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Sidney Govou: "je suis un gagneur"

Publié le 19 mai 2005 à 13:58 par R.B

[IMG4729L]<b>Sydney Govou</b> aura 26 ans le 24 juillet ; il a disputé contre Bordeaux son <b>140ème</b> match de L1, inscrit son <b>33ème</b> but en championnat. Depuis ce 15 janvier 2001 contre Auxerre, son premier match en L1, le milieu droit lyonnais avoue que beaucoup de choses ont changé. « J'ai toujours la même insouciance qu'à mes débuts sur un terrain. En revanche, j'ai une autre approche des choses, du métier... Comment je me définirais? Je suis un gagneur..." Sidney est aussi le témoin de la 37ème journée du championnat...

Sydney Govou aura 26 ans le 24 juillet ; il a disputé contre Bordeaux son 140ème match de L1, inscrit son 33ème but en championnat. Depuis ce 15 janvier 2001 contre Auxerre, son premier match en L1, le milieu droit lyonnais avoue que beaucoup de choses ont changé. « J'ai toujours la même insouciance qu'à mes débuts sur un terrain. En revanche, j'ai une autre approche des choses, du métier. Je regarde plus le foot en général ; la tactique, mes adversaires. Je les connais… je connais leurs points forts, leurs points faible. C'est normal à force de les affronter. En fait, je mémorise les choses sans le vouloir, sans chercher à les voir». Auteur de son 7ème doublé chez les professionnels dimanche soir, il était tentant de demander à « Sid », s'il avait une petite idée de ce nombre de doublé. « Non… non… je sais que j'en ai réalisé un contre le Bayern… le Red Star… Auxerre. Attends… face à Bourg… Lille… ». Finalement, il ne manquera que celui contre Sochaux en Coupe de la Ligue. « Au final, je m'aperçois que j'ai de la mémoire. Remarque, c'est plus facile quand cela ne t'arrive pas souvent".



Buteur, 8 déjà cette saison et exclusivement en championnat, Sidney apprécie sans sauter cependant au plafond. « Ouais… c'est bon. Mais pas plus que de faire un gros match sans marquer. On va dire que si tu fais un gros match, les buts sont la cerise sur le gâteau ». Un gros match ? «Pour moi, c'est d'apporter au groupe, d'aller de l'avant, de centre, de défendre… un peu à l'image de ce que j'avais fait contre les Girondins avant mon doublé ». On en profite pour lui dire que ce qui caractérise à nos yeux sa saison peut se résumer en 4 mots : régularité à un bon niveau. « Complètement d'accord. J'ai été constant dans mes performances. C'est ma saison la plus complète. Mon meilleur match ? Peut-être le Werder à Gerland. Mon plus mauvais ? A Istres. Je n'avais pas été bon du tout ».



Quelle saison effectivement ! 47 matchs sur les 51 disputés à ce jour ; 44 fois titulaire en étant remplacé 25 fois en fin de rencontre. « Dès fois, cela m'a fait carrément ch… de sortir avant la fin. Mais je comprends le coach. Je n'ai pas un jeu à m'économiser ; je ne calcule pas et le coach ne me le demande pas. Lorsqu'il le fait, ce n'est pas pour me « punir ». Mais j'avoue qu'il y a des matchs que j'ai envie de terminer sur la pelouse… j'aime bien. A quelle minute je suis remplacé le plu souvent ? Je dirais la 65ème… ». En fait, en moyenne, il a été remplacé à la 76ème.



Le président Jean-Michel Aulas ayant annoncé qu'il serait le seul joueur de l'OL à avoir un bon de sortie en fin de saison, nous voulions connaître le point de vue de Sidney sur le joueur Govou dans le cas de négociations avec des clubs. Penses-tu que ce que tu as fait à ce jour suffise pour tes futurs employeurs ? « Sans être prétentieux… oui. J'ai une bonne carte de visite. Mis à part la saison dernière, je pense que j'ai démontré ce que j'étais capable de faire dans une saison ; ce que j'étais capable d'apporter à un groupe. Je pense aussi que les gens ont vu l'évolution de mon jeu ». Et toi, qu'est-ce qui peut te décider à signer dans un club plutôt que dans un autre ? «La volonté de me vouloir. J'ai besoin de sentir cela. Après, j'ai une grosse confiance en moi. Je n'ai jamais douté… je ne douterais jamais. Dans ma vie, il n'y a jamais eu de place pour le doute ». Si tu devais te vendre en peu de mots ? «Je dirais : je suis un gagneur. A l'entraînement, en match, je veux gagner. C'est quasiment une obsession. Avant, j'étais même mauvais perdant. J'ai juste enlevé cela de ma personnalité de joueur. Je fais tout à fond, même un tennis ballon. Perfectionniste ? Dans ce que je sais faire… oui ! »



