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« Transposer la tension actuelle en pression positive »

Publié le 13 octobre 2010 à 13:30 par DC

C’est Pape Diakhaté, le défenseur sénégalais qui a répondu aujourd’hui aux questions des journalistes après l’entraînement.

Claude Puel…
Il est très serein, on connaît son caractère, son état d’esprit. Je pense qu’il était le même quand il était joueur. Et même en tant qu’homme, c’est quelqu’un qui ne lâche rien, même quand on fait un tennis-ballon avec lui. Il veut toujours gagner, donc ça montre son état d’esprit. Nous (le groupe), on sent qu’il a cette sérénité, il est très calme. En tout cas, c’est le discours qu’il nous fait passer. Il ne nous met pas la pression par rapport à sa situation, il est toujours le même, il nous dit de jouer et de nous amuser. C’est vrai que ce n’est pas évident en ce moment pour lui, mais il est très posé.

Le retour à la compétition…
C’est vrai qu’avec cette trêve internationale, on a hâte de retrouver la compétition. En plus on va tomber contre une bonne équipe de Lille. L’an dernier ils ont prouvé à tout le monde, qu’ils pouvaient prétendre à jouer le titre. On sait que cette équipe a un gros potentiel offensif. A nous d’être rigoureux défensivement.


Le retour de Cris…
Pour le moment je ne sais pas si on va débuter ensemble ce week-end, mais tout le monde connaît les qualités de Cris. Il nous apporte son expérience, sa rigueur. Et puis c’est un homme de plus d’expérience sur le terrain, donc c’est bénéfique. Après, c’est le staff qui décide. A chaque fois qu’un de nous revient, le maillon se greffe à la chaîne, et c’est ça qui fait la force de notre équipe. Après je pense que chacun de nous deux est leader dans son domaine. Cris je l’aime en tant que partenaire, mais aussi en tant qu’homme. On vient de pays chauds tous les deux, on aime s’amuser, rigoler, se chambrer. Son retour est une bonne chose. Et puis si je dois passer axe gauche, ça ne me dérange pas. En ce moment, le plus important est de mettre les égo de côté. Que je joue à gauche ou à droite, peu importe. En plus en sélection, j’ai déjà joué axe gauche.


La tension autour du prochain match…

Non il n’y aura pas de tension à l’intérieur du groupe en tout cas. Il ne faut pas oublier qu’on reste sur deux victoires. Après, elle sera peut-être présente au niveau du public, c’est sur. Mais je pense qu’elle devrait être transposée en une pression positive. Je reviens de sélection, et même si on jouait contre une équipe supposée faible (l’Ile Maurice), il y avait tout de même une pression au niveau du public. Je pense que c’est bien aussi d’avoir cela.


Sur la date du 23 évoquée par le président Aulas…

On reste à notre place de joueurs. Je viens tout juste d’être mis au courant de cette date du 23, pour faire le point. Un entraîneur entraîne, un président dirige. On joue, on s’occupe du terrain, et on doit faire abstraction du reste.


Sur Yoann Gourcuff…

J’ai été très content pour lui, déjà qu’il ait été sélectionné. On retrouve ses copains en sélection, donc c’est vrai que ça fait du bien mentalement. Le fait d’avoir marqué en plus a dû lui faire du bien. J’ai vu le match hier soir, je le trouve bien, il est de mieux en mieux, c’est bien pour nous, il va nous apporter. Il est arrivé ici avec beaucoup de pression, et je sais qu’il n’aime pas trop tout ça, être beaucoup dans les médias. 


Son rôle de leader…

Je reste naturel, je ne triche pas. Et je pense que les gens apprécient cela autour de moi, donc j’ai été accepté très vite. Quand je suis arrivé, le groupe n’était pas trop bien, donc j’ai pris ce rôle. Après, il y d’autres leaders, cette période de doute les éclipsent peut-être, mais je ne suis pas le seul.


La dynamique…

On est bien avec ces deux victoires à Tel Aviv et Nancy. On a toujours un peu peur de casser cette dynamique avec la trêve, mais en même temps on peut souffler en sélection, donc on peut également repartir du bon pied.

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