masculins / Pendant la trêve

Un but, un arrêt, un geste, un match

Publié le 04 octobre 2011 à 09:56 par BV

Entre les déplacements à Dijon (1 – 2) et à Paris (2 – 0), l’OL a connu un mois de septembre et un premier week-end d’octobre denses

Entre les déplacements à Dijon (1 – 2) et à Paris (2 – 0), l’OL a connu un mois de septembre et un premier week-end d’octobre denses, ponctués par quatre victoires, un match nul et deux défaites, neufs buts marqués et cinq encaissés. Retour sur ces sept étapes au travers d’un but, un arrêt, un geste, un match.

Un but : Gomis ouvre le score face au Dinamo Zagreb
  Comment choisir un but parmi les neufs inscrits par l’OL depuis l’ouverture du score du Dijonnais Bamba contre son camp (5e journée) ? Parmi les critères appelés à la rescousse : la beauté du geste, l’importance du but, du match, son auteur, et tout autre critère suffisamment fort émotionnellement (car l’essence du football, c’est finalement ça !) pour faire entrer celui-ci dans la catégorie des buts que l’on n’oublie pas. De fait, le choix final est forcément subjectif. Le nom du buteur l’est un peu moins : Bafétimbi Gomis a en effet inscrit 5 des 9 derniers buts des Lyonnais. Et puisque les règles du jeu imposent de n’en choisir qu’un, retenons le lob réalisé face au Dinamo Zagreb. Parce qu’il est somptueux tout d’abord ; parce qu’il est le premier de l’OL en Champions League cette saison, et permet aux Lyonnais de confirmer qu’ils seront bien candidats à une neuvième qualification de rang pour les huitièmes de finale de la plus prestigieuse des compétitions de clubs ; parce qu’il symbolise à merveille la confiance qui anime celui qui, en l’absence de Lisandro, a parfaitement assumé son rôle de patron de l’attaque lyonnaise, et a tout naturellement été appelé par Laurent Blanc pour les deux derniers matches de qualification de l’équipe de France pour l’Euro 2012.

Un arrêt : Hugo Lloris face à Eriksen
  On ne voudrait pas donner l’impression de dénigrer la Ligue 1, de n’avoir d’yeux que pour la Champions League, mais dans cette compétition où les occasions de but ne sont pas légion, où chaque but encaissé peut être lourd de conséquences au terme de ce mini-championnat de trois équipes, tout arrêt décisif vaut de l’or, et peut dessiner à lui seul un printemps chargé, alors même que l’été touché à sa fin. Qui sait si, dans trois mois, on ne désignera pas l’arrêt d’Hugo Lloris face à Eriksen (65e minute de la rencontre face à l’Ajax Amsterdam) comme l’un des tournants de la saison ? Alors que le Dinamo Zagreb semble un ton en dessous dans un groupe où le Real Madrid est pressenti un ton au dessus, les confrontations entre l’Ajax et L’OL pourraient bien décider de l’identité du second qualifié du groupe. Dans cette perspective, le match nul ramené par les Lyonnais d’Amsterdam est un bon résultat. L’arrêt de Lloris pourrait bien être bien plus qu’un détournement : un tournant.

Un geste : l’expulsion d’Hugo Lloris
  Là encore, on ne voudrait pas donner l’impression de ne regarder qu’Hugo Lloris, de se focaliser sur les moindres faits et gestes de celui qui s’est imposé depuis deux saisons comme le meilleur gardien de l’hexagone, l’un des meilleurs spécialistes du poste en Europe. Sa sortie dans les pieds d’Hamouma est pourtant l’un des moments forts de cet entre deux trêves. Pris de vitesse par la rapidité et le crochet de l’attaquant caennais, le portier de l’OL quitte ses partenaires peu avant la pause. L’enchainement expulsion – penalty – sortie de Gomis entraîna l’OL vers sa première défaite de la saison, lui faisant perdre du même coup la première place de la Ligue 1, même s’il n’en fut pas l’unique cause puisque les Lyonnais évoluèrent à 10 contre 10 pendant la dernière demi-heure après l’expulsion de Nivet. Un geste qui eut également pour conséquence de rappeler, si besoin en était, que Rémy Vercoutre serait titulaire dans la plupart des autres clubs de Ligue 1.

Un match : le sommet face au PSG
  Forcément, dans cette catégorie, on aurait préféré choisir une victoire lyonnaise. Les succès face à l’OM (2 – 0), ou Bordeaux (3 – 1), et notamment les premières mi-temps de ces deux rencontres, sont à classer parmi les périodes les mieux maitrisées par les joueurs de Rémi Garde. Pourtant, et sans qu’il constitue le symbole de cet entre deux trêves, impossible de ne pas voir dans le match face au PSG, le sommet et l’épilogue de celui-ci. Un sommet remporté par les Parisiens, grâce notamment à un éclair de Pastore. Au coup d’envoi, les deux équipes étaient à égalité quasi-parfaite, départagées au fair-play. Au coup de sifflet final, c’est le PSG qui se pose un peu plus en candidat au titre, l’OL recule au troisième rang de la Ligue 1.