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Sidney Govou : "D'abord gagner face à Caen"

Publié le 21 mai 2009 à 17:06 par BV

A quelle place pensez-vous terminer ?
On va d’abord essayer d’assurer la troisième place, on verra ensuite en fonction du résultat de Marseille. En tout cas, la deuxième place n’est vraiment pas une obsession. On devra d’abord gagner samedi face à Caen pour être assurés de terminer troisième. S’il y a une possibilité d’aller chercher la deuxième à Toulouse, ce sera tant mieux ; dans le cas contraire, ce ne sera pas grave. Au regard de notre saison, finir troisième serait un moindre mal ; deuxième, ce serait un miracle ! Compter 7 points de retard sur le deuxième à trois journées de la fin et le dépasser, ça fait beaucoup quand même ! Ca me parait un peu utopique pour l’instant.

La confiance est-elle complètement revenue ?
Oui, on est beaucoup mieux mentalement. Mais il ne faut pas faire d’excès de confiance car face à Caen, une équipe qui joue le maintien, on sait que cela va être très difficile.

Samedi, cela pourrait être votre dernier match à Gerland sous les couleurs lyonnaises. Qu’est ce que cela vous inspire ?

C’est une possibilité mais je ne réfléchis pas comme ça pour l’instant. Il me reste un an de contrat, et j’ai dit que je ne prolongerai pas : soit je reste encore une saison et je vais au bout de mon contrat, soit je pars cet été, mais rien ne pourra me faire changer d’avis. Je vais jouer ce match avec le sentiment que je serai toujours là l’année prochaine et s’il m’arrive de bonnes choses d’ici à la trêve, je ferai ce que je dois faire, mais je ne me dis pas que c’est mon dernier match à Gerland. Je n’y avais même jamais songé. Maintenant, je vais peut-être y penser (rires). En tout cas, j’aimerais bien marquer car je n’ai pas encore inscrit de but cette saison en championnat, or je n’ai jamais terminé une saison sans marquer.

Partir sans adieux serait-il une déception ?
Non, je ne suis pas un grand sentimental. Cela fait partie de la vie d’un joueur de foot : on va, on vient… même si l’ovation de Gerland face à Nantes m’a touché. C’est une reconnaissance de ce que j’ai pu faire à Lyon.

Vous allez peut-être partir, Juninho également. Pensez-vous qu’il s’agisse de la fin d’une époque ?
Il y a encore pas mal de joueurs qui ont gagné quatre ou cinq titres. Juninho et moi sommes les derniers qui ont tout gagné, on était là au début de la période où l’OL a commencé à être champion. Il y aura donc peut-être un changement mais pas une cassure.

Vous avez pris l’habitude de gagner au moins un trophée chaque saison. Cette fois-ci, ce ne sera pas le cas. Que ressentez vous ?
Ca va surtout faire quelque chose de voir une autre équipe soulever le trophée, en première page des journaux. C’est ça qui va nous faire tout bizarre. Mais tant que ce n’est pas fini, on ne ressent pas encore grand-chose.

Comment avez-vous vécu cette période durant laquelle le titre a échappé à l’OL ?
Etrangement car j’ai été blessé durant quatre mois. Même si j’étais là lorsque cela ne se passait pas très bien, je n’étais pas SUR le terrain. Dans ce cas-là, c’est dur de s’identifier à l’équipe, de vraiment ressentir quelque chose. J’étais déçu, j’étais spectateur, supporter et même un peu impliqué dans la vie de groupe sans pouvoir agir, c’est ça qui est le plus frustrant.

Que retiendrez-vous de Juninho ?
C’est le meilleur joueur lyonnais de tous les temps. A chaque fois qu’il tire un coup franc, on se demande comment il fait. Dans le jeu, il a également la capacité de débloquer les situations, alors qu’il joue milieu défensif. Ce qu’il fait est vraiment grand. Au niveau du mental et de l’état d’esprit, il m’a beaucoup appris. Il m’a rendu plus humain. C’est quelqu’un qui joue beaucoup avec les sentiments. Il m’a notamment appris que l’on peut, de temps en temps, élever son niveau de jeu lorsqu’on est plus impliqué sentimentalement. Il m’a fait prendre conscience de beaucoup de choses sur moi-même.
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