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Sidney Govou : "Le plus dur est à venir"

Publié le 07 décembre 2006 à 19:40 par BV

Au lendemain du match nul contre le Steaua Bucarest, Sidney Govou dresse un bilan de la campagne européenne des Lyonnais. Il évoque également la rencontre de dimanche face au PSG, une équipe contre laquelle l'OL a déjà éprouvé des difficultés à 2 reprises cette saison.

Quel bilan tirez-vous de votre phase de poules en Ligue des Champions ?
Il est quasi parfait. On a réalisé un beau parcours qualificatif. L’essentiel était de se qualifier. Le plus dur est maintenant à venir.

Y avait-il une petite pointe de déception après votre match nul contre le Steaua ?
Non même si on aurait préféré gagner et finir par une victoire mais plus pour l’élan que cela aurait pu nous donner en championnat que pour la Ligue des Champions. On a réalisé une bonne première mi-temps. Notre adversaire avait envie de jouer. On se satisfera donc de ce match nul.

Vous avez subi pas mal de fautes…
Oui. (Rires) Cela m’a un peu énervé. Je ne pouvais pas jouer. C’était frustrant car j’aime bien avoir le ballon et provoquer. Dès que me retournais, je subissais un croche-patte ou une « poussette ». On savait qu’il s’agissait d’une équipe engagée. C’est tombé sur moi.

Vos rivaux considèrent que vous êtes déjà champions. Comment parvenez-vous à vous motiver ?
Nous ne sommes pas dupes. On sait que toute équipe jouant contre nous dispute le match de l’année. On sait très bien que tous les matchs seront difficiles. Certaines équipes ont une façon de jouer qui nous va mieux, qui nous permet de mieux nous exprimer. D’autres sont beaucoup plus difficiles à jouer. Paris fait peut-être partie de celles-ci. Lors des 2 matchs qu’ils ont joués contre nous, ils ont été très bons mais on a réussi à l’emporer 2 fois.

Dimanche vous affronterez le PSG pour un match forcément particulier…
Le contexte n’est pas de notre ressort. Nous serons sur le terrain et tenterons de livrer un bon spectacle pour que tous les spectateurs soient heureux. Tout simplement. Lorsque l’on regarde cette équipe de Paris et les joueurs qui la composent, on se rend compte qu’elle dispose de très bons �léments avec un grande expérience de la Ligue 1. On s’attend donc à un match très difficile.

Êtes-vous donc surpris de leurs difficultés actuelles ?
Oui et non. Le football est ainsi : il ne suffit pas de disposer 11 bons joueurs sur un terrain pour gagner tous vos matchs. A Paris règne un contexte particulier. Arrivent-ils à bien gérer tout ce qui se passe autour ? C’est peut-être là la question. Je n’en sais rien. Je ne suis pas là bas pour le savoir.

Quel regard portez-vous sur la situation dans laquelle se trouve le PSG ?
Je regarde ce qui se passe et lis ce qui se dit mais ce ne sont pas mes affaires. Je joue à Lyon. Comme lorsque ces événements se passent à Marseille, on y attache plus d’attention. Ce sont les aléas du football. J’espère pour eux qu’ils vont s’en sortir mais ce n’est pas à moi de juger. Il y a des gens là-bas qui savent mieux que moi comment gérer ces choses là. Quand on perd des matchs, on est plus amené à vivre des crises. Lorsqu’il y a des résultats, tout va bien. Aujourd’hui à Lyon on est plus ou moins à l’abri de cela mais, dans les prochaines années, il faudra veiller à ce que ces choses là ne nous arrivent pas.

Comment avez-vous vécu l’incident qui a touché le PSG la semaine dernière ?
C’est délicat. Cela nous a choqués. Le foot reste un jeu, censé constituer une fête où tout se passe bien. On est certes des adversaires sur le terrain mais dans les tribunes, chacun encourage son équipe. Qu’on en arrive à une telle situation est vraiment déplorable, cela me fait de la peine mais la sécurité n’est pas mon domaine. Je ne sais pas comment on gère 40 000 spectateurs dans un stade. Je ne suis ni stadier, ni directeur de la sécurité. Je n’ai donc pas la solution. Nous jouons simplement pour gagner. Sur le terrain se disputera un match de football avec de l’engagement et des duels mais au terme de la rencontre nous nous serrerons la main.
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