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Sidney Govou : "J'ai eu très peur..."

Publié le 12 septembre 2003 à 17:05

A l'occasion de la sixième journée du championnat de France de Ligue 1 face à Auxerre, l'attaquant international de Lyon, Sidney Govou fera sa rentrée, après six semaines d'indisponibilité.

En effet, le 22 juillet dernier, lors de la finale du tournoi de la Paix, disputé par l'OL en Corée, Sidney Govou s'est donné une double entorse de la cheville, qui l'a transformé en spectateur pour le début du championnat et pour l'équipe de France.







"- A quoi pensez-vous à la veille de débuter, enfin, votre saison ?

- Ouf … c'est vrai que je ne débute "que" maintenant ma saison mais cela n'est "que" du passé maintenant.



- Est-ce l'expérience, mais on a l'impression que vous avez pris le temps de bien vous soigner ?

- C'est vrai. J'ai aussi eu de la chance que le ligament cicatrise assez bien et vite. Je me suis tenu au protocole, mais c'est vrai aussi que dans l'approche des soins, j'ai beaucoup progressé. J'ai plus été à l'écoute des médecins pour savoir où j'en étais à chaque étape. Je voulais revenir le plus vite possible et dans les meilleures conditions.



- Encore récemment, le président de l'OL, Jean-Michel Aulas l'a dit : « avec ou sans Govou, l'OL, ce n'est pas la même chose. » Cela doit mettre la pression, surtout à la veille de son retour ?

- Cela fait plaisir mais il faut assumer désormais. Reste que je n'ai pas trop de problème à ce niveau là. Quand je rentre sur un terrain, c'est toujours pour donner le maximum. Une chose est sûre : je reviens pour aider l'équipe et faire une grosse saison.



- Quand un joueur de la trempe de Giovane Elber arrive, comment vous réagissez ? Vous vous dites, c'est un concurrent ou au contraire, Lyon a de l'ambition, c'est bien d'être dans cette équipe ?

- Il faut se dire que quand on est l'OL, on se doit d'avoir des grands joueurs. Et si on veut absolument jouer, on ne reste pas à Lyon, on s'en va dans un autre club. Quand on est à Lyon, on sait qu'il y a concurrence. Tout le monde le sait. Donc, on ne peut que se féliciter de sa venue. Chacun le vit comme il veut, mais l'essentiel est de tirer, tous dans le bon sens. Il ne faut pas se tirer dans les pattes car on ne jouerait pas assez. Il faut se dire qu'on a tous des objectifs haut et que si l'équipe gagne, c'est bon pour tout le monde.



- Cela sent le discours de capitaine …

- Je me sens prêt, car le groupe s'est rajeuni et que je suis, depuis le départ de certains, comme Jérémie Bréchet, le plus anciens « Lyonnais ». Cela veut dire quelque chose. Si on me demande de prendre des responsabilités, je suis prêt ».



- Et pour être capitaine ?

- Si le coach le décide, je suis prêt. Dans le vestiaire, je me sens désormais plus proche de certains pour aider, encourager les autres.



- Il y a eu les départs de cadres (Anderson, Violeau, Bréchet …) …

- C'est vrai, le groupe est à un moment charnière. Mais l'état d'esprit de ces cinq dernières années, lui il doit perdurer. C'est aux plus anciens, et j'en fais partie (rire) qui doivent les transmettre.



- Et il consiste en quoi cet état d'esprit ?

- C'est beaucoup de respect entre les joueurs. Il faut que tout le monde aille dans le même sens. En plus, on a des joueurs de qualité.



- La Ligue des Champions se profile aussi …

- On ne pourra plus se cacher sur l'inexpérience, car c'est notre quatrième participation et à chaque fois, c'est passé de peu à côté. On est tous conscient que l'objectif, c'est d'aller en 8èmes de finale. Il faut tout faire pour les atteindre. Sinon, nous serons très déçus.



- Et pendant votre blessure, également, les Bleus se sont qualifiés pour l'Euro 2004. Sans vous …

- J'ai regardé les matches et j'étais content, car je me sens impliqué dans ce groupe. Mais en ce qui me concerne, je vais prendre les choses une à une. Reprendre avec mon club, jouer le plus de matches possibles et ensuite, quand j'aurais retrouvé le meilleur niveau, j'espère être sélectionné.



- Pendant la blessure, on regrette de ne pas être du groupe ?

- J'étais trop concentré sur ma blessure et mes soins. Et de toutes les façons, cela ne sert à rien de porter des regrets en se disant : « on aurait pu faire cela, si … » Les « si », cela ne m'intéresse pas trop. Je me suis dit simplement : « quand tu reviendras, tu prouveras ce que tu sais faire. »



- Quand on voit la concurrence devant, on doute ?

- Il y a des grands joueurs et tant mieux pour la France. Après, si j'arrive à faire partie de l'équipe, cela voudrait dire quelque chose. Il ne faut toutefois pas se voiler la face. David et Thierry sont un ton en dessus. Et après, c'est ouvert.



- Et parmi ces concurrents, il y des amis, comme Cissé.

- Mais c'est le foot, et c'est au sélectionneur de trancher. Mais je sais aussi que tout dépend de ma saison. Si je fais n'importe quoi, je ne pourrais rien revendiquer.



- Que peut-on vous souhaiter ?

- Remporter un nouveau titre avec Lyon. Ce serait exceptionnel."





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