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Sidney Govou : "Il faut se lâcher"

Publié le 05 avril 2007 à 15:36 par BV

Sidney Govou se confie. Un peu moins d'une semaine après la défaite des Lyonnais en finale de la Coupe de la Ligue, il reconnait que "psychologiquement, c'est délicat" et souligne qu' "être champion six fois de suite constitue un vrai succès".

Est-il difficile de se replonger dans le championnat après une défaite en finale de la Coupe de la Ligue ?
On ne va pas mentir. Psychologiquement, c’est assez délicat. Mais on a toujours en tête l’objectif prioritaire qui est le championnat. On a envie de bien finir pour démontrer que nous avons réalisé une bonne saison. La meilleure chose pour ne pas réfléchir est de jouer le plus rapidement possible et, si possible, de faire une bonne performance. Il faut être joueur, être compétiteur, avoir envie. Il faut se lâcher maintenant. On va certainement être champions en fin de saison. Il faut prendre du plaisir sur le terrain et la motivation viendra facilement. On est des compétiteurs.

A quel genre de match vous attendez-vous à Nungesser ?
Pour eux, cela va être le match de l’année. Ils veulent se sauver le plus rapidement possible. Cela va donc être un match difficile avec beaucoup d’engagement physique. Ils vont être à 110%.

N’y a-t-il pas un petit risque à être champion trop rapidement ? Non. Si on peut l’être le plus rapidement possible… J’espère que l’on sera champions dans trois ou quatre matchs ; cela démontrera que l’on a réalisé une bonne saison.

Certains observateurs utilisent le mot « échec » pour qualifier la saison de l’Olympique Lyonnais. Est-ce votre avis ?
Si on arrive à être champions une sixième fois d’affilée, on ne pourra pas considérer celle-ci comme un échec. Au vu des exigences que l’on avait en Ligue des Champions, on peut y voir un petit échec mais être champion six fois de suite constitue un vrai succès.

Qu’est ce qui a changé entre l’Olympique Lyonnais de l’automne et celui que l’on voit actuellement ?
A l’automne les matchs se jouaient déjà à pas grand-chose. On avait gagné beaucoup de rencontres sur le fil, durant lesquelles on n’avait pas bien joué. Ce sont les aléas du foot. Il faut parfois accepter de perdre. Ce n’est pas qu’un manque de réussite. C’est un tout. Physiquement on y est aussi un peu moins. Il y a eu également un peu d’énervement.

La Coupe du Monde a de plus rallongé la saison. Est-ce une des raisons de votre baisse de régime ?
On a eu quand même pas mal de vacances. C’est vrai que l’on a l’impression que les saisons sont de plus en plus longues mais on aime tous cela. On aime jouer beaucoup de matchs. On a un effectif de vingt-six joueurs et donc la chance de pouvoir tourner. Personnellement, le fait d’enchainer les matchs ne me dérange pas.

D’ici la fin de la saison, vous allez jouer contre Valenciennes, Sedan, le PSG et Nantes, trois équipes en lutte pour le maintien. Ce rôle d’arbitre vous oblige-t-il à adopter une attitude particulière ?
Non. On est des professionnels. Dès que l’on entre sur le terrain, on est obligés de jouer à fond. Je n’aime pas trop entrer dans ce débat. La saison dernière, nous nous étions fait critiquer car on avait raté certains matchs. Cela avait gêné certaines équipes. On était entrés sur le terrain pour gagner. L’état d’esprit y était mais on ne peut pas exiger d’êtres humains de faire neuf mois à fond et de ne pas se relâcher lorsque l’objectif est atteint.
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