masculins / Avant Nancy

Un but, un arrêt, un match, un geste…

Publié le 29 février 2012 à 18:18 par YR

Entre la coupe et le championnat l’OL aura soufflé le chaud et le froid lors de ce mois de février avant l’apothéose du choc OL-PSG…

Un but

Alexandre Lacazette face à l’Apoël Nicosie. Pas forcement le plus beau (on pense à la volée de Bastos face à Paris), mais tellement symbolique. Ce but représente la nouvelle philosophie de l’OL qui fait la part belle aux jeunes issus du centre de formation notamment. Alexandre Lacazette fait parti de ceux là. Titulaire lors de ce huitième de finale aller de Ligue de Champions, l’espoir lyonnais ne tarde pas à rendre la confiance placée en lui. Après une tentative infructueuse en première mi-temps, vient l’action de la 58ème minute de jeu. La montée de Cris est rageuse, le crochet de Lacazette renversant et sa frappe détournée fait mouche. Un but qui vient concrétiser la domination sans partage des hommes de Rémi Garde. Cette réalisation récompense également les bonnes prestations de l’attaquant lyonnais depuis le début de l’année 2012 (5 buts). Et s’il est le seul à avoir pu faire sauter le verrou chypriote, Alexandre Lacazette permet ainsi à l’OL de faire un premier pas vers les ¼ de finale, en attendant le match retour… 

Un arrêt

C’est dans les grands rendez-vous que les grands joueurs montrent toute l’étendu de leur talent. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Hugo Lloris est de la race de ces joueurs là. Critiqué par certains qui voyaient le portier lyonnais moins décisif, il répond à tous ses détracteurs lors de la réception de l’Apoël Nicosie en huitième de finale aller de la Ligue des Champions. Dans un match à sens unique, les frappes chypriotes se font rares, très rares... Et pourtant à la 88ème minute de jeu, alors que l’OL commence à reculer, Manduca se décale sur son pied gauche et décoche une frappe sèche qui prend la direction du but lyonnais. Il faut alors toute la classe du gardien de l’équipe de France pour claquer le ballon au dessus de sa cage. Si Hugo Lloris soulage ses partenaires, il permet surtout à l’OL de continuer à rêver d’une qualification pour les ¼ de finale. On aurait également pu choisir la parade insensée face à Nene lors du fabuleux OL-PSG, preuve que le portier lyonnais reste, à son poste, en haut de la hiérarchie mondiale.

Un match

OL-PSG. Peut-être le match de l’année, peut-être même plus…  L’OL qui restait sur deux défaites consécutives recevait le PSG version qatarie et surtout version leader du championnat. Et le choc annoncé a tenu toutes ses promesses. Des buts, du spectacle et un dénouement malheureux pour l’OL qui ajoute une dimension dramatique à cette rencontre qui restera quoiqu’il arrive un moment fort de cette saison 2011-2012. Après avoir encaissé un but de Guillaume Hoarau, les hommes de Rémi Garde se sont révoltés de la plus belle des manières. Gomis, Lisandro et Bastos nous offrent alors 3 buts somptueux en moins de dix minutes qui embrasent véritablement Gerland. Mais le penalty obtenu et transformé par Nene, dans les arrêts de jeu de la première période, redonne espoir à la formation parisienne. Si Jimmy Briand met à nouveau le PSG à deux longueurs, la fin de match sera compliquée pour l’OL avec l’égalisation de Hoarau au bout du temps additionnel. Au coup de sifflet final les regrets son grands, mais quel spectacle !

Un geste

Yoann Gourcuff n’aura pas vécu un mois de février des plus faciles. Parfois sur le banc, longtemps blessé, le milieu de terrain lyonnais n’a été titulaire qu’une seule fois en février, c’était lors du huitième de finale de Coupe de France face à Bordeaux. Une rencontre pendant laquelle Yoann a montré qu’il était capable de geste digne des plus grands. Un peu fautif sur l’ouverture du score girondine puisque c’est lui qui perd le ballon au départ de l’action, le breton se rattrape de très belle façon à la 36ème minute de jeu. Après un contrôle un peu lâche, il enchaine par une passe lobée magnifique dans le dos de la défense bordelaise. Un geste totalement instinctif qui profite à Ederson dont la tête repoussée par Carrasso revient dans les pieds de Lacazette pour l’égalisation. Une passe de grande classe qui plus est décisive car l’OL finira par l’emporter 3-1 et se qualifie ainsi pour les ¼ de finale de la Coupe de France.