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Souvenirs de « Nanard » l’Européen

Publié le 30 mars 2010 à 08:00 par R.B

L’homme aux 255 buts en L1 a porté les maillots lyonnais et bordelais. Il a aussi été l’entraineur de l’OL… Soit 20 saisons avec évidemment des rendez-vous continentaux qui n’ont pas quitté son extraordinaire mémoire… Morceaux choisis…

Il l’a avoué dès le tirage au sort connu. « Cette confrontation m’embête et pour plusieurs raisons. Je n’ai pas l’impression, notamment,  que cela va être un rendez-vous européen. On croirait un match de Coupe de France… ». En revanche il n’hésite pas. « Mon cœur n’est absolument pas partagé. Même si j’ai connu de plus grands moments sportifs avec Bordeaux, je suis 100% lyonnais. Lyon, c’est ma ville. L’OL, c’est mon club. Je suis arrivé dans ce club à l’âge de 10 ans. J’ai réalisé mon rêve d’enfant en débutant ici et en jouant 9 saisons en pros avant de revenir après ma carrière». Cela n’empêche pas les amitiés avec Dropsy, Trésor, Battiston anciens partenaires girondins aujourd’hui présents au club du président Triaud. « Marius… un grand Monsieur ».


"Même si j'ai connu de

plus grands moments

sportifs avec Bordeaux,

je suis 100% lyonnais."

Alors « Nanard » que retient-il de ses campagnes européennes avec les deux clubs ?
« Avec l’OL, j’ai joué 8 matchs et marqué 5 buts. Je me souviens de ce premier match à Lahti. On avait l’impression de jouer sur un terrain de la Plaine des Jeux avec une main courante. Cela ne ressemblait en rien à une ambiance de Coupe d’Europe. Cette ambiance européenne, on l’avait sentie ensuite au PAOK ; quelque chose de terrible. Mes trois buts à Differdange ? Anecdotique… Il y avait trop d’écart entre l’OL et cette équipe luxembourgeoise (succès 7 à 0). Je n’ai pas oublié le rendez-vous contre Moenchengladbach en coupe Uefa en 75-76. Cette équipe allemande était impressionnante. Elle était venue nous battre à Gerland 5 à 2. J’avais l’impression que nous étions une équipe de cadets qui rencontrait une équipe d’extra-terrestres. (En riant) Ils n’avaient pas les mêmes produits… Mais quelle équipe qui gagnera la Coupe Uefa ».

Joueur, mais aussi entraineur sur la scène continentale. « Des joies et des déceptions. La joie ? A Blackburn, par exemple, où l’on gagne 1 à 0 avec un « Greg  » exceptionnel dans la cage. A l’Inter Milan, succès 2 à 1. On avait bien préparé ce match avec Jacques Santini. Pour la première fois en tant qu’entraineur, j’avais fait un huis clos trois jours avant. Comment oublier la victoire face à Bologne en ¼ malgré l’élimination. Nous avons été à deux doigts de nous qualifier malgré la défaite 3 à 0 à l’aller ».
Et les déceptions ? « Bien sûr Maribor et le Werder Brême. Contre Maribor, nous étions favoris, mais Sonny Anderson n’était pas encore à 100%. Et face au Werder, nous avions gagné 3 à 0 à Gerland… ».

Enfin de sa période lyonnaise, il garde un souvenir particulier de la Coupe Intertoto de 97. « Il y a eu des déplacements pittoresques comme à Zélina. Les cages lors de l’entrainement la veille, n’avaient pas la même hauteur. D’une façon générale, cela avait été une belle aventure avec un match compliqué en Turquie où l’ambiance avait été très chaude, voire dangereuse ».


"La Juventus en 85...
A Bordeaux, les gens en parlent encore aujourd'hui"

Du côté des Girondins, Bernard a connu d’autres émotions, d’autres rendez-vous. « J’ai joué 22 matchs et marqué 3 buts. Il y a eu ce fameux match retour de ½ finale contre la Juventus en 85. Personne n’a oublié ce match. A Bordeaux, les gens en parlent encore aujourd’hui. Il y avait une ambiance particulière dans le stade. Mon plus grand souvenir. Il y a eu aussi la qualification aux tirs au but face à Dniepr. J’avais marqué au match aller. Il y a eu ce but à Bucarest contre le Dinamo. Nous étions en prolongation. « Gigi » venait de se blesser et « Mémé » préparait la séance de tirs au but. Specht sauve un but sur notre ligne. Tusseau envoie une grande passe vers l’avant que je récupère. J’étais cuit, mais je parviens à marquer. On se qualifie à la 118ème. En revenant aux vestiaires, je me suis aperçu que j’avais la cheville dans un sale état. En évitant le gardien, celui-ci m’avait attrapé la cheville ». Un autre souvenir ? « La demi-finale en 87 en Coupe des Coupes contre le Lokomotiv Leipzig. Nous avions perdu. Les Allemands perdront la finale face à l’Ajax ».

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