masculins / OL 0 - Nice 0

Superbe fête malgré un nul sans but

Publié le 28 mai 2005 à 22:35 par R.B

[IMG5696L]Il n'y a pas eu de but pour cette dernière à Gerland de la saison. Les jambes semblaient parfois lourdes... les Niçois, bien en place, étant coriaces de bout en bout. Qu'importe... au coup de siflet final, la fête fut somptueuse, certainement la plus réussie des 4 titres. Il y avait bien sûr de l'émotion en pensant au départ de <b>Paul Le Guen</b> et <b>d'Yves Colleu</b>. Les Lyonnais ont dominé le championnat en terminant avec 12 points d'avance sur les Lillois... Des vacances avant des retrouvailles vers des sommets encore plus élevés...

[IMG35465#W]


A Lyon, Stade de Gerland, OL 0 Nice 0 (mi-temps : 0 à 0) ; temps : estival; pelouse : en bon état; spectateurs : 40 352; arbitre : M. Philippe Kalt.



OL : Coupet – Réveillère (puis Diatta 83ème), Cris, Cacapa (cap), Abidal (puis Berthod 89ème), Essien (puis Nilmar 78ème), Diarra, Juninho, Govou, Wiltord, Malouda.



Nice : Grégorini (puis Valenconyy (73ème)– Scotto, Abardonado, Cobos (cap), Varrault (puis Jarjat 33ème), Larbi, Echouafni, Dié, Roudet, Vahirua (puis Dolci 66ème), Agali.



Avertissements : pour Nice, Dié (65ème) ; pour l'OL, Essien (75ème)







Les casiers des vestiaires de Tola Vologe ont été vidés vendredi soir ; le drapeau breton des entraîneurs Paul Le Guen et Yves Colleu a été lui aussi rangé… à jamais ; les journalistes ont apprécié les bulles et canapés offerts pour le club lyonnais et Orange… Tout ceci sent la fin de saison. Une saison amplement réussie, malgré cette élimination en ¼ de finales de la Champions League contre le PSV Eindhoven. Il y avait tellement mieux à envisager… mais à quoi bon se faire du mal ! Reste maintenant à réussir cette sortie. Les supporters le souhaitent ; les dirigeants aussi… les joueurs évidemment.



Alors ce samedi soir, on regardera un match de foot, mais aussi tous ses à côtés… dans l'enceinte du stade, mais encore sur les autres pelouses puisque ce championnat, dominé de la tête et des épaules par les Gones, est loin d'avoir rendu son verdict final pour tous les accessits et la relégation. Revenons à l'OL… ce sera la dernière sur le banc du tandem Le Guen-Colleu et cela ne peut nous laisser indifférent. Le grand breton aura réussi un parcours quasi parfait lors de ses 3 saisons à l'OL. Il mérite amplement ce Merci qu'il n'a cessé d'adresser à l'ensemble du club depuis qu'il a annoncé son départ. Demain, on connaîtra, peut-être, le nom de son successeur. Sur le terrain, comment ne pourrait-il pas y avoir de la joie ? De l'envie de faire une belle fête ? Les tribunes sont pleines… Sonny Anderson est revenu juste à temps du Qatar pour participer à cette clôture. La traditionnelle troupe brésilienne est au rendez-vous ; des plumes, de la couleur, de la musique. Les Champions de France se sont grimés la tête pour fêter leur magnifique saison… ont revêtu des maillots d'entraînement avec plein d'inscriptions… avec un Juninho entré à l'échauffement avec une caméra à la main… Cris recevant le dernier Trophée de meilleur joueur du mois juste avant les 3 coups, salué par tous ses copains.



En tenant compte des blessures et des suspendus, il n'y a pas eu de surprises dans la composition des 2 formations. Clément n'étant pas dans le groupe des 16 Olympiens. Et Nice, pour être complet, n'ayant coché que 15 noms sur la feuille de match. Bigné ayant du renoncer au dernier moment. Place pour la dernière représentation… avec une entrée sur la pelouse somptueuse… une photo chargée d'émotions. Quelle chaleur… Quel bonheur. Pas grand-chose à se mettre sous la dent pendant les premières minutes de la rencontre. Les locaux ont du mal à récupérer le ballon. Les esprits s'échauffent sur un contact Varrault-Essien. Au ¼ d'heure de jeu, Vahirua tente une frappe lointaine sans succès. Et dans la foulée, Réveillère en fait de même pour un résultat identique. 60 secondes plus tard Diarra balance une bombe frisant le poteau droit de Grégorini. Le match semble monter en régime.



