masculins / Barcelone 3 - OL 0

Trop fort ce Barça !

Publié le 19 septembre 2007 à 23:05 par BV

Qu’a-t-il manqué aux Lyonnais ce soir ? Trois buts, c’est une évidence, et déjà beaucoup; le ballon, c’est un constat statistique: les Barcelonais leur ont confisqué le cuir (58% de possession); de l’espace, les Rhodaniens n’ayant qu’en de trop rares occasions pu investir le camp catalan.

Dans les prochains jours, au moment de se remettre en selle, les joueurs d’Alain Perrin ne nourriront certainement pas trop de regrets : il n’y a pas eu photo. Etouffés, souvent pris de vitesse et inhibés, ils sont longtemps demeurés à un but des Blaugrana avant de céder dans les ultimes minutes de jeu. L’addition est salée ; elle reflète la mainmise constante des joueurs de Franck Rijkaard sur le tempo de la rencontre; elle récompense la simplicité de leurs déplacements, la précision et la justesse de leurs enchainements. Elle tient enfin presque tout entière dans les inspirations et le génie d’un « gamin » aux pieds bénis : ce soir, Lionel Messi a fait beaucoup de mal aux Rhodaniens ; auteur d’un doublé, il a éclaboussé la rencontre de toute sa classe. Alain Perrin avait pourtant décidé de titulariser Nadir Belhadj en position de milieu gauche, devant Anthony Réveillère, afin de contrecarrer les offensives de l’Argentin. Malgré ces précautions, les Barcelonais se montrèrent supérieurs dans tous les domaines.

Une évidence : tous ne sont pas au même niveau de préparation ; Henry n’a ainsi que rarement fait montre de sa traditionnelle vitesse d’accélération ; Ronaldinho a pour sa part joué par intermittence. En revanche, Lionel Messi a évolué au niveau attendu : très au dessus de tout le monde. Alors, certes, les Lyonnais étaient prévenus mais ça surprend toujours ! L’argentin tente beaucoup et fait souvent la différence avec une désarmante aisance. Jérémy Toulalan et Nadir Belhadj en ont fait l’amère expérience lorsqu’il s’infiltra dans la surface. Son centre fut dévié dans son but par François Clerc (21e). Et l’Argentin faillit remettre ça ! Après avoir éliminé Bodmer, il trompa Rémy Vercoutre mais le latéral droit olympien sauva sur sa ligne (38e).
A la pause, l’avantage d’un but semblait logique tant les Blaugrana avaient monopolisé le ballon et donné le tournis à des Lyonnais bien perdus sur l’immense pelouse barcelonaise. Dès l’entame de match, Abidal s’était en effet rappelé au bon souvenir de ses anciens partenaires en délivrant un centre tendu devant le but que personne ne parvint à réceptionner (6e). Yaya Touré avait frappé au dessus (7e), Toto Squillaci empêché Ronaldinho de filer au but (17e). A son tour, seul devant Vercoutre, Lionel Messi enleva trop son lob (47e) et Thierry Henry n’attrapa pas le cadre (53e).

Les Catalans tardèrent à se mettre à l’abri. La faute notamment à un Rémy Vercoutre inspiré. Le portier lyonnais repoussa longtemps les assauts barcelonais. Il boxa les frappes de Deco (12e et 64e), gagna son duel avec Thierry Henry (68e) puis repoussa du pied le tir de Deco (71e). Après un nouvel arrêt devant le portugais (77e), il ne put rien en revanche sur la frappe croisée de Messi bien servi par Iniesta (82e). Dans les arrêts de jeu, Thierry Henry seul aux six mètres catapulta dans le but une frappe de Giovani repoussée par Vecoutre (90e).

Du coté lyonnais me direz-vous ? Malgré une bonne volonté manifeste, le bilan est mince. Seuls Kim Källström sur corner (30e) et Govou de la tête ont inquiété Valdes (58e).

Au terme de cet échec, la situation comptable n’est alarmante, loin s’en faut. La compétition débute à peine, et à l’extérieur qui plus est. De plus, pas sûr que les Lyonnais comptaient sur leur déplacement en Catalogne pour engranger les points nécessaires à une qualification pour la phase finale. Il leur faudra en revanche montrer un tout autre visage face aux Rangers dans deux semaines à Gerland. Confiance : on ne rencontre pas le Barça tous les jours. L’OL restait sur treize matchs de Champions League sans défaite, alors forcément, ça fait bizarre ! Courage, le chemin qui mène aux huitièmes de finale est encore long.
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