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Toulouse - OL: Un succès de costauds

Publié le 22 septembre 2004 à 00:15 par R.B

[IMG3225L]L'OL en costaud s'est imposé logiquement 2 à 0 à Toulouse, prouvant ainsi sa détermination à montrer ses ambitions. Les Lyonnais, en ayant joué, un jour avant Monaco, Bastia et Auxerre, ont pris la première place du championnat et quel que soit le résultat de ces 3 équipes demain soir, cela nous promet samedi un match au sommet contre les Monégasques de Didier Deschamps...

A Toulouse, Stadium, Toulouse 0 OL 2 (mi-temps 0 à 0) ; temps: doux; pelouse : bon état ; spectateurs: 31 089 ; arbitre : M. Gilles Veissière (Méditerranée).



Toulouse: Revault (cap) – Ebondo, Arribagé, Aubey, Bedimo, Sireix (puis Giresse 72ème), Taïder, Emana, Suarez (puis Dieuze 75ème), S. Dalmat, Moreira.



OL: Coupet – Réveillère, Cacapa (cap), Cris, Abidal (puis Diatta 46eme), Essien, Diarra, Govou, Juninho, Wiltord (puis Malouda 70ème), Frau (puis Nilmar 78ème).





Buts :pour l'OL, Essien (50ème), Malouda (90ème).



Cartons jaunes : pour Toulouse Moreira (35eme), Sireix (66ème) ; pour l'OL, Cacapa (34eme), Réveillère (56ème)





Un Stadium plein, au niveau du bruit, de l'ambiance, cela ressemble au Parc des Princes. Il y a quelques jours pour la venue du PSG, le Téfécé a été à deux doigts, en fait à 1 500 spectateurs près de son record d'affluence, 36 5000, datant du 14 février 1999 lors de la réception de Marseille. Déjà la saison dernière les Phocéens avaient atteint la barre des 35 000 tickets vendus. Le foot marche de nouveau à Toulouse, ville « folle » de son rugby gagnant presque tout le temps. Ce soir, le record n'était pas battu, mais que de monde !

A l'intersaison, le club du président Olivier Sadran a fait un recrutement intelligent ; cela donne aujourd'hui un groupe où la jeunesse (Taïder, Aubey, Emana, Bedimo, Ebondo…) mélange ses qualités et son insouciance à l'expérience des plus anciens à l'état civil et dans le métier. Prenez Stéphane Dalmat, à 25 ans, il a déjà connu Châteauroux, Lens, Marseille, PSG, Inter Milan, Tottenham ! Un parcours de trentenaire pour ce merveilleux espoir du ballon rond français toujours en attente de confirmation, voire de reconnaissance. Ajoutons Daniel Moreira, ses 248 matches de Ligue 1 et ses 48 buts, Dominique Arribage, 267 rencontres et 16 buts, Christophe Revault, 265 matches, sans oublier Stéphane Lièvre, 181 matches, blessé pour l'instant, vous avez là un solide ensemble violet.



Du coup les 35 points perdus la saison dernière à domicile et les 16 buts inscrits (la plus mauvaise attaque) semblent de l'histoire ancienne. Plus question d'attendre des cadeaux de la part des locaux. L'OL, lui, en a fait à Manchester et Bastia. A force de ne pas marquer le quasi tout cuit, on finit par un nul et des regrets. « Dès fois, cela ne veut pas rentrer… et on n'a pas d'explications… mais je ne me fais pas de souci, cela va changer…». Acceptons les propos du buteur Pierre-Alain Frau et ceux tout aussi volontaires de Florent Malouda, passeur décisif la saison dernière sur cette pelouse.«Nous allons souffrir, mais en laissant passer l'orage, nous ferons la différence. On vient pour gagner… ». En face, c'est plus du style : « il faudra répondre présent contre la meilleure équipe de France, mais il n'y a plus de complexes à avoir après notre début de saison… ».

Voilà entre Bastia et Monaco ; juste avant Prague, les champions de France sont dans cette belle Ville rose pour prendre quelques couleurs supplémentaires au classement et au moral.



