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Sidney Govou : "On sait ce qu’on a à faire"

Publié le 14 avril 2009 à 20:01 par KK

Après plusieurs semaines d'absences à la suite d'une blessure au tendon d'achille, Sidney Govou a retrouvé le chemin de l'entraînement et fait le point sur son état de forme.

Sidney, où en êtes-vous aujourd’hui dans votre programme de reprise ?
Je peux courir pratiquement normalement, aujourd’hui j’ai couru un peu plus longtemps. Tout se passe bien pour l’instant, j’ai passé des tests au niveau des quadriceps et des ischio-jambiers qui montrent que tout est normal. J’ai un petit déficit au niveau de la cheville, ce déficit partira avec le travail. Après quand tout sera ok je reprendrai mais je ne me presse pas non plus. Je ne prends pas de risques, il y a un ordre à respecter. Pour l’instant je suis le programme, j’ai la chance que tout se passe bien donc je continue. Aujourd’hui, je suis dans la phase de courses. Après je travaillerai les appuis et enfin je retrouverai le ballon si tout se passe bien. Je fais tout pour être bien, après si je peux reprendre avant la fin de la saison tant mieux. Mais je ne me fixe aucune date. Je veux simplement être sûr que lorsque je reprendrai, je me sentirai bien. Si l’évolution continue ainsi, il est possible que je rejoue d’ici la fin de la saison.

Comment s’est passée votre rééducation ?
C’est difficile de savoir où on va après avoir enlevé son plâtre. J’ai eu la chance par la suite de bien travailler à Lyon et du côté de Saint-Raphaël. Là-bas c’était différent. On croise des nouvelles personnes, des sportifs amateurs, des personnes âgées… ce sont des choses qui vous font relativiser votre situation. Je me rends compte de la chance que j’ai de pouvoir me soigner ici à Lyon, de poursuivre ma rééducation entouré de ma famille. Le plus important, c’est que je n’ai pas eu de douleur tout le long. Et cela m’a permis de travailler plus sereinement. Et dans la sérénité la récupération va forcément un peu plus vite.

[IMG41755#R]En tant que cadre de cette équipe, avez-vous l’impression d’avoir un rôle à jouer dans le groupe ?
Ce n’est pas évident. Je ne suis pas sur le terrain donc c’est difficile de parler aux joueurs, de savoir ce qui se passe sur le terrain. Je suis comme toujours, si j’ai quelque chose à dire je le dis. Je ne suis pas trop du genre à parler dans le vestiaire, je ne vais pas faire des blagues à tout va. J’ai un statut de cadre que j’aime démontrer sur le terrain. J’aime bien me battre pour l’équipe à l’entraînement ou en match. C’est dur d’apporter un plus quand on ne joue pas. Je ne suis pas de ceux qui vont donner des leçons. Je préfère tout d’abord me concentrer sur mes soins. Et si jamais je suis amené à rejouer d’ici la fin de saison alors oui j’aurai à cœur d’assumer mon rôle de leader.

Sidney, vous avez tout gagné avec l’OL. Comment réagissez-vous en entendant que l’OL peut perdre son titre et terminer deuxième ?
On peut perdre plus que la deuxième place. C’est tellement serré en tête du championnat qu’on n’a pas trop de certitudes. Mais c’est ce resserrement qui est positif. Ce sont des moments que j’aimerai passer sur le terrain. Maintenant, j’ai confiance en mes coéquipiers. On sait ce qu’on a à faire. On doit considérer que le fait de jouer contre nos adversaires directs est une chance. Bordeaux est juste derrière nous, on devra donc prendre des points là-bas absolument. On a un groupe de qualité mais l’environnement n’est pas sain avec notre équipe. Rien ne nous est excusé. Contre Monaco il y a eu beaucoup de points positifs, revenir au score deux fois n’est pas donné à tout le monde. Aujourd’hui, on est second alors qu’il reste 7 matchs. Toutes ces rencontres seront vraiment importantes. Mais je vous le dis, on sera champions, j’en ai l’envie.
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