Les Gones jouent plus haut… Cacapa, monté aux avants postes, y va de sa frappe lointaine (20ème). Réveillère l'imite ensuite. 4 tirs lyonnais non cadrés à cet instant de la rencontre. Avant que Govou ne soit un poil trop court sur un long ballon venu de l'arrière. Les Azuréens sont bien en place et font craindre le pire aux supporters olympiens quand Roudet est « balancé » limite, limite devant Coupet. Pas le temps de s'attarder… Réveillère sollicite dans la surface Govou qui remet sur la tête de Malouda contré de justesse par un corps adverse (28ème). La plus belle action de cette demi-heure. Reste cependant à débloquer la situation. Les Azuréens reviennent dans le camp blanc avec un centre de Larbi pour la tête cadrée d'Agali… pour les bras de Coupet (35ème). Les débats sont tombés dans un faux rythme chloroformant. Juninho, omniprésent, est cependant à deux doigts de cadrer son premier coup franc de la soirée (40ème). Le magicien brésilien délivre ensuite une offrande de 40 mètres à Govou ; mais le grand Grégorini sort une énorme parade à bout portant. Il fait chaud sur la pelouse et cela freine certainement les envolées des uns et des autres. Cette première période se terminant par une frappe dans les nuages de l'excellent Diarra sur une belle action collective. 0 à 0… on attend des buts et l'on a le sentiment qu'ils arriveront après un peu de repos.



Après 3 minutes de jeu, les Aiglons obtiennent leur premier corner de la partie capté aisément par Coupet. Puis le gardien international détourne avec maestria un coup franc de Vahirua. Cette reprise est visiteuse. Wiltord réveille Gerland d'un solo bien senti. Malouda ne cadre pas une remise de Wiltord (57ème)… mais ce jeu lyonnais ne tourne pas à plein régime, malgré des élans de générosité. On attend… on attend ce 57ème but en championnat. Essien décroche une tête trop croisée sur un centre de Wiltord (68ème). Les Aiglons continuent leur bel ouvrage grâce notamment au remuant Roudet. On attend un but… on attend du sang frais… Ailleurs les scores scellent le destin des équipes menacées ou en lice pour une place européenne. Valencony remplace Grégorini (73ème) faisant ainsi ses adieux au football actif en pleine lumière avant qu'Essien ne fracasse Abardonado et recoive logiquement son 11ème carton jaune en championnat !



A 15 minutes de la fin, le stade de Gerland s'offre une Ola grandiose. Juninho délivre un nouveau service platinien… mais rien ne débloque ce satané tableau d'affichage. 5 minutes encore… un une-deux Govou-Wiltord pousse Valencony au miracle (86ème). Bergougnoux est grimpé dans le Virage Nord… les feux de Bengale éclairent l'enceinte olympienne. 3 minutes de temps additionnel… Ce 53ème match officiel des Gones va se terminer par un nul, le 13ème en championnat. Coupet doit cependant se coucher proprement sur une tentative rouge et noire. Voilà, la saison se termine… les coéquipiers de Cacapa comptabilisent 79 points comme la saison dernière. Ils ont la meilleur attaque… la meilleure défense… ils remportent le Challenge du Fair Play. L'OL est bien le roi de l'hexagone. La fête officielle pouvait alors commencer… la nuit serait longue…







Statistiques :



Coups francs pour l'OL : 11

Coups francs pour Nice : 13

Corners pour l'OL : 9

Corners pour Nice : 2

Hors jeu pour l'OL : 3

Hors jeu pour Nice : 1

Tirs cadrés pour l'OL : 3

Tirs cadrés pour Nice : 3

Tirs non cadrés pour l'OL : 16

Tirs non cadrés pour Nice : 4

Coupet arrêts : 4

Coupet arrêts décisifs : 1



Fautes commises : Govou 4, Essien 2, Malouda 2, Diarra 2, Réveillère 1, Diatta 1



Fautes subies : Essien 3, Wiltord 2, Abidal 2, Govou et Juninho 1.



R.B

Sur le même thème