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Souvenirs de Coupe avec Claude Puel

Publié le 22 janvier 2010 à 16:15 par R.B

La Coupe de France a joué un rôle important dans la carrière monégasque de Claude Puel…

Pendant sa carrière de joueur avec l’équipe princière, l’entraineur lyonnais a soulevé une fois la Coupe de France et a failli le faire 5 autres fois. Souvenirs…

1980 : Monaco 3 Orléans 1. « J’étais une jeune de 19 ans. J’étais à l’armée. Certes j’avais déjà joué quelques matchs avec les pros, mais c’était difficile de se faire sa place dans une équipe expérimentée où les plus anciens ne voulaient pas logiquement s’effacer. Je ne me souviens pas de cette finale ».

1984 : Metz 2 Monaco 0. « Une grosse déception. Nous étions favoris en ayant fait une bonne saison. C’était ma première finale. Finalement Metz s’était imposé en prolongation ».

psg-asm1985 : Monaco 1 PSG 0. « Je ne joue pas cette finale car je suis suspendu après avoir été expulsé au match retour en ½ finale contre Lille. J’avais pris un coup de poing et j’avais fait un geste. Monsieur Wurtz avait sorti le rouge. J’ai joué tous les autres matchs pour arriver en finale. Cette finale manquée reste une de mes deux plus grosses déceptions. A la fin du match contre Lille, je suis resté seul, effondré, en larmes dans le vestiaire. J’ai assisté à la finale et le groupe est venu vers moi avec la Coupe en me disant qu’il l’avait gagné pour moi. je ne comprends pas qu'un joueur qui a participé à l'aventure ne soit pas considéré comme vainqueur quand son équipe l'emporte...».

1989 : OM 4 Monaco 3. « Les spectateurs ont du se régaler avec tous ces buts. Papin avait inscrit 3 buts ; Dib en avait mis pour nous. Arsène Wenger avait fait un changement tactique à la mi-temps car nous étions menés. Fofana m’avait remplacé… L’OM s’était donc imposé ».

1991 : Monaco 1 OM 0. « On a pris notre revanche (rires) face à l’OM.  Cela n’avait pas été une grande finale. Les remplaçants, Diaz et Passi) avaient fait la différence à l’image du but de Passi à la 90ème. On avait éliminé précédemment Toulon et Cannes. Contre Toulon, à Toulon, cela avait été chaud. Les Toulonnais avaient essayé de nous intimider. Ils avaient même fait jouer le défenseur central Alfano avant centre ! »

1992 : Pas de finale. « Nous étions pourtant qualifiés après avoir battu Cannes. Mais en raison de la catastrophe de Furiani, la finale n’avait pas eu lieu. Cette saison, nous avions une superbe équipe. Nous étions bien engagés dans toutes les compétitions. Mais on perd le championnat sur la fin parce que nous nous sommes qualifiés pour la finale de la Coupe des Coupes alors que Marseille a eu le temps de préparer son match contre nous. On ne dispute pas cette finale de Coupe de France. Et je suis blessé avant la finale européenne que je ne joue pas et que nous perdons dans l’indifférence générale en raison de la catastrophe de Furiani ».

Avec son tempérament de gagneur, Claude semblait être fait pour ces matchs de Coupes. La réponse est simple. « Chaque match était un match de coupe. Je n’ai jamais aimé perdre (rires). En ce début d’année, l’OL dispute un match de Coupe à chaque fois. Est-ce-que cela n’est pas usant à la longue ? Peut-être pour les joueurs qui n’ont pas trop d’expérience. Il faut qu’ils apprennent. De toutes façons,  quand on joue à l’OL, il faut « refuser » l’idée de défaite ».