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Soirée de gala à Gerland

Publié le 13 mai 2006 à 22:05 par BV

Soirée de Gala ce soir à Gerland. La fête annoncée a bien eu lieu. C’est un Gerland heureux et conquis qui a communié avec ses joueurs. Célébrations d’avant match, score fleuve, vibrantes ovations et remise du trophée : le dernier match de la saison aura tenu toute ses promesses.

C’est sous les sons de DJ Coste que les joueurs ont pénétré vers 18h30 sur la pelouse de Gerland afin d’humer le parfum si particulier de ce dernier match de la saison. Une soirée en forme de célébration. Une quintuple et historique célébration pour terminer une si belle saison 2005/2006.

A cette occasion, le virage nord avait sorti ses habits de fête : une banderole déployée sur toute la largeur de la tribune où s’étalaient les visages de Carrière, Violeau, Laville, Govou, Anderson, Coupet Cris, Caçapa, Juninho et Delmotte. Entre chaque portrait étaient inscrits les noms des tous les joueurs ou entraîneurs champions de France sous le maillot olympien. A côté d’Abidal, Malouda ou Fred, on retrouvait Cuperly, Hugues, Marlet, et Dhorasso rappellant ainsi à tous que l’OL n’oublie pas ses glorieux héros. Un grand club acquiert ses lettres de noblesse au travers de son histoire. Celle de l’Olympique Lyonnais s’écrit devant nos yeux en prenant soin de respecter et honorer ceux qui ont tant de fois enflammé Gerland.

Dès 19h05, c’est devant un stade se remplissant doucement que rentraient les échassiers donnant le coup d’envoi de la fête. Ils étaient bien vite suivis de Grégory Coupet et Rémy Vercoutre, premiers à traverser la haie d’honneur formée des jeunes du centre de formation et des représentants des associations de supporters, pour aller s’échauffer avec Joël Bats devant les très fair-play supporters du Mans.
A 19h50, le speaker de Gerland s’époumonait. « Supporters, fans de l’OL, je vous demande d’accueillir Jean-Marc Chanelet ». Tout Gerland se levait pour une cérémonie en l’honneur de ses anciens fidèles. Christophe Delmotte, Pierre Laigle, Florent Laville, le suivaient avant une exceptionnelle ovation pour « le numéro 9 Do Brasil ... Sonnyyyyyyyy Anderson » qui pénétrait sur la pelouse sous un tonnerre d’applaudissements et les ininterrompus « Sonny, Sonny, Sonny » du virage Nord. Dans un nostalgique numéro de une-deux, Juninho et Sonny multipliaient les passes depuis le milieu de terrain avant que Sonnygoal n’inscrive un nouveau but à Gerland.

L’émotion était à peine retombée lorsque les 11 joueurs lyonnais entraient sur le terrain, accompagnés de leurs enfants. Devant les magnifiques tifos réalisés par les 40 426 supporters (record de la saison), on savourait une dernière fois cette fabuleuse ambiance dont Gerland nous aura gratifié tout au long de la saison. « MERCI » s’étalait sur toute la tribune Jean-Bouin. Le virage Nord se parant, lui, des années 2002, 2003, 2004, 2005 et 2006 pour mieux marquer la domination ininterrompue de l'OL sur le championnat de France. L’ouverture du score par Grafite n’entamait guère l’enthousiasme de Gerland qui explosait pour l’égalisation de Fred. « Qui ne saute pas n’est pas Lyonnais » reprenait comme un seul homme l’antre des quintuples champions de France avant de d’ovationner Cris, son gendarme préféré, après un but chanceux du défenseur brésilien (27e). Le traditionnel « Cris, Cris, Cris » montait des tribunes démontrant une nouvelle fois l’amour qui unit le peuple lyonnais à son défenseur central. Même déclaration pour Sylvain Wiltord lorsqu’il inscrivait son 14e but de la saison (29e).
Yohann Pelé laissait sa place à Rodolphe Roche (35e) sous les applaudissements d’un Gerland connaisseur mais rien ne pouvait entraver la formidable marche en avant des Rhodaniens. Fred (39e) puis Juninho (43e) donnaient un peu plus d’ampleur au score et embrasaient aux couleurs du Brésil un Gerland depuis longtemps bouillant.

Sitôt la seconde période entamée, les joueurs olympiens partis s’entraîner étaient longuement applaudis et Sylvain Wiltord recevait une vibrante ovation pour sa fabuleuse saison lorsqu’il laissait sa place à un Sidney Govou plébiscité. Il était vite imité par Claudio Caçapa (63e). La sortie du capitaine olympien faisait se lever un Gerland conquis qui entamait dans un mouvement de joie non dissimulée une si rare et si somptueuse ola après une parade de Grég Coupet sur une reprise de volée de Matsui.
Durant une seconde période chantante, Fred inscrivait son 14e but de la saison (77e), rejoignant ainsi Peter Odemwingie à la seconde place du classement des buteurs, et Gerland multipliait les remerciements à l’adresse de Gérard Houllier.
Tout un symbole, l’enfant de Gerland, Sidney Govou, marquait le 7e but lyonnais avant que Tiago, ne clôture la marque dans un stade déjà debout (90e).

Après 2 minutes de temps additionnel, sous les vibrants « Jean-Michel Aulas » du virage nord, Monsieur Colombo donnait son dernier coup de sifflet final et le coup d’envoi des festivités.

Debout dans le virage Nord, Cris s’improvisait chef d’orchestre, très vite suivi de tous ses coéquipiers.

La tribune montée, le speaker de Gerland égrénait un à un les noms des membres de la délégation olympienne. Le nom du président Jean-Michel Aulas était longuement applaudi. Gérard Houllier rejoignait à son tour l'estrade suivi de tout son staff. Les joueurs les rejoignaient pour soulever le 5e trophée du club en autant d'années. Un trophée qui restera définitivement à Lyon.

"We are the Champions" résonait dans l'arène lyonnais. Les Gones n'ont pas manqué, loin s'en faut, cette historique soirée. Jean-Michel Aulas cloturait la soirée : "vous avez la meilleure équipe de France, mais je tiens à vous remercier car l'Olympique Lyonnais dispose du meilleur public de France".


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