Pour se faire Paul Le Guen a décidé de laisser dans les tribunes Berthod et Benarfa ; de titulariser Diarra ; de mettre sur le banc Malouda, ce qui n'était plus arrivé depuis un Lens – OL du 28 février 2004. Quand on aura dit que l'inénarrable, l'inégalable M. Gilles Veissière était ce soir au sifflet, les débats pouvaient commencer. Non sans ajouter que sur proposition de Jean-Michel Aulas, les 2 clubs s'étaient mis d'accord pour offrir 5 000 euros chacun aux sinistrés d'AZF et invités ainsi les gens à les suivre, en fonction de leurs moyens, dans cette démarche. D'ailleurs une minute de silence donnait le ton du souvenir.



Bon franchement, pendant les premières 45 minutes, si les Lyonnais, bien en place, ont maîtrisé le ballon, le rythme, la dimension physique, la sérénité… il a manqué l'essentiel fait de folie, d'intensité, d'occasions de but. Une seule à relever néanmoins pour les champions de France : une tête en retrait d'Arribagé (39ème) pistée par Wiltord, positionné ce soir sur le côté gauche, à un bout de crampon de cadrer, dans l'axe, ce chapardage de vieux singe. Les Toulousains ont quasiment rien pu faire devant le balisage tout terrain de Diarra, Essien… et l'engagement « mammouthesque » de Cris. Alors finalement, nous retiendrons le cirque, certes justifié, de l'incomparable cabotin M. Gilles Veissière, plus acteur que les acteurs eux même, qui en retournant un coup franc (34eme) contre les Toulousains aura montré son côté légaliste. Fermez le banc, place aux citrons.



Diatta en remplaçant Abidal, petite pointe à la cuisse, dès la reprise, Réveillère se retrouve à gauche. Govou accélère sur le côté droit, fait tourner en bourrique la défense violette et pousse celle-ci à passer en retrait un ballon à Revault qui utilise benoîtement ses mains. Coup franc indirect sur la ligne des 6 mètres et but du pied gauche d'Essien sur la passe de Wiltord (50eme). Bronca dans le Stadium qui ne décoiffe pas le sifflet de Veissière, plus en vue que jamais!. Govou continue de déchirer la défense locale. Frau ne se pose pas de question à 25 mètres ; Revault bloque sans souci.



Le jeu s'anime ; Toulouse fait les efforts pour revenir au score comme en témoigne la tête contrée de Moreira frappant le poteau droit de Coupet à la suite d'un coup franc excentré. Puis cette frappe du gauche (68ème), du même Moreira, juste à côté dans son face à face avec Coupet. Une occase énorme ! C'est l'heure de la valse des changements ; Malouda, Giresse, Dieuze, Nilmar enlèvent le survêtement et le Téfécé est définitivement orienté vers l'égalisation sans que les Olympiens restent cependant les deux pieds dans le même sabot.



10 minutes à tenir pour s'emparer du fauteuil de leader ; Cacapa plonge en sauveteur pour balancer en corner (81èeme) ; dans la foulée, Nilmar voit sa frappe détournée; et Govou continue son œuvre déstabilisante. Coupet sort un coup franc de Moreira (86ème). Malouda (89ème), en 2 fois, ne peut conclure une action en or pour plier définitivement le match avant que sur un service de Nilmar, le Guyanais ne réussisse, enfin, à marquer ce but, du droit, qui le fuyait depuis le 21 février et un certain OL – Le Mans.



Le bonheur était double ; triple puisque les Lyonnais, en costauds, prenaient le fauteuil de leader, en attendant la fin de cette 7ème journée. Les partenaires de Cacapa ont fait preuve de sérénité tout au long des 90 minutes ; ils se sont imposés presque sans trembler. L'OL 2004-2005 enchaînent les matches avec un goût prononcé de montrer qu'il a acquis « définitivement » la culture de la gagne ou l'horreur de perdre. 15 matches sans défaite… et 15 points en 7 journées. Samedi, Gerland va faire le plein pour faire la fête à Monaco !



Statistiques :



Hors jeu OL : 2

Hors jeu Toulouse : 1

Corners OL : 3

Corners Toulouse : 11

Coups francs OL : 10

Coups francs Toulouse: 11

Tirs cadrés OL: 5 (Essien 1, Malouda 2, Frau 2)

Tirs cadrés Toulouse : 2

Tirs non cadrés OL : 7

Tirs non cadrés Toulouse : 6

Coupet arrêts : 5

Coupet arrêts décisifs : 0



R.B.



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