on n’a pas tout fait pour gagner. Cela ne s’est pas joué à grand-chose mais il faut l’accepter. Cela fait bizarre de se faire rattraper ainsi à 5 minutes de la fin et de perdre le match mais je ne vois pas de véritable explication à ce revers. On a fait un match solide. Au niveau du jeu, on les a maitrisés durant une bonne partie du match mais il nous a manqué 5 minutes.

Avez-vous trouvé le contexte particulièrement difficile ?
Non. Il n’y avait pas de contexte particulier. A Marseille, on sait qu’il y a un public et une grosse ambiance, qu’ils seraient particulièrement motivés. Au bout d’un moment, on commence à en avoir l’habitude. Ce fut un match avec beaucoup d’enjeu pour les 2 équipes, un match physique mais aujourd’hui on s’attend à ce type d’opposition. Personnellement je ne suis plus surpris de l’engagement de nos adversaires.

Pensez vous que l’OL va devoir se hisser au niveau d’agressivité mis par ses adversaires ?
Je ne pense pas que nous souffrions d’un manque d’agressivité. On est présents dans les duels. On a une équipe relativement costaude, une équipe athlétique. C’est plus mentalement que l’on est parfois à la peine. L’agacement que l’on éprouve parfois sur le terrain est contagieux. C’est de ce côté-là qu’il faudrait rectifier le tir.

Avez-vous l’impression que vous souffrez d’un manque de réussite en ce mois de janvier ?
On n’a pas trop de réussite en ce moment. Je préfère parler de réussite plutôt que de chance. Quand on l’avait, on disait que l’on allait la chercher. Si on ne l’a pas actuellement, c’est que l’on n’arrive pas à aller au bout des choses. C’est rageant car on fait beaucoup d’efforts mais il manque le petit truc qui faisait la différence durant les six premiers mois. Nos difficultés actuelles nous font réaliser que l’on a fait un début de parcours vraiment exceptionnel.

Vous dites-vous que vous pouvez tout perdre ?
Non. On peut encore se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des Champions, on est qualifiés pour la finale de la Coupe de la Ligue, on est toujours premiers du championnat. Quand on regarde tout cela, on ne se voit pas perdre quoi que ce soit. Il ne reste plus que trois compétitions. On a envie d’aller au bout des trois mais on est bien contents que le mois de janvier s’arrête. Ce sont des moments assez délicats. Il faut que l’on s’en sorte et on a les moyens de s’en sortir.

Vous semblez éprouver plus de difficultés actuellement à marquer des buts. A quoi l’attribuez-vous ?
On frappe beaucoup mais il ne s’agit pas de vraies occasions de but. C’est comme cela. Au regard de nos derniers matchs, on n’a pas été catastrophiques au niveau du jeu. On a développé le jeu que l’on avait l’habitude de produire. Cela circulait bien. On se met peut-être plus en difficulté que nous le devrions. On est également tombés contre des adversaires qui étaient à chaque fois au top.

Comment expliquez-vous que vous le ressentiez maintenant et non durant les six premiers mois ?
C’est un tout. Lorsque vous ne marquez pas, que vous faites un nul, cela va un peu moins bien. Il y a également des décisions arbitrales qui font que l’on s’énerve un peu plus facilement. C’est un cercle vicieux mais on reste confiants. On va continuer à "bosser". A un moment ou à un autre, ça va passer.

Pensez-vous que les nombreuses blessures qui ont touché l’effectif soient la principale cause de votre méforme actuelle ?
Avant celles-ci, on avait un certain rythme. On tournait régulièrement. Le fait d’avoir pas mal de blessés change un peu le cours des choses. Mais je ne pense pas que les blessures qui ont touché le groupe soient la principale explication. On a toujours un bon groupe où il y a de très bons joueurs. Qu’il y ait des blessés ou non, il faut faire avec.

Êtes-vous inquiet pour le match à Troyes ?
Non pas du tout. Depuis le début de saison, les gens ont toujours pensé que l’on gagnait les matchs facilement mais nous, sur le terrain, n’avons jamais connu de match facile. On a tout le temps dû « galérer » durant 95 minutes. On va à Troyes en sachant que cela va être dur mais on sait également que l’on peut gagner.

La finale de la Coupe de la Ligue prend-elle encore plus d’importance après votre élimination en huitièmes de finale de la Coupe de France ?
Non. Maintenant que l’on est en finale, on veut la gagner et je pense que l’on va la gagner.

Vous venez d’apprendre que vous étiez sélectionné en équipe de France. On vous imagine heureux de cette nouvelle.
(Rires) Je suis très heureux d’y aller mais ce n’est pas une bouffée d’oxygène. Il y a encore de très belles choses à vivre à Lyon. La saison peut encore être magnifique. Cette sélection est juste un accomplissement.
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