masculins / Le mois de novembre

Un but, un arrêt, une action, une blessure

Publié le 01 décembre 2010 à 14:04 par DC

A l’heure du bilan du mois de novembre pour les Lyonnais, retour sur les faits de matchs qui ont marqué ces trente jours écoulés.

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Un but

La première des deux réalisations de Bafé Gomis face à Lens. Plus qu’un but, c’est une résurrection pour le grand Bafé, tant décrié ces dernières semaines pour son manque de réalisme. Ce soir-là, il prouve à tous ses détracteurs que non seulement la réussite n’est qu’une affaire de confiance, et qu’en plus il sait se rendre décisif pour son équipe. Car mené un but à zéro, l’OL est mal en point dans cette partie face une valeureuse formation lensoise. Mais c’est sans compter sur « l’abnégation »* de Bafé, qui, en conclusion d’un jeu en triangle avec Briand et Makoun, déclenche une somptueuse reprise de volée de l’extérieur du pied droit. Poteau rentrant (63° minute)! Bafé doublera ensuite la mise, avant que Licha ne vienne clore la marque (3-1). *Abnégation, un mot qu’a employé Bernard Lacombe avant le match face à Paris, en prenant justement Bafé comme exemple, pour motiver les joueurs.


Un arrêt

Celui d’Hugo sur le lob de Raul, face à Schalke. Il n’a pas évité la défaite de l’OL, mais a au moins eu le mérite, au-delà du geste, de soulager quelque peu l’hémorragie de début de rencontre des Lyonnais. Alors même qu’ils étaient déjà menés deux buts à zéro au bout de vingt minutes. Cet arrêt, de grande classe, répond à ce moment du match (30° minute), à un autre geste venu d’ailleurs de la part de Raul, le vétéran espagnol toujours aussi inspiré. Recevant la balle dos au but, il pivote alors sur lui-même et déclenche un lob à l’aveugle, en dehors de la surface. Le meilleur buteur de l’histoire de la Ligue des Champions ne marquera pas sur ce coup-là, au prix d’une claquette énorme d’un Hugo Lloris furieux envers ses partenaires. Mais tellement irrésistible dans les airs…


Une action

Celle qui a amené le but d’Aly Cissokho pour le 1-0, dimanche dernier face à Paris. Un régal pour le public, un bijou de construction pour les professionnels du ballon. Avec au départ une faute provoquée par Dejan Lovren dans les trente mètres lyonnais. Le coup-franc est vite joué. S’en suivra une séquence de près de quarante secondes de jeu, à une touche de balle et treize passes. Largeur, profondeur, décalages, pivot, tout y était. Avec en prime, le premier but d’Aly Cissokho en Ligue 1, sur une déviation lumineuse de Kim Källström (55° minute). Une action pleine de talent, de technique et surtout de maîtrise. Mais aussi une action qui rappelait, dans une certaine mesure, les séquences effectués vingt fois par match par le Barça de Pep Guardiola. Un Barça que Jérémy Pied a trouvé « terrible » le lendemain face au Real (victoire 5-0 des Blaugranas).

Une blessure

Le coup à la cheville reçu par Yoann Gourcuff face à Schalke. On est à la 55° minute de jeu, l’OL est mené 2-0 par des Allemands qui survolent ce match. Et pourtant, le défenseur Christoph Metzelder vient tacler rageusement le milieu de terrain lyonnais. Un véritable attentat sur la cheville de Yoann, qui sait tout de suite que son match est terminé. Il fait alors signe au banc lyonnais qu’il est touché. Il est donc remplacé par Miré Pjanic. L’Allemand lui, contre toute attente, ne recevra même pas un pauvre carton jaune, au regard de ce geste plus que détestable sur un terrain de football. L’OL perdra le match 3 buts à 0, et surtout son meneur de jeu.

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