Avec Sidney, pas de langue de bois, pas de cachotteries. On lui demande si lorsqu'il regarde ses matchs, cela correspond à ce qu'il peut en penser… la réponse fuse : «cette saison, je ne me souviens pas avoir revu, sous une forme ou une autre, un seul de mes matchs ; et dans toute ma carrière, cela ne doit pas dépasser cinq rencontres. En revanche, j'ai revu mes buts. De toute façon, je n'aime pas me revoir. Je crois que j'aurais trop peur de me décevoir ! » On lui avance ensuite des qualificatifs propres à sa personnalité sur un terrain : explosif, puissant, félin, imprévisible, rapide, aérien, travailleur ? « Franchement, je suis d'accord… félin, peut-être pas… mais le reste oui. » Garçon intelligent se définit-il comme un joueur intelligent et parfois se trouve-t-il un peu « bourrin » ? « J'ai évolué ; mon jeu a évolué ; je l'ai étoffé. J'ai un vécu, de l'expérience. J'ai une autre vision. Par le passé, il m'arrivait de m'entêter… ». Enfin, avant que Sidney ne soit le témoin de la 37ème journée du championnat, nous voulions le faire réagir sur ce fameux but qu'il n'a pas encore marqué et qu'il souhaiterait inscrire et graver dans sa mémoire tout en le racontant plus tard à sa fille Naomy (voir Allez Lyon 2). «Ce but, j'ai failli le marquer quand je jouais au Puy. Je suis parti tout seul ; j'ai dribblé la moitié de l'équipe adverse ; j'ai dribblé le gardien… mais j'ai loupé ensuite le plus facile. Je te promets, j'avais la rage. J'ai demandé à mon entraîneur de me remplacer, chose qu'il n'a pas faite. Si un jour je le mets ce but, crois moi, je le regarderais. Je ne sais pas si j'exploserais sur le terrain… peut-être que j'intérioriserais mon bonheur… Difficile à dire… »



Et quand on avance que ce but il l'a peut-être déjà marqué sous la forme de son triplé (un but de la tête, un but du pied droit, un but du pied gauche) à Cannes contre Lorient lors du Trophée des Champions remporté 5 à 1 au mois de juillet 2002, Sidney sourit : « tiens je n'y avais pas pensé. En plus du gauche, je n'en marque pas souvent… et cette tête, j'avais été la chercher très, très haut ». Quant à sa nomination pour le plus beau but de la saison au Trophée de l'UNFP? "C'est un beau but... je suis content de l'avoir mis, mais franchement, je pense qu'il y en a des plus beaux dans la sélection...".



Bastia – Lens

« Bastia. C'est la dernière chance de s'en tirer pour cette équipe ».



Bordeaux – Monaco

« Match nul. Bordeaux n'est pas bien… »



Lille – Ajaccio

«Lille. Les Lillois sont en pleine réussite. Tout fonctionne bien ; les jeunes s'intègrent lorsqu'ils jouent. Les Nordistes ne font rien lâcher pour cette deuxième place ».



OM – OL

«L'OL… parce que l'on est l'OL ».



Metz – PSG

« Metz… »



Nice – Auxerre

« Nice. Je serais content pour « Flo » Balmont. Et puis, les Niçois ont intérêt à être sauvés avant de venir à Gerland. Nous on va trop en vouloir… Mon dernier match ? Pour l'instant, je n'y pense pas… on verra ».



Rennes – Strasbourg

« Strasbourg. J'aime trop Pagis. Quel joueur. Jouer avec lui, cela doit être trop bien. Pierre-Alain Frau nous en parle souvent3.



ASSE – Istres

« Les Verts ».



Sochaux – Nantes

« Sochaux… »



Toulouse – Caen

« Je mise sur une surprise… Caen. Cette équipe joue bien au ballon. Je lui souhaite de se sauver… »



R.B