masculins / Nice - OL 2-2

Triste à en pleurer

Publié le 04 avril 2011 à 13:58

Quelques heures après le match nul concédé dans les arrêts de jeu face à Nice, il est difficile de croire à ce qu'il s’est passé sur la pelouse du stade Ray… Match retour...

Incroyable, inconcevable, hallucinant, choquant, stupide… mais surtout mille fois dommage, voire grandement dommageable on peut le craindre, pour la suite de la saison olympienne. Qu’est-ce-qui a bien pu se passer dans la tête des partenaires de Cris alors que la victoire était ficelée ? Difficile de le comprendre.

On pensait que le scénario du match contre Rennes avait servi de leçon. On  pensait que l’enjeu des 10 derniers matchs était très clair. On pensait que l’expérience du club était un atout important dans ce genre « de combat »… On pensait que la trêve avait fait le plus grand bien au groupe… On pensait que l’envie, l’ambition de grandeur était des facteurs évidents chez tout le monde… On pensait encore à  la fierté, l’orgueil, le refus de subir… On pensait tellement de choses positives que l’on s’est trompé sur quasiment tout. C’est tellement difficile à accepter ce qui s'est passé... ou ne s'est pas passé à Nice..

Ce match, il tendait les bras aux Lyonnais, pas sensationnels, mais suffisamment en place pendant une grande partie de la rencontre. Deux buts d’avance ; des Niçois incapables de transformer en buts leurs occasions ; un grand Hugo Lloris ; un arbitre clément sur le premier penalty concédé par Diakhaté et arrêté par Lloris ; des Niçois pas franchement convaincants… Et puis, cette fin de match où les Lyonnais ne maitrisent plus rien à l’image de la faute de Diakhaté, du corner concédé par Cissokho… Quelle incapacité à gérer ces deux buts d’avance, cette fameuse fin de match ! Cela interpelle forcément.

Certes le but égalisateur inscrit par Civelli n’aurait pas du être validé par M. Bré. « Les 4 arbitres n’ont rien vu… mais il me semble que l’OL aurait du s’imposer malgré cela… ». L’arbitre breton revenait ainsi sur le sujet après la rencontre, expliquant aussi qu’il ne pensait pas utile d’expulser Diakhaté en début de 2ème période. « Cela a été mon interprétation du moment. Sur sa 2ème faute, ce n’est pas la même chose… ». Des Lyonnais qui perdent les pédales, est-ce-que cela met le doigt sur l’absence de leaders dans ce genre de circonstances ?

Des Lyonnais qui maitrisent moins leur sujet au cours de la seconde période, est-ce-que cela pose le problème des changements d’hommes et d’animation initiés par Claude Puel ? Si face à Rennes les changements étaient intervenus trop tard, ils se sont produits très tôt face à l’OGCN… et ils n’ont rien apporté contrairement à ceux effectués par Eric Roy ou du Rennais Antonetti. Cela pose le sens de ces modifications.

Au final entre ce qui est fait à peu près, par tout le monde, pas faitmal fait… cela se traduit par 4 points de perdus. Enorme dans cette course tendue vers le titre. Important, encore, dans la quête des deux autres marches du podium.

Alors oui, on approuve le ras le bol d’Hugo Lloris irréprochable qui ne méritait pas ce scénario catastrophe. On approuve le dépit du capitaine Cris. On approuve le discours du Président Jean-Michel Aulas. Quand on porte le maillot lyonnais, il y a des obligations comme celle de refuser la défaite, d’assumer, de se transcender dans la difficulté, et peu importe que cela se fasse avec le bleu de chauffe à l’image par exemple des Marseillais.

Ce nul c’est une véritable défaite trop facilement « acceptée » sur le pré. « Les petits niçois », eux,  ne l’ont pas acceptée donnant l’image de vrais compétiteurs faisant honneur au sport collectif en général, aux sportifs. Ces valeurs ne s’achètent pas obligatoirement avec plusieurs zéros… des zéros qui devraient donner encore plus de devoirs. Cette attitude positive, répétée tant de fois par d’autres lyonnais dans le passé, elle était belle à en pleurer. A Nice… ce n’était pas les mêmes larmes! Il est urgent de ne rien oublier pour s’imposer dimanche face à Lens.

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