masculins / AJA 4 OL 0

Un couac…des envies de claques !

Publié le 12 mai 2011 à 13:25 par R.B

L’OL n’a pas confirmé son succès face à l’OM, c’est peu de le dire, à Auxerre… Il a confirmé, malheureusement son inconstance tout en inquiétant pour sa fin de saison… Match retour...

  Soirées cauchemardesques… Réveils nauséeux. Pas envie d’apprécier la Promenade des Anglais, la Ville Rose ou l’Yonne le lendemain au petit matin. Gris très, très sale de partout. Une répétition usante qui accompagne les déplacements de l’OL depuis celui à Nice. Du coup, on se perd en analyses, en hypothèses. Ou encore de dépit, de colère. On a envie de crier, de se taire, de se cacher. On en a ras le bol de féliciter Niçois, Toulousains, Auxerrois… parce qu’ils ont montré de l’envie, du beau jeu, des qualités hormonales… Alors, on devient, pour certains, un peu plus des vieux cons en repensant aux saisons glorieuses. Pourtant, croyez-nous, à chaque fois, l’optimisme a précédé le voyage aller surtout quand le match précédent avait montré un peu ou beaucoup de positif. Et franchement, on a fini d’être aussi exigeant qu’on le fut par le passé ! On se contenterait de si peu…

A Auxerre, l’OL a pris une grosse claque sans broncher. Les pires ! L’OL a perdu au stade de l’Abbé Deschamps, sa presque 2ème maison, où il était invaincu depuis la saison 99-2000. L’Abbé Deschamps et son lot de souvenirs heureux. Est-ce-que les acteurs sur le terrain et sur le banc, ont eu aussi mal que nous ? Oui, forcément ou alors…

Certes l’OL avait joué dimanche soir à 21h alors que l’AJA l’avait fait samedi à 19h. Certes, il manquait Toulalan, Gourcuff, Diakhaté, Ederson, Lisandro, Källström. Certes, Delgado ne pouvait pas à priori débuter la rencontre. Mais Claude Puel avait encore la possibilité de faire des choix pour débuter ce match. Il en a faits. Certes, cet OL n’était pas dos au mur pour garder sa 3ème place puisque le PSG avait concédé le nul chez lui contre Nancy. Naïvement, on pensait qu’il en profiterait pour creuser un écart quasi définitif… On imaginait même qu’il pouvait encore revenir sur l’OM. Si cela n’est pas de la confiance aveugle, de l’amour ? Certes, il y avait beaucoup de gamins. Mais dans le camp d’en face, il manquait du beau monde. Il y avait des jeunes sans expérience. Et toujours en toile de fond une menace de relégation.   

Face à l’AJA, l’OL a montré une fois encore sa nervosité, sa passivité, son manque de charisme, son à peu près en termes de solidarité sur le pré, son inconstance... Sans oublier son absence de mémoire après Nice, Toulouse. Plus jamais cela, avait-on entendu… Tu parles ! Comment dirait le célèbre commissaire San Antonio, cela file des démangeaisons aux extrémités… en un mot envie de « tartiner » à la volée.

Il y a certainement des raisons à ces couacs répétés. Il y a certainement des coupables plus que d’autres. Mais n’y-a-t-il pas un minimum syndical à garantir quand on défend les couleurs lyonnaises ?

Enfin pour montrer que l’on regarde bien dans la bonne direction, on a encore la force de penser que l’OL a son destin en mains avec ce point d’avance sur le PSG. La seule bonne nouvelle   au coup de sifflet final face à l’AJA. Oui, c’est une très bonne nouvelle. Mais Messieurs, il va falloir vous bouger le popotin. Incapables d’enchainer en ayant la propension à revenir à vide de vos déplacements, vous savez que vous courrez à la catastrophe si vous continuez ainsi. Et lundi soir, vous n’aurez pas dans l’immédiat un match à Gerland pour « vous changer les idées ». A Brest, Caen et enfin à Monaco ? Un programme à hauts risques alors qu’il nous aurait fait sourire en d’autres temps…

Claude Puel a répété souvent que son groupe devait grandir. On verra plus tard pour l’éducation ! Il y a urgence.  Souhaitons que ces claques soient illico presto formatrices pour signer au final un véritable exploit : celui de se qualifier pour le tour préliminaire de la LDC. Et croyez-nous, cet exploit, on saurait l’apprécier à sa juste valeur.

Sur le